Le joyeux éclectisme de Boris Tellegen

Boris Tellegen

Inauguré au printemps 2016 dans le quartier de Molenbeek, à Bruxelles, le Millennium Iconoclast Museum of Art (MIMA) est un lieu dédié à la culture 2.0 qui s’est développée depuis l’avènement de l’Internet. Arts urbains, graphisme et musique s’y entremêlent au gré d’expositions temporaires, de projections de films, de concerts, de performances et autres rencontres. Le plasticien néerlandais Boris Tellegen est l’actuel invité des lieux.

Il y avait foule à l’ouverture de la deuxième exposition au MIMA, ce vendredi 3 février. Le long du canal, dans les salles de cette ancienne brasserie, voici Boris Tellegen, artiste graffiti sous le pseudo DELTA dans les années 1980, dont le travail a évolué vers d’autres formes de création, via le graphisme et les arts visuels. Un parcours transversal qui colle à l’objectif fondateur du Millenium Iconoclast Museum of Art.

Après une exposition collective des caves aux toits, voici une exposition monographique pour laquelle l’artiste a travaillé avec son commissaire pour mettre au point une scénographie cohérente et en lien rapproché avec ses œuvres. Avec ses formes géométriques qui s’emboîtent, puis plus tard ses robots et aujourd’hui ses trains, Tellegen est un enfant de l’art urbain né à la croisée de deux siècles. A partir de son activité de graffeur, qu’il démarre à 14 ans à Amsterdam, surveillé du coin de l’œil par son père, Tellegen crée dès les années 1990 des pochettes de disques pour des labels de musique électronique comme Ninja Tune et Delsin. Ces pochettes donneront à l’artiste une visibilité internationale. Il va étendre sa créativité à la mode, au film, à l’architecture, au graphisme et aux arts plastiques. Il participe à d’importantes expositions, dont Fault Zone au Palais de Tokyo en 2014 et The Bridges of Graffiti à la Biennale de Venise de 2015.

Du T-shirt imprimé à la grande installation, toutes les tailles et toutes les formes sont à voir ici. Ainsi, dès l’entrée une boîte mystérieuse, sorte de coffre aux trésors dans lequel on peut entrer, donne à voir un résumé des inspirations et archives de l’artiste. Plus haut, des sculptures en plaques de bois ou de plâtre colorées, dans un jeu de volumes et d’ombres, présentées sur une paroi derrière laquelle se cache des vitrines présentant les pochettes de disque, T-shirts, etc. Au dernier étage un immense robot est allongé sur le sol. Il est si grand que ses jambes de bois sortent par deux fenêtres du bâtiment. Dans le corps du robot roule sans fin un train électrique. « Ce qu’on constate avec Boris, explique Raphaël Cruyt, l’un des initiateurs du musée, c’est qu’il n’a jamais cessé de jouer. » (…)

Dans le cadre d’un partenariat engagé avec notre consœur belge Muriel de Crayencour, fondatrice et rédactrice en chef du site d’actualité artistique belge Mu-inthecity.com, nous vous proposons de poursuivre la lecture de cet article d’un clic.

Boris Tellegen
Diversion Black and White, Boris Tellegen.
Contact
Crédits photos