Réparer le monde à Grenoble

Le Centre d’art grenoblois Le Magasin des horizons se définit comme un lieu d’échanges « permaculturel » et une plate-forme de réflexion ouverts à tous et incitant « à rêver le monde plutôt qu’à le subir ». C’est dans cet esprit que s’ouvre aujourd’hui le cycle de projections, discussions, spectacles et performances « Un jour, le monde sera réparé », titre inspiré des mots de l’écrivain turc Moris Farhi. « Naïve, cette formulation n’en recèle pas moins un poids et une puissance dans ses intentions, écrivent les organisateurs. Celles qui nous animent en cette rentrée de tous les possibles. Car il s’agit bien de cela, avoir suffisamment confiance pour inverser les discours catastrophistes et croire qu’il est encore temps de réparer les vivants et les institutions ! Les artistes ont toute leur place dans cette affaire. Ils sont même les principaux pourvoyeurs de ces fictions réparatrices dont nous avons tant besoin. La réparation ne se demande ni ne se réclame ou se prône, elle s’applique dans un souci d’apaisement et d’ouverture des consciences. » Au cœur du propos, donc, les notions de risque – qu’il soit nucléaire, climatique, sanitaire ou encore industriel – et de sécurité, indissociables de la marche du monde actuel. Le futur doit-il s’écrire avec ces deux uniques mots/maux ? Comment, sinon prévenir, réparer pour imaginer une suite, un nouveau cycle ? Telles sont deux des questions qu’arborderont les artistes et activistes en élargissant le champ lexical tant en pensées qu’en actions sensibles. Nicolas Lambert, Maurizio Lazzarato & Angelina Melitopoulos, Emilie Notéris, Ibrahim Mahama, Gaëtan Rusquet sont les artistes invités à intervenir lors des deux week-ends dédiés à la thématique (les 22 et 23 septembre et les 14 et 15 octobre). Les différents temps de rencontre sont gratuits mais nécessitent réservation auprès de reservation@magasin-cnac.org ou du 04 76 21 95 84. Le programme détaillé est accessible d’un clic. Visuel : Check Point – Prosfygika, Ibrahim Mahama (ici lors de Documenta 14, à Athènes). Photo Louisa Gouliamaki / Stringer.