L’art respire la science avec Pep Vidal

Pep Vidal

Pep Vidal est docteur en physique. De l’abstraction mathématique, il extirpe une œuvre à la fois ciselée et en nuances. L’artiste qui sait calculer des phénomènes impossibles à voir, matérialise sur la feuille ou dans la masse des formes simples mais travaillées qui toutes viennent interroger la place de l’homme dans l’univers. Témoignant ainsi de l’emprise de son geste et de sa pensée sur son environnement. Visible et invisible. L’Espagnol est actuellement l’invité de la jeune galerie belge LMNO, installée à Ixelles.

Pep Vidal est né en 1980 à Barcelone. Il a la particularité d’être à la fois un artiste et un scientifique : il a suivi des études en mathématiques et en physique à l’Université de Barcelone. Ce bagage scientifique nourrit sa pratique artistique d’une façon étonnante. L’artiste, qui s’est formé à l’art contemporain durant la même période, joue en virtuose avec ces différents champs de connaissance. Ainsi, ses interrogations scientifiques peuvent prendre une tournure surréaliste et engendrer des œuvres précises et cohérentes, qui emmènent le spectateur dans une balade tout à fait réjouissante. Sur son site, Pep Vidal affirme : « Il existe des systèmes extrêmes, sensibles et complexes. Je ne suis pas intéressé par une recherche qui n’inclurait pas mon expérience propre et ma vie dans le processus. » C’est ainsi que son expérience de scientifique engendre une œuvre… artistique.

L’exposition chez LMNO, ironiquement intitulée Flat, Flatness almost Flat, Really Flat*, prend pour sujet l’idée supposée acquise de planéité. Mais y a-t-il réellement une seule chose plate dans l’univers ? Pour illustrer l’interrogation, une pierre coupée en une quinzaine de tranches d’égale épaisseur est présentée dans une vitrine, comme le ferait un musée pour prouver un fait établi. Plus loin, deux cylindres polis dans un laboratoire se côtoient. Rendus inséparables par le phénomène physique nommé superficial tension, ils filent la métaphore… du couple d’amoureux !
Sa série de dessins au crayon noir déploie des univers contraires dérivant du schéma scientifique tel qu’on le trouve dans les manuels universitaires, mais également une véritable cosmogonie : une carte comme en dessinaient autrefois les astrologues ou les navigateurs pour esquisser une représentation de l’univers et de la place que l’homme y occupe. (…)

* Plat, planéité presque plate, vraiment plate.

Dans le cadre d’un partenariat engagé avec notre consœur belge Muriel de Crayencour, fondatrice et rédactrice en chef du site d’actualité artistique belge Mu-inthecity.com, nous vous proposons de poursuivre la lecture de cet article d’un clic.

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Vue de l’exposition Flat, Flatness almost Flat, Really Flat, Pep Vidal.
Pep Vidal
Dessin signé Pep Vidal.
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