Quand les êtres chers deviennent (unique) source d’inspiration

gallery of evrything
Œuvre signées Hiroyuki Doi.

Installée à Londres, la Gallery of Everything accueille des expositions, des débats, des lectures et des performances. Tous ses profits sont reversés au Museum of Everything. A la fois organisme à but non lucratif et musée ambulant, il est dédié à la promotion de centaines d’œuvres insolites, nées de l’imagination d’artistes involontaires, spontanés et autodidactes des XIXe, XXe et XXIe siècles et rassemblées par le réalisateur, entrepreneur et amateur d’art britannique James Brett. Jusqu’au 12 mars, l’espace londonien présente This is dedicated to the one I love, une exposition qui réunit les travaux de trois artistes dont la démarche s’articule autour du lien avec un ou plusieurs de leurs proches. Le Japonais Hiroyuki Doi évoque ainsi la forme de méditation que représente le fait de dessiner – une seule œuvre lui prend parfois plusieurs mois –, pratique née suite à la perte de son frère. Le Britannique Nigel Kingsbury (1949-2016) avait pour sa part l’habitude de garder trace de toutes les présences féminines ayant compté pour lui, esquissant inlassablement leurs silhouettes au crayon sur papier. L’Allemand Harald Stoffers tire quant à lui des lignes horizontales, plus ou moins denses, et couche sur la feuille des textes abstraits, tous adressés à sa mère à laquelle il reste étroitement lié.