Direction la Bulgarie

C’est parti pour une année de festivités ! Depuis ce week-end, Plovdiv est officiellement « capitale européenne de la culture ». La ville bulgare aux nombreux atours est prête à tous les débordements culturels ! Comme la proposition était inattendue et la contrée inconnue, ArtsHebdoMédias est allé en éclaireur et en a profité pour découvrir Sofia. En route pour un périple certes assez rapide mais très enthousiasmant.

Le Centre culturel la Maison rouge.

Le voyage commence à Roissy-Charles de Gaulle de bon matin. En ce premier jour de l’année, nombreux sont ceux qui ont décidé d’aller voir ailleurs s’ils y sont. L’immense panneau d’affichage fait rêver (notre photo d’ouverture). Le vol pour Belgrade est annoncé à l’heure. Sofia, ce jour, ne s’offre qu’au prix d’une correspondance et de quelques heures de patience. Il fait froid. Alors même qu’un couloir mécanique offre d’atteindre directement l’aéroport, un léger nuage de buée naît de chaque respiration. Opportunément placé dans la salle de livraison des bagages, le distributeur de billets fait son office – entrée dans l’UE en 2007, la Bulgarie utilise toujours sa monnaie nationale, le lev, leva au pluriel – et ceux qui n’attendent rien, ni personne, se dirigent sans plus attendre vers le comptoir à taxis. Une femme souriante prend la course et donne un ticket avec le numéro de la plaque minéralogique de la voiture concernée. Inutile de faire trois fois le tour de la capitale pour atteindre son but. Ici comme ailleurs, le touriste est convoité. A la Maison rouge – il s’agit d’un centre culturel proposant quelques chambres à louer –, l’accueil est chaleureux. Une porte blindée ouvre sur un appartement dont les pièces accueillent chacune un invité. Au centre, un espace de vie, une cuisine, une salle de bain et des sanitaires en commun. La proposition est classique dans les pays qui ont longtemps vécu sous influence soviétique. Il ne reste que peu de temps avant que la nuit ne s’empare de la capitale bulgare. Mais pas question de renoncer à la cathédrale Alexandre-Nevski – héros national russe et saint de l’Eglise orthodoxe. Aujourd’hui, musées et galeries sont fermés. Bonheur et félicité : le plan donné à la Maison rouge est en cyrillique bulgare. Il faudra donc se perdre et se résoudre à trouver ce que l’on ne cherche pas. Deux heures plus tard, un café et une conversation après, apparaît une majestueuse coupole revêtue d’or. A l’intérieur de l’édifice, recueillement et contemplation sont de mises. La beauté des suspensions à double couronne de bougeoirs, des peintures murales, des mosaïques et de la riche iconostase, plonge chaque visiteur dans la rêverie d’un temps suspendu.

Vue de l’exposition Freedom – Here and Now au Sofia Arsenal, Lilyana Karadjova Dimitar Stoyanovich.

Au matin du deuxième jour, la curiosité est à son zénith. Quelques flocons sont tombés pendant la nuit. Les chaussures de randonnée sont recommandées. En remontant l’avenue Graf Ignatiev, l’œil croit rêver ! « Ça ira, ça ira, puisque nous sommes ensemble », distingue-t-il nettement au linteau d’une porte. A y regarder de plus près, il découvre la maxime du lycée de langue française Alphonse de Lamartine. Le poète est connu en Bulgarie pour y avoir séjourné au cours d’un périple qui le mènera aussi bien en Grèce qu’au Liban et dont il fera un livre, Voyage en Orient. Un pamplemousse pressé acheté dans une petite échoppe regorgeant d’agrumes et un café plus loin tiennent le froid en respect. Planté au bord d’un parc, le Sofia Arsenal – Musée d’art contemporain est un des établissements appartenant à l’entité National Art Gallery. Ici, point de collection, mais un lieu d’exposition. A l’affiche jusqu’au 27 janvier : Freedom – Here and Now. Dans un espace très sobre de bois et de blanc, des photographies et un livre forment une installation à la recherche d’une définition de la liberté dans l’ici et maintenant. Le projet de Lilyana Karadjova, photographe, docteure en philosophie de l’art et enseignante, et de Dimitar Stoyanovich, historien, dramaturge et rédacteur en chef du magazine L’Europeo, proposent les portraits de 30 intellectuels et personnalités bulgares inspirés des anciens clichés anthropométriques de la police et accompagnés d’un texte court rédigé à la main par chaque modèle. « Un individu ne naît pas libre. Il doit être seul, aidé seulement par le chant des oiseaux », écrit le philosophe Georgi Lozanov. « Ma liberté se nomme curiosité », affirme le journaliste Boyko Vassilev. « La liberté, c’est comme la mort. Il n’y en a qu’une, mais on ne peut pas faire sans », explique Mihail Zaimov, photographe et journaliste. « La liberté, c’est quand nous pensons que nous sommes en dehors de la cage », déclare l’écrivain Dimitar Kotzev-Shosho.

Vue de l’exposition Freedom – Here and Now au Sofia Arsenal, Lilyana Karadjova Dimitar Stoyanovich.

Au mur, des tirages à la gomme bichromatée rose font sensation. Des chiffres brouillés les uns par les autres, un visage, un regard accompagné de paires d’yeux séparés que chacun tente mentalement de rassembler. Sur un meuble bas, un livre grand ouvert et des gants blancs pour le manipuler. Juxtaposés aux 30 portraits en petit format, leurs négatifs produits à la main obscurcissent et font singulièrement trembler chaque visage comme autant de traductions subjectives d’états émotionnels. Pour prendre la mesure du projet, un nouveau tour de piste est nécessaire. A regarder chacun d’eux dans les yeux, une conviction se forge : la liberté ne peut naître que d’un acte volontaire. Sur un même panneau, trois compositions différentes se côtoient. Trois vestes vides portent trois ardoises avec trois noms et trois numéros. Le papier gradué qui permettait de mesurer les individus en état d’arrestation est ici déchiré et disposé pour former une paire d’ailes, certes sommaire mais reconnaissable. Le critique de films Atanas Svilenov, les écrivains Viktor Paskov et Georgi Danailov ne sont plus, mais l’idée qu’ils se faisaient de la liberté se transmet. Par la fenêtre, un Christ débarrassé de sa croix tend les bras dans un geste de libération (Ascencion, Emil Mirchev, 2008). Le ciel est gris, mais une lueur point. Le sommet de la montagne est immaculé de neige.

Vue de l’exposition Heartland d’Oda Jaune.

Découvert à l’accueil du Sofia Arsenal, un plan utilisant côte à côte l’alphabet cyrillique bulgare et le latin moderne sauve la journée ! Car, malgré un empressement à apprivoiser ces caractères inintelligibles, l’orientation n’était pas des plus aisée. Les prochains kilomètres passent par le parc abritant le Palais de la Culture et empruntent le boulevard piétonnier Vitosha. A la hauteur de la rue Georg S. Rakovski, l’œil attentif aperçoit une enseigne plaisante : le café Ma Baker. Pour tous les inconditionnels de pain traditionnel et de gougères dorées. Quelques circonvolutions pédestres plus tard, apparaissent dans un même périmètre la Maison du Parti, l’église Sveta Petka, la synagogue, le marché couvert Halite, la mosquée Banya Bachi et le Musée d’histoire de Sofia. Autant d’architectures spécifiques qui révèlent l’histoire riche et tumultueuse de la cité et au-delà du pays. Rejoindre l’autre côté d’une avenue nécessite souvent l’utilisation de passages souterrains. Régulièrement, ceux-ci dévoilent une autre partie du passé de la capitale bulgare en offrant au regard des vestiges antiques. Face au Palais, autre établissement de la National Art Gallery, l’affiche interpelle : l’exposition temporaire du lieu est soutenue par l’Institut français et Templon. Hasard heureux du calendrier. Oda Jaune est une artiste bulgare représentée par une galerie française. Au rez-de-chaussée du bâtiment, plusieurs salles sont consacrées à Heartland. La plasticienne, qui aura 40 ans cette année, signe ici une rétrospective de son travail en exposant 50 peintures, sculptures et aquarelles. Le visiteur plonge ainsi dans un parcours artistique d’une vingtaine d’années. Un univers parfois dérangeant s’exprime essentiellement sur des toiles grand format où la matière s’efface au profit du sujet et de la lumière. Des corps sans pieds ni tête, des chairs vivantes sans regards, des êtres sans visages, des viscères protubérants sans utilité apparente, toute l’humanité mutante d’Oda Jaune répugne autant que sa peinture séduit.

Vue du café Photo Synthesis.

L’après-midi débute avec un kakemono inattendu sur la façade d’un bel immeuble du boulevard Vasil Levski. « Contemporary art gallery », indique-t-il. Perplexe devant le dessin d’un bâtiment aux allures modernes, la promesse est trop alléchante. Une volée de marches plus tard, la porte n’est pas ouverte. Il faut toquer. Par la fenêtre, l’œil voit des peintures anciennes aux cimaises. Le doute s’installe, mais un homme à l’allure de galeriste ouvre. Il s’agit du père de ce dernier, lequel s’appelle Vladimir Lliev. La galerie annoncée en façade se situe dans un autre quartier, mais de petits livrets offerts témoignent d’une programmation audacieuse. Touche à tout, elle a accueilli ces derniers mois des projets collectifs ou individuels autour de visions psychédéliques, de la conscience, de l’eau, du son, de la migration de la colombe… Installations multimédia, images sous toutes ses formes, peintures et sculptures étaient signées Kalina Dimitrova, Stela Vasileva, Tom Lock, Rada Boukova, Georgi Ruzhev, Elisabeth Molin, Eden Mitsenmacher et Sifa Girinci. Fermée actuellement pour cause de fêtes, la +359 Gallery fera sûrement l’objet d’une prochaine investigation. A deux pas et sur le même boulevard, Photo Synthesis est un magasin pour photographes mais, à l’étage, il abrite un café feutré qui sert aussi de lieu d’exposition. Au mur ces jours-ci, des paysages en noir et blanc tous réalisés par des professionnels différents.

Vue de l’exposition de Roger Ballen au Kvadrat 500.

Le jour s’enfuit. Il est temps de rejoindre le Kvadrat 500. La visite compte parmi les plus longues car est réunie ici une grande partie des collections de la National Art Gallery. Mais commençons par découvrir au sous-sol Archetypes, de Roger Ballen, visible jusqu’au 27 janvier. Cette première exposition du photographe en Bulgarie retrace quarante années de création. Né à New York en 1950, l’artiste vit et travaille depuis plus de 30 ans en Afrique du Sud. Géologue de formation, il s’est attaché à explorer la vie quotidienne des campagnes et des petites villes de son pays d’adoption avant de se détacher peu à peu du terrain et de la critique sociale pour laisser au fantasme le pas sur la réalité et à la forme la primauté. Photographies, dessins, collages, sculptures forment une œuvre puissante. Les chemins qu’elle emprunte mènent de l’obscurité à la lumière, passent de l’absurdité à l’ironie, engendrent tourments et sourires. « Mes images sont envahies par des symboles provenant des niveaux les plus profonds du subconscient humain. Cet endroit est indomptable ; a ses propres règles et fonctionne selon ses propres lois. Mes photographies relient mon propre intérieur au monde extérieur. Néanmoins, les possibilités sont infinies et c’est à moi d’organiser le monde à travers l’objectif. Je suis fondamentalement quelqu’un qui organise le chaos visuel en cohérence visuelle », explique Ballen pour l’exposition du Kvadrat 500. Dans les étages, la peinture bulgare est reine. Notons, les toiles d’Ivan Dimov (Unfinished Sentences, 1978), de Sasho Stoitsov (Self-portrait,1980), de Stanislav Pamukchie (The Light, 1988) et de Volodia Kenarev (Composition,1989). Les centaines d’artistes non cités pardonneront le caractère sommaire et périlleux de l’exercice de la sélection.

Vue de l’exposition Forever lost de Svilen Stefanov.

Le troisième jour débute par des retrouvailles avec Iglika Christova, artiste et chercheure qui offre régulièrement aux lecteurs d’ArtsHebdoMédias un panorama sur l’intersection entre l’art et la microscopie. Objet de toutes les attentions de la sémillante Franco-bulgare. Installée depuis quelques semaines à Plovdiv, elle a demandé à un ami artiste et enseignant à l’Académie nationale des Arts de Sofia, Ghenadi Gatev, de nous y conduire. Mais impossible de quitter la capitale sans avoir visité au moins deux autres lieux d’art. Projet ambitieux par les temps vacanciers qui courent. Après nous être cassé le nez sur quelques portes closes (notamment celle de l’Arosita Gallery, qui accueillera prochainement le travail d’Iglika), nous pénétrons dans la galerie One, proposant jusqu’au 19 janvier Forever lost. L’exposition est signée Svilen Stefanov, professeur d’histoire de l’art à l’Académie des beaux-arts et figure centrale du XXL group, auquel appartient également Ghenadi Gatev. Fondé en 1994, le collectif accompagne soubresauts et prises de conscience du pays depuis cette date. En observateur pugnace, chacun de ses membres s’exprime selon ses souhaits et sa pratique du moment. Très provocant à ses débuts, XXL group continue d’être vigilant et critique tant les gouvernements successifs que la société bulgare. Ses travaux, pour certains conceptuels, prennent le pouls de la Bulgarie et se lancent souvent dans un diagnostic teinté d’un humour distancié. Sur les toiles de Svilen Stefanov, les aliens comme les cochons aiment la dialectique !

Tabula Rasa, Venelin Shurelov, 2010.

A quelques rues de là, nous attend la galerie de Credo Bonum, une fondation créée en 2006 par Tzetelina Borislavova – propriétaire du fonds d’investissement CFIS, entre autres fonctions – dont le but affiché est d’aider à une évolution positive de la société. L’espace d’exposition est aujourd’hui occupé par Venelin Shurelov. Diplômé en scénographie à l’Académie nationale des arts de Bulgarie, il a cofondé le programme « Arts numériques » de cette école. Fondateur du Subhuman Theatre en 2004, il est réputé pour ses installations et performances interactives, dont certaines parmi les plus emblématiques sont présentées à Credo Bonum. Il y a là les Fantomat (2007), qu’il vous faut regarder dans les yeux au risque d’être entraîné vers d’autres rivages ; la Drawing Machine (2005), qui témoigne d’une performance durant laquelle l’artiste transforme son corps en machine à dessiner et exécute des croquis sur ordre du public ; Tabula Rasa (2010), qui emporte l’engouement avec ses quatre tirages photographiques à l’échelle 1 de l’artiste quasiment nu et divisés en 52 carrés que le visiteur peut retrouver dans un meuble composé d’autant de petits casiers en bois et renfermant la totalité de son corps morcelé ; ou encore Rotor (2016), machine dans laquelle Venelin Shurelov s’insère lors d’une performance pour expérimenter une forme d’hybridation mécanique. Une œuvre qui puise son énergie dans l’art contemporain et le théâtre.

Vue de Plovdiv.

En route pour Plovdiv ! S’il est évident que la future capitale européenne de la culture se prépare – le lancement de l’année devait avoir lieu une semaine plus tard, les 11, 12 et 13 janvier –, il faut attendre le lendemain pour prendre la mesure de la ville. Iglika indique alors que la Monkey House sert les meilleurs cafés crème du monde, sic. Impossible de résister à l’invite. Plus tard au détour d’une rue piétonne, elle attire encore notre attention sur une plaque posée au sol. Cette dernière explique que l’éclairage urbain de ce quartier est connecté à la maternité de l’hôpital Selena et qu’il se met à clignoter à chaque naissance. Créée en 2018, l’installation est dédicacée à tous ces nouveau-nés et signée par l’artiste italien Alberto Garutti. L’heure de quitter Ghenadi Gatev a sonné. Il s’en retourne vers Sofia et nous allons dîner. C’est le moment de préciser combien la gastronomie bulgare est plaisante. Reflet des différentes influences que le pays a reçues, elle s’est forgé un sacré caractère. Plats de viande et végétariens sont ici à égalité sans avoir à suivre la mode. Les amateurs de sucre seront aux anges avec les pâtisseries et autres entremets crémeux. Certaines entrées bien connues en France sous des noms divers sont magnifiées par un exceptionnel savoir-faire. Le restaurant russe Tepemok, par exemple, sert le meilleur tzatziki du monde ! Décidément, il faut venir à Plovdiv et goûter.

Au détour d’une rue de Plovdiv.

Pour entamer ce dernier jour en terre bulgare, direction la vieille ville, véritable « musée à ciel ouvert ». Là, il faut l’admettre, les expositions se concentrent pour le moment sur les artistes du passé. Plusieurs maisons accueillent les visiteurs et les laissent déambuler à travers des pièces emplies de tableaux qui content à la fois l’histoire de la peinture bulgare et celle de ses auteurs. Au détour d’une rue pavée – été comme hiver les talons sont à bannir – une pharmacie est dans son jus du XIXe siècle. Un homme charmant nous guide entre les pots en porcelaine, les comprimés d’époque et des plantes médicinales. L’amphithéâtre romain érigé sous l’empereur Domitien (Ier siècle après J.-C.) est impressionnant. Quelque 6 000 spectateurs pouvaient s’y presser. C’est un glissement de terrain qui l’a dévoilé aux yeux de tous dans les années 1970, après des siècles et des siècles d’ensevelissement. Les petites églises découvertes au fil de la balade méritent toutes d’être admirées. Souvent modestes à l’extérieur, elles recèlent des trésors de décors et d’objets liturgiques. De retour en centre-ville, la rue Knyaz Aleksandar et ses immeubles aux façades colorées est un rendez-vous. « We are as you are », « More life, more sun, more yes, more dream », « More love, more ideas, more hugs, more social », est-il écrit en lettres majuscules sur trois fenêtres. A la galerie municipale, une équipe s’affaire. Galina Lardeva, la commissaire de l’exposition, nous reçoit. Pour elle, les festivités de Plovdiv, capitale européenne de la culture, débutent avec la rétrospective d’un artiste reconnu dans la région, Kolyo K. (1964-2014). De belles pièces tant picturales que sculpturales retracent le parcours plastique de l’artiste. Tandis qu’à quelques dizaines de mètres de là, l’Aeterna art gallery présente les toiles décalées de Gueorgui Yordanov, évoquant simultanément l’atmosphère d’un Magritte et la bonhomie d’un Botero. En face, une autre galerie est éclairée, mais n’annonce pas d’activité pour le moment. Entre deux immeubles, un escalier est barré par le slogan « Together Plovdiv 2019 ». Soyez curieux ! Grimpez. Au pied de la montagne, une rue serpente et dévoile plusieurs fresques monumentales de street art. Chaque heure, un bus part de Plovdiv pour rejoindre Sofia. L’avion du retour décolle demain à 7 heures.

Ensemble à Plovdiv

Première ville bulgare à être désignée « Capitale européenne de la culture », Plovdiv a bien l’intention d’en profiter au maximum. La troisième ville du pays compte parmi les plus anciennes cités d’Europe encore peuplées. Thraces, Romains, Slaves, Ottomans y ont laissé vestiges antiques, maisons de marchands, hôtels particuliers, rues pavées sinueuses, fontaines, jardins et parcs, auxquels l’influence de l’URSS a ajouté des avenues rectilignes et des bâtiments aux allures martiales. Cette savante mosaïque de cultures, à l’image de la Bulgarie elle-même, est aussi l’histoire de multiples cohabitations vieilles de plusieurs millénaires. Une expérience singulière que la ville a choisi de mettre en avant tout au long de son « mandat » de « Capitale européenne de la culture ». Entendu comme un véritable processus permettant la cohésion, « Ensemble » a été choisi comme maître-mot tant de la communication que de la programmation. Concerts, représentations théâtrales, projections cinématographiques, expositions et autres événements vont se succéder à un rythme effréné tout au long de l’année et particulièrement durant les mois estivaux. Une programmation spéciale pour les enfants est prévue. Pour plus d’infos, cliquez !

Crédits photos

Image d’ouverture : Panneau d’affichage à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle © MLD – Vues de l’exposition Freedom – Here and Now © Lilyana Karadjova Dimitar Stoyanovich, photo MLD – Vue de l’exposition Heartland © Oda Jaune, photo MLD – Vue de l’exposition Forever lost © Svilen Stefanov, photo MLD – Tabula Rasa © Venelin Shurelov, photo MLD – Toutes les vues de Sofia et de Plovdiv sont créditées © photo MLD