Charlotte Prodger remporte le Turner Prize 2018

Le Turner Prize, qui récompense chaque année, depuis 1984, un artiste de moins de 50 ans né, travaillant ou résidant au Royaume-Uni, a été remis ce mardi 4 décembre à l’Ecossaise Charlotte Prodger – par ailleurs choisie pour représenter l’Ecosse à la prochaine Biennale de Venise – pour son court-métrage d’une trentaine de minutes, intitulé BRIDGIT. Traitant des questions d’homosexualité, de bisexualité et d’identité transgenre, le film a la particularité d’avoir été réalisé avec un iPhone. Installée à Glasgow, Charlotte Prodger développe un travail politiquement et socialement engagé, tout comme les trois autres finalistes de l’édition 2018 du Turner Prize : les Londoniens Forensic Architecture s’intéressent plus particulièrement aux violations des droits humains à travers le monde, tandis le Néo-Zélandais Luke Willis Thompson mène des recherches sur les inégalités, au sens large, et les drames qu’elles génèrent. Naeem Mohaiemen, artiste anglo-bangladais, travaille quant à lui sur les héritages du colonialisme et la réécriture de l’Histoire. Les œuvres des quatre finalistes sont exposées à la Tate Britain, à Londres, jusqu’au 6 janvier 2019. Visuel : BRIDGIT (arrêt sur image vidéo), Charlotte Prodger, 2016.