Il serait une fois Liverpool

Liverpool

Ce samedi 9 juillet s’ouvre la neuvième édition de la Biennale de Liverpool. Pendant 14 semaines, la ville, célèbre dans le monde entier pour avoir vu grandir les Beatles, va vivre au rythme de l’art contemporain décliné sous des formes les plus diverses.

Une quarantaine d’artistes venus du monde entier – parmi eux les Français Fabien Giraud et Raphaël Siboni, ainsi qu’Audrey Cottin – investissent, jusqu’au 16 octobre, l’espace public et les lieux artistiques phares de la cité portuaire britannique, tels la Tate, la fondation FACT (Foundation for Art and Creative Technology), l’Open Eye Gallery ou encore Bluecoat, un lieu dédié à la promotion des artistes depuis plus de 100 ans. La manifestation se déploie également dans des sites pour le moins insolites, comme un bâtiment historique du brasseur Cains, l’ancien cinéma à l’architecture Art déco ABC, un supermarché chinois, une petite maison du quartier délabré de Granby et même une camionnette de vente ambulante de crème glacée ! La programmation s’articule autour de l’histoire passée, présente et à venir de Liverpool avec pour fil conducteur la notion de narration sous toutes ses formes. Elle se compose de six épisodes : « Ancient Greece » – thème inspiré de l’architecture néo-classique caractérisant nombre des imposants bâtiments de la ville –, « Chinatown » – Liverpool abrite le plus ancien quartier asiatique d’Europe –, « Software » – les artistes y ouvrent de nouvelles perspectives via la technologie –, « Monuments from the Future » – qui offre d’imaginer à quoi la ville pourrait ressembler dans le futur –, « Flashback » – ou quand l’Histoire est réinterprétée – et « Children’s Episode » – composé d’œuvres réalisées, de façon inédite, en collaboration avec les enfants de Liverpool. Résolument pluridisciplinaire, la biennale fait notamment la part belle à la performance et propose plusieurs expériences à vivre en ligne.

Michael Simpson, Prix John Moores 2016

Initié en 1957, le John Moores Painting Prize récompense chaque année, sans conditions d’âge, un peintre britannique. Jeudi 7 juillet, il a été remis à Michael Simpson – né en 1940, il a été sélectionné cinq fois en 27 ans – pour sa toile Squint (19), une œuvre sur fond gris, flirtant avec l’abstraction et dont on nous explique néanmoins qu’elle représente une échelle s’élevant vers une fenêtre pour lépreux ; ce en référence à ces ouvertures pratiquées en haut des murs des églises au Moyen Age pour permettre aux lépreux d’assister à la messe. Elle est exposée, aux côtés des toiles des 53 autres artistes sélectionnés jusqu’au 27 novembre à la Walker Art Gallery de Liverpool.

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