Le paysage au cœur d’un nouveau rendez-vous photo à Bruxelles

Danila Tkachenko

Photo18 Festival est un nouvel événement inauguré mi-novembre à Bruxelles par le Hangar H18. Intitulée « Loving Earth », cette première édition se déploie autour du thème du paysage et explore le lien entre l’homme et la terre.

Il n’existait plus d’événement autour de la photographie depuis le retrait, après deux éditions bruxelloises, de la foire parisienne Fotofever. Voici un vide comblé dans l’offre abordant l’art contemporain. Chaque année, au 18 de la place du Châtelain, 18 photographes seront sélectionnés par l’équipe organisatrice. Dans les beaux espaces du Hangar H18, c’est peu dire qu’on se régale. Sur trois étages, les photographies de 18 artistes, toutes sur le thème du paysage. « Nous présentons des artistes belges et étrangers qui font tous, et parfois sans le savoir, de la photographie dite de landscape, explique la directrice artistique du centre d’art. On adore la photo et notre idée était d’organiser un festival ouvert à un large public. On sort du côté feutré des musées et des galeries. J’espère que tous sortiront d’ici transformés par ce qu’ils ont vu. »
Le regard des artistes photographes du XXIe siècle nous offre à voir une planète qui souffre, c’est le moins que l’on puisse dire. Yann Arthus-Bertrand (1946) est l’un des deux doyens de la sélection. Ses clichés ont fait le tour du monde. Il ouvre l’exposition avec des images vues du ciel, très esthétiques. Plus loin, voici Sebastião Salgado (1944), avec de somptueux paysages en noir et blanc. Eliseo Miciu (1985) présente l’immensité, sans traces de figure humaine. Ciel et reliefs prennent un aspect presque abstrait. On se sent tout petit. Remarquable Danila Tkachenko (1989), qui recense par ses photographies les vestiges de constructions de l’ancienne URSS. Ou Shunsuke Ohno (1980), qui fait de même pour les barrages au Japon. On y voit, engoncée entre deux collines lumineuses et vibrantes de verdure, une construction humaine de béton et de métal, presque absurde de rigidité. (…)

Dans le cadre d’un partenariat engagé avec notre consœur belge Muriel de Crayencour, fondatrice d’un site d’actualité artistique en Belgique, nous vous proposons d’un clic de poursuivre la lecture de cet article sur Mu-inthecity.com.

Shunsuke Ohno
Sans titre, Shunsuke Ohno, 2009.
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