Art(s) contemporain(s) & Jeunesse – Les idées cool de novembre

Carsten Holler

C’est parti pour une nouvelle moisson d’idées de visites « art contemporain » à destination des enfants et des ados ou à partager tout simplement en famille un peu partout en France et chez nos voisins. En ce mois de novembre où l’automne a définitivement pris ses quartiers, nous vous emmenons jusqu’à Londres et Lisbonne, en passant par Roubaix, Caen, Nice, Echirolles et bien sûr Paris ! Bonnes découvertes.

DU NORD AU SUD…

Felipe Bardy
Le plasticien Felipe Bardy au travail lors de la Braderie de l’art 2015.

Marathon créatif à Roubaix. Ancien haut lieu de l’industrie textile roubaisienne, La Condition publique est devenue, depuis sa réhabilitation en 2004, un territoire d’expérimentations artistiques et culturelles s’articulant autour d’un espace central en entrée libre où s’entrecroisent habitants du quartier, résidents et visiteurs. Expositions, concerts, spectacles et ateliers rythment une programmation marquée par un éclectisme des plus réjouissants. Chaque année, tout début décembre, l’endroit se métamorphose en un gigantesque atelier éphémère où des créateurs d’horizons variés s’activent et échangent avec les visiteurs durant vingt-quatre heures d’affilée. Initiée en 1991 par Fanny Bouyagui et l’association Art Point M, la Braderie de l’art tient sa 26e édition les samedi 3 et dimanche 4 décembre. Plus de 150 sculpteurs, graffeurs, designers, illustrateurs, peintres, sérigraphistes et autres plasticiens sont invités à laisser libre cours à leur imagination en puisant librement parmi quelque 2 000 m3 d’objets divers du quotidien et de matériaux de récupération récoltés auprès d’Emmaüs et d’entreprises locales. L’ensemble des créations réalisées in situ seront mis en vente entre un et 300 euros à la fin du week-end.

S’engager avec Ernest Pignon-Ernest. De Paris à Soweto, en passant par Lyon, Naples, Alger ou encore Santiago, cela fait cinquante ans que l’artiste d’origine niçoise s’approprie les murs des villes pour les transformer en cimaises éphémères, y disséminant ses figures grandeur nature, dessinées au fusain, comme autant de traits d’union entre passé et présent, mémoire collective et conscience individuelle. « Je ne fais pas des œuvres en situation, j’essaie de faire œuvre des situations, nous confiait Ernest Pignon-Ernest en 2007. Les lieux sont mes matériaux essentiels. Je veux en saisir à la fois le visible, l’espace, le décor, et l’invisible, l’histoire, le souvenir. Mes interventions visent à inscrire un élément de fiction qui souligne le potentiel poétique et symbolique de la réalité. » Conçue en étroite collaboration avec lui, la vaste rétrospective que lui consacre actuellement le Mamac de Nice met en exergue les combats politiques et sociaux, comme les lectures – celles de Maïakovski, Rimbaud, Pasolini, Neruda et Nerval pour ne citer qu’eux –, qui nourrissent un travail depuis toujours engagé. « Je me saisis de l’image des poètes de la même façon que j’utilise des images mythologiques, religieuses ou médiatiques comme des symboles, comme des mythes laïques, des icônes païennes, explique-t-il. Leur portrait, comme un signe culturel, témoigne souvent combien ils ont incarné les aspirations, les drames et les tensions qu’ils ont traversés, combien ils portent les stigmates de leur époque. »

…ET D’OUEST EN EST

Leo Dorfner
Démocratia Corinthiana, Léo Dorfner, 2016.

Le joyeux anniversaire de l’Artothèque de Caen. Lieu par définition dédié à l’art, à la rencontre, à la découverte et au partage, une artothèque a pour mission de faire découvrir sa collection par le biais de prêts. Forte d’un fonds de quelque 2 600 œuvres, celle de Caen fête cette année ses trente ans et invite pour l’occasion un collectionneur caennais à venir présenter une cinquantaine de ses acquisitions, réunies au fil des trois dernières décennies autour des grandes thématiques que sont l’architecture, le corps, et l’environnement ; l’exposition, intitulée J’ai des certitudes sur mes doutes, est à voir jusqu’au 23 décembre. Le public pourra aussi découvrir un ensemble de 24 sérigraphies réalisées dans le cadre d’une commande spécifique, en collaboration avec la galerie parisienne Sémiose, par autant d’artistes déjà présents dans la collection de l’artothèque, parmi lesquels Stéphane Couturier, Léo Dorfner, Hippolyte Hengen, Claude Lévêque, Jérémy Liron, Françoise Pétrovitch, Paul Pouvreau, ou encore Bernard Quesniaux. Quatre expositions sont organisées en parallèle au Café des Images, au Cinéma Lux, au Pavillon et à la Maison de l’Etudiant ; chacune présente une dizaine d’œuvres ayant marqué quatre emprunteurs habitués de l’artothèque. Enfin, celle-ci déploie au cœur du cabinet d’arts graphiques du Musée des beaux-arts de Caen 50 pièces extraites de son fonds. Il est à noter qu’un nouveau rendez-vous est proposé aux familles chaque premier mercredi du mois pour venir découvrir l’art autour d’un goûter ; les samedis de l’art, qui offrent quant à eux à tous les publics de profiter d’une visite commentée des expositions en cours, se poursuivent. Prochaine date, samedi 26 novembre, à 15 h. Plus d’infos sur www.artotheque-caen.net.

Kazumasa Nagai
Ueno Zoo, Kazumasa Nagai, 1993.

La création japonaise plébiscitée à Echirolles. Depuis plus de 25 ans, la ville d’Echirolles, près de Grenoble, organise chaque automne le Mois du graphisme, une manifestation au rayonnement international qui met à l’honneur le design graphique et le rôle clé qu’il joue dans notre quotidien. La commune franchit aujourd’hui une nouvelle étape en dédiant un lieu pérenne à cette forme d’expression : le Centre du graphisme sera inauguré ce samedi 19 novembre à l’occasion du lancement de l’édition 2016 de l’événement annuel qui met à l’honneur la création japonaise. Une dizaine d’expositions lui sont consacrées, placées sous le commissariat de Michel Bouvet. « Depuis des décennies, le Japon fascine le monde par sa capacité à mélanger tradition et modernité, note ce dernier. Tout est design : magazines, emballages, enseignes, menus de restaurants, magasins, habillages de chaînes de télévision. Le design aussi bien graphique, qu’industriel ou numérique, est considéré à l’égal de la peinture, de la sculpture et de l’architecture. » Outre différents focus sur la création d’affiches et de livres de photographie, notamment, le festival offre, jusqu’à fin janvier, de plonger dans deux univers singuliers : ceux de Kazumasa Nagai, né en 1929, célèbre pour puiser son inspiration dans les contes et légendes de son pays et la relation étroite qu’entretiennent les japonais avec la nature et la montagne, et de Yuko Araki, l’une des rares femmes membres de Jagda, l’association des graphistes japonais, et du très prestigieux Tokyo Type Directors Club. Tout le programme d’un clic !

L’INCONTOURNABLE PARIS…

Ongoing Reflection You, Me , So Many, Tarik Kiswanson, 2016.
Ongoing Reflection
You, Me , So Many
, Tarik Kiswanson, 2016.

Jeux de réflexions au Collège des Bernardins. De hauts mobiles constitués de longues lamelles de métal poli sont suspendus ici et là dans l’ancienne sacristie du Collège des Bernardins, offrant au public un singulier effet de décomposition de l’espace dû au jeu de reflets créé par Tarik Kiswanson. Le visiteur est aussi invité à pénétrer à l’intérieur de ces « vestibules », pour reprendre le terme employé par l’artiste, afin de jouer avec sa propre image et de s’essayer à un autre point de vue sur l’architecture environnante. Cette rencontre physique entre le spectateur et l’œuvre est au cœur de la réflexion du plasticien suédois, qui mène un travail sculptural et conceptuel autour du corps, de la matière et de la perception. « Tarik Kiswanson a longtemps travaillé avec son père qui était maître verrier, explique Gaël Charbaud, commissaire de l’exposition, il a une relation avec l’artisanat, avec les matériaux qui est très précise et raffinée. » « L’un des aspects qui est devenu central dans ma démarche, c’est la manière dont le spectateur peut jouer un rôle actif dans la création de sens de mon travail, précise l’intéressé. Contempler une sculpture, la regarder au-delà de ses composantes matérielles, imaginer la rencontre éphémère, le reflet même du spectateur dans l’œuvre, comme point central d’un échange d’idées. J’ai commencé par polir le métal pendant des heures, des jours, des mois jusqu’à ce qu’il devienne miroir. C’est une forme de méditation qui prend son sens final dans les yeux des regardeurs. » Exposition en entrée libre jusqu’au 18 décembre.

Place à la philo

Lieu de rencontre et de dialogue intellectuels et culturels, le Collège des Bernardins se définit comme « un espace de liberté qui invite à croiser les regards pour cheminer dans la compréhension du monde ». Dans le cadre de sa programmation jeune public, l’institution se propose de mettre la réflexion philosophique à portée des 8-12 ans. Un samedi matin par mois, entre octobre et avril, « Graine de philo » invite enfants et parents à échanger autour d’un thème prédéfini. Après un lancement commun parents-enfants, chaque groupe de 10 à 15 enfants, conduit par un animateur, débat autour de la question du jour, pendant que leurs parents échangent, de leur côté, sur le même sujet avec un invité. Le prochain rendez-vous est donné samedi 10 décembre ; il y sera question du désir.

Daniel Buren
L’Observatoire de la lumière (détail), Daniel Buren, 2016.

Embarquement immédiat à la Fondation Vuitton ! Depuis plusieurs mois maintenant, l’impressionnant vaisseau de verre dessiné par Frank Gehry s’est couvert d’un habit de couleurs signé Daniel Buren. L’Observatoire de la lumière se déploie sur l’ensemble des douze « voiles », composées de plus de 3 500 vitres de verre, couvrant le bâtiment et s’appuie sur toute la réflexion menée par l’architecte canadien autour de la transparence, des reflets et des effets de miroirs. Une œuvre soumise à la qualité du ciel et de la lumière du moment, à vivre au fil d’une promenade sur les différents niveaux extérieurs de l’institution ou à explorer plus avant dans le cadre d’un atelier proposé aux familles tous les samedis et dimanches de 14 h 30 à 17 h (compter 18 euros par adulte et 9 euros par enfant). Tout au long de l’année, la Fondation Vuitton offre divers temps de visite et activités destinés plus particulièrement au jeune public, s’articulant autour de la découverte de son architecture singulière comme des expositions temporaires. Tous les week-ends, des micro-visites contées – gratuites, elles durent 15 minutes – sont par exemple programmées à heure fixe, entre 14 h et 17 h, pour les enfants de 4 à 8 ans, tandis que différents parcours ludiques et thématiques d’une heure – autour d’une œuvre, d’un détail architectural ou d’un matériau – sont plus spécifiquement pensés pour les petits de 3 à 5 ans. Plus d’infos sur www.fondationlouisvuitton.fr.

…ET SES ENVIRONS

L’affiche de l’édition 2016 du salon est signée Jeanne Le Ruz.
L’affiche de l’édition 2016 du SLPJ est signée Jeanne Le Ruz.

De la page aux cimaises à Montreuil. Le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil est chaque année l’occasion de découvrir des milliers d’albums, BD, mangas, romans et applications numériques pour tous les âges présentés par plusieurs centaines d’exposants. De nombreux temps de rencontres, ateliers, lectures et spectacles sont proposés au fil des six jours que dure l’événement, qui se tient du 30 novembre au 5 décembre à l’Espace Paris-Est-Montreuil. « Sens dessus dessous » est le thème de cette 32e édition qui entend mettre en exergue tant les formes créatives nouvelles adoptées par la littérature jeunesse – livres-jeux, livres à système, livres-accordéon, livres 3D, etc. – que l’imagination du lecteur et son influence sur le sens du récit. Plusieurs passerelles mènent aux arts plastiques : l’exposition La règle et le jeu prend la forme d’un véritable laboratoire dans lequel une vingtaine d’artistes revisitent les codes de la lecture, sept d’entre eux déclinant plus particulièrement le thème « Lire entre les lignes ». Pour la première fois, un parcours hors les murs est organisé à travers une vingtaine de lieux disséminés dans Paris ayant en commun d’exposer des artistes liés à la jeunesse : citons le Centquatre, Le Musée en herbe et La Manufacture parisienne qui exposent respectivement les dessinateurs Serge Bloch, Philippe Geluck et Maria Dek ou encore La Maison rouge qui accueille le plasticien Hervé Di Rosa. Une série d’expositions dévoilant le travail singulier mené autour du papier et de l’objet livre, mais aussi des technologies numériques, par Julie Stephen Chheng sera présentée dans une dizaine de médiathèque de Seine Saint-Denis. L’entrée du salon est gratuite pour tous du mercredi 30 novembre au vendredi 2 décembre et tous les jours pour les moins de 18 ans.

Stephane Thidet
D’un soleil à l’autre, Stéphane Thidet, 2016.

Ecouter chanter le soleil avec Stéphane Thidet. Deux disques dorés illuminent la pénombre, leurs vibrations imperceptibles emplissent l’air d’un son envoûtant ; celui-ci n’est autre que la transcription, via des gongs, des variations du champ magnétique solaire captées en direct au moyen d’une antenne sophistiquée. Dans la pièce suivante, le visiteur est ébloui par la lumière du jour qui inonde l’espace et révèle six lits aux matelas gonflés de foin et dont surgissent des arbrisseaux de gattilier. Une troisième salle rectangulaire voit son sol entièrement couvert d’une argile crue et lisse, striée ça et là par quelques grosses pierres semblant poursuivre un improbable cheminement. Invité à venir dialoguer avec l’architecture cistercienne et l’histoire de l’Abbaye de Maubuisson, à Saint-Ouen L’Aumone dans le val-d’Oise, Stéphane Thidet y déploie trois projets en résonnance avec le caractère intrinsèque d’un lieu construit pour se retirer du monde. Trois œuvres où s’entremêlent étroitement science et poésie, nées d’une réflexion sur le désert, en tant qu’espace d’isolement, de silence, de paix et de méditation. Outre la mise en relation du public avec des médiateurs, l’Abbaye de Maubuisson propose une découverte originale de ses expositions temporaires sous la forme de visites contées. En l’occurrence, les œuvres de Stéphane Thidet servent ici de point de départ à un récit imaginé par Clément Turin, à venir écouter tous les matins du lundi au vendredi, sauf le mardi.

A L’AIR LIBRE

Glissade géante à Londres. Imaginée par Anish Kapoor, en collaboration avec le designer et architecte Cecil Balmond, la tour d’acier Orbit élevée en 2012 à l’occasion des Jeux Olympiques de Londres s’est métamorphosée depuis cet été en un toboggan géant. Dessiné par le plasticien allemand Carsten Höller, il fait 178 mètres de long et offre une descente vertigineuse de quarante secondes, ponctuée de onze virages et une dernière ligne droite de 50 mètres ! L’installation, qui domine de ses 115 mètres de haut le quartier de Stratford, à l’est de la capitale britannique, est l’une des 26 œuvres pérennes commandées pour le Parc Olympique – des informations et une carte peuvent être téléchargées d’un clic –, devenu un espace de loisirs et de balade en famille. Ces œuvres, conçues en étroite relation avec le paysage environnant et l’histoire de la ville, sont signées Ackroyd & Harvey, Clare Woods, Monica Bonvicini, Carsten Nicolai ou encore Jeppe Hein, pour ne citer qu’eux. Si le parc est en libre accès jour et nuit, il faut compter 15 euros par adulte et 10 euros par enfants pour monter en haut de la Tour Orbit et en descendre via le toboggan.

Andy Goldsworthy
Intervention d’Andy Goldsworthy au Vieil Esclangon, La Javie, 2005.

Passer la nuit dans une œuvre d’Andy Goldsworthy. Conçu par Andy Goldsworthy, en collaboration avec le musée Gassendi de Digne et la Réserve Géologique de Haute-Provence, « Refuge d’art » est un projet unique en son genre. Implanté au cœur d’un territoire rural, au pied des Alpes du Sud, il est composé de six refuges transformés par l’artiste britannique, que complètent trois Sentinelles. Ces sculptures de cinq mètres de haut en pierre sèche ont été élevées, telles des cairns, à la fin des années 1990 et marquent chacune une « entrée » routière de la réserve. « L’objectif de cette randonnée est de relier à pied les cairns et les vallées, mais aussi de commencer l’histoire du chemin qui sera réécrite par chaque personne qui s’y engagera, expliquait à l’époque Andy Goldsworthy. Dans un sens plus large, je pense qu’il est important que le sentier soit loin de la route et des voitures et qu’il devienne un moyen privilégié d’explorer la Réserve. » C’est entre 2002 et 2010 que six anciens habitats en ruine – chapelles, fermes, jas, etc. – sont devenus des œuvres-lieux ; accessibles uniquement à pied, elles jalonnent un parcours de randonnée d’environ 150 kilomètres et il est possible d’y passer la nuit. Il convient simplement d’en vérifier la disponibilité sur le site Internet du Musée Gassendi avant de passer prendre la clé auprès de l’institution. Il est également possible d’emprunter une clé le temps d’une journée, chaque site étant accessible au départ d’un parking placé le long de routes goudronnées.

CHEZ NOS VOISINS

Dominique Gonzalez-Foerster
Pynchon Park, Dominique Gonzalez-Foerster, 2016.

Le Maat de Lisbonne, nouvelle destination extraterrestre ! Inauguré début octobre sur les bords du Tage, dans le quartier de Belém, à Lisbonne, le Musée d’art, d’architecture et de technologie entend offrir à ses visiteurs un espace de découverte et de dialogue transdisciplinaire. Comptant parmi les premiers artistes invités par l’institution, la Française Dominique Gonzalez-Foerster présente Pynchon Park, une installation déployée sur près de 1 000 m2 qui prend la forme d’un parc qu’auraient conçu des extraterrestres pour y observer les comportements humains dans des conditions « optimales ». Convié à circuler dans cet espace, le visiteur devient un élément « cobaye ». Le musée fait la part belle à l’accueil du jeune public avec tout un ensemble d’ateliers thématiques, offrant d’explorer de manière créative divers matériaux et techniques, l’architecture du bâtiment ou des thèmes évoqués dans les expositions en cours, à suivre en famille, entre enfants, lors d’un anniversaire ou pendant les vacances. Des livrets-jeux édités sont également disponibles à l’accueil. Dates et thématiques des ateliers au programme sont à consulter ici.

Michal Batory
Affiche signée Michal Batory.

Shakespeare inspire les artistes d’aujourd’hui à La Louvière. Le Centre de la gravure et de l’image imprimée de La Louvière, près de Mons en Belgique, accueille jusqu’à début janvier Shakespeare à la folie, une exposition proposée dans le cadre du 400e anniversaire de la mort du dramaturge et qui réunit plus de 70 affiches réalisées par de grands noms du graphisme international, pour la plupart contemporains. Parmi eux, Michal Batory, Anthon Beeke, Michel Bouvet, Helmut Feliks Büttner, Eriko Hasumi, Yann Legendre, Kari Piippo ou encore Monika Starowicz viennent rappeler l’universalité de la palette des personnages imaginés par Shakespeare et combien le théâtre et l’affiche, qui ont en partage l’espace public, ont la capacité à créer du débat social. Un atelier gravure « Shakespearimental » est organisé à destination du public familial les dimanches 4 décembre et 8 janvier autour du thème du théâtre (gratuit sur réservation auprès de edu@centredelagravure.be ou au +32 064 27 87 21). A voir également au centre culturel, deux expositions autour du Prix de la gravure, qui célèbre cette année ses 25 ans. La première présente les travaux des artistes sélectionnés pour ce concours annuel, remporté en 2016 par le jeune Français Guillaume Boutrolle ; la seconde réunit des propositions récentes signées de tous les précédents lauréats du prix.

Crédits photos