Félix et Gaube en pleine conversation

Le Botanique est un centre culturel francophone abrité dans les serres de l’ancien jardin botanique de Bruxelles. Jusqu’au 6 novembre, le lieu accueille Sans titre, 2016, une exposition livrant le fruit d’un échange débuté en avril 2015, à l’invitation de la commissaire d’exposition Maria Papazoglou, entre deux artistes belges, Benoît Félix et Bernard Gaube, autour du fait de peindre et de créer.

Rêve d’habitat-Tableau, Bernard Gaube, 2004.
Rêve d’habitat-Tableau, Bernard Gaube, 2004.

Si l’un, Benoît Félix, déborde constamment du cadre pour aller vers la vidéo, la performance, et l’autre, Bernard Gaube, a choisi de rester dans les limites de la toile, tous deux pensent constamment aux implications de faire œuvre. Au fil de l’exposition, l’œil et la pensée du visiteur sont invités à un parcours de bonds et rebonds d’une œuvre à l’autre, découvrant des liens formels ou conceptuels entre les deux artistes. Bernard Gaube (1952) vit et travaille à Bruxelles. Autodidacte, il participe à la Foire de Bâle en 1982. C’est le début de sa carrière de peintre. A partir de 2003, il publie différents ouvrages, intitulés Cahiers, dans lesquels il interroge sa pratique picturale qu’il nomme « L’exercice d’une peinture ». Il a exposé chez Pierre Hallet en 2013, Francis Carrette en 2015 et à Paris à la galerie Duboys la même année. Il est aujourd’hui représenté par la Roberto Polo Gallery. Benoît Felix (1969) vit et travaille à Lustin, au sud de Namur. Il enseigne le dessin à l’Ecole supérieure des beaux-arts de Liège et expose régulièrement (Kaaitheater à Bruxelles en 2015, galerie Détour à Namur en 2014, Ingolstadt Kunstverein en Allemagne en 2013, Château de Montbazillac en France en 2013, notamment). Il est représenté à Bruxelles par la galerie Nadine Feront et à Anvers par Eva Steinen.Deviation(s).

L’exposition démarre sur le portrait de Félix par Gaube. Le portrait d’un peintre par un peintre. « Nous sommes des artistes de deux familles différentes, explique Benoît Felix. Mais il y a une parenté possible dans le ton et dans une attitude de jeu. J’ai regardé Bernard peindre. Je me rends compte que chaque peinture est pour lui une remise en jeu. Il n’y a rien à dire d’autre que : qu’est-ce que la peinture lui a encore une fois fait ! » « Je peins pour comprendre ce que je fais, dit Bernard Gaube. Si un jour j’ai décidé de peindre, c’était pour me mettre au monde. Peindre, c’est une remise en question chaque matin. Mes tableaux ne sont que des questions ! La question de la construction et de la déconstruction. »

Au centre, un petit espace presque clos est présenté comme un laboratoire, avec des croquis, recherches et œuvres des deux artistes. C’est la loupe qui permet de se pencher encore plus en profondeur sur leur travail. Plus loin, Les restes du peintre (peinture par inadvertance), Canevas pour Bernard Gaube, résidus de couleurs sur les murs de l’atelier, photographiés puis découpés et rassemblés et fixés au mur, par Benoît Félix. (…)

Dans le cadre d’un partenariat engagé avec notre consœur belge Muriel de Crayencour, fondatrice d’un site d’actualité artistique en Belgique, nous vous proposons d’un clic de poursuivre la lecture de cet article sur Mu-inthecity.com.

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