Art(s) contemporain(s) & Jeunesse – Les idées cool de mai

A la veille de la 13e édition de La Nuit européenne des musées, programmée ce samedi 20 mai, voici une nouvelle moisson d’idées de visites « art contemporain » à destination des enfants et des ados, ou à partager en famille. Elle fait la part belle à cet événement festif initié par la France en 2004. Calais, Rennes, Saulieu, la Corrèze et la Camargue sont quelques-unes des étapes d’un parcours qui vous emmènera aussi jusqu’en Suisse et au Danemark. Bonnes découvertes !

DU NORD AU SUD…

Baiser, Jacques Monory, 2001.

Le bisou dans tous ses états ! Du célèbre et classique Baiser de Rodin à celui radiographié par Wim Delvoye (Kiss), en passant par l’inoubliable bisou échangé par mégarde entre la Belle et le Clochard, l’exposition actuellement présentée par le Musée des beaux-arts de Calais s’avère d’un éclectisme des plus sympathiques. Sculpture, dessin, peinture, animation, cinéma, bande dessinée, photographie ou encore installation sont ainsi convoqués par la trentaine d’artistes invités pour illustrer l’idée générale selon laquelle « le baiser est un langage, un outil de communication entre les êtres », pour reprendre les mots de la commissaire Florence Guionneau-Joie. Conçu dans un esprit de décloisonnement entre les arts et à destination du grand public et des familles – un mini livret-jeu est notamment à disposition à l’entrée –, le parcours est rythmé par six chapitres croisant les approches historiques, symboliques et poétiques : « Le baiser d’amour », « Le baiser prédateur », « Le souffle du baiser », « Le baiser destructeur », « Le baiser social » et « Le baiser esthétisé ». A l’occasion de la Nuit des musées, des visites à la lampe de poche sont organisées jusqu’à 23 h ce samedi 20 mai. Une performance contée en musique par Coline Morel et Etienne Lautem est également au programme. Des ateliers d’arts plastiques autour de l’exposition seront par ailleurs proposés au jeune public pendant les grandes vacances, du 17 au 28 juillet et du 7 au 25 août. Renseignements au 03 21 46 48 40.

Vue de l’exposition Le sport est un art. De gauche à droite, œuvres respectivement signées Guillaume Bresson et Kaurent Perbos.

Quand l’art s’inspire du sport. Initié en 2004 par le Centre d’art contemporain de Meymac, Les Printemps de Haute-Corrèze sont un festival pluridisciplinaire qui se déploie chaque année dans la communauté de communes du même nom – qui se situe à la fois en Corrèze et en Creuse – autour d’un thème alternant la mise à l’honneur d’un pays (Chine, Québec, Russie, Afrique, Japon, Belgique) avec une thématique plus générale. Après s’être intéressée à la nature, au polar, au voyage, à l’eau, à la femme, au cinéma et à l’arbre, la manifestation explore cette année, et jusqu’au 17 juin, le sport dans sa dimension culturelle, historique, artistique ou encore patrimoniale. Parmi les expositions proposées, Le sport est un art est à découvrir au Cac de Meymac. Elle réunit une trentaine d’œuvres témoignant de la diversité d’approche du sujet par les artistes contemporains – parmi eux, citons Guillaume Bresson, Mel O’Callaghan, Laurent Perbos, Laurent Tixador & Abraham Poincheval, Muriel Toulemonde ou encore Xavier Veilhan. « Les relations entre l’art et le sport ne sont pas inédites, rappellent les deux commissaires Caroline Bissière et Jean-Paul Blanchet. L’Antiquité est sans doute le berceau de ce lien étroit entre les deux disciplines. (…) Puis, peu à peu, les sujets sportifs se font de plus en plus rares au profit de ceux religieux. Il faut attendre l’art moderne et le désir des artistes de renouveler les motifs artistiques pour que le sport dans l’art fasse son retour. (…) Depuis quelques années, on observe un nouvel intérêt des artistes pour le sport selon différents modes : illustratif, critique, humoristique, notamment. » Pour vivre la Nuit des musées, direction Ussel, à une vingtaine de kilomètres de Meymac, où l’Imprimerie du Musée du Pays d’Ussel accueille petits et grands, de 15 h à 22 h ce samedi 20 mai, pour des démonstrations et initiations gratuites aux techniques de l’estampe. Affiliation aux Printemps de Haute-Corrèze oblige, idées, esquisses et dessins sur le thème du sport sont les bienvenus ! Informations au 05 55 72 54 69 ou via musee@ussel19.fr.

…ET D’OUEST EN EST

e, Natacha Nisic, 2009.

L’artiste, sa vie, son œuvre. Les notions de biographie et d’autobiographie sont au cœur du propos développé par le Frac Bretagne dans l’exposition Collection. Remonter le temps. Il y est question de poésie et de politique, d’intime et d’universel, de petite et de grande histoire, et de comment le vécu d’un créateur influence son œuvre… et vice versa bien sûr. Une vingtaine d’artistes sont présentés, parmi lesquels Christian Boltanski, Gérard Collin-Thiébaut, Hannah Collins, Ilya Kabakov, Jean Le Gac, Gilles Mahé, Natacha Nisic et Francisco Tropa. Pour La Nuit des musées, qui se déroulera ce samedi entre 20 h et 23 h 30, le Frac a concocté un programme spécialement destiné aux plus jeunes : tandis que les 6-10 ans se voient proposer d’expérimenter équilibre, couleur et formes à travers l’atelier « L’art en jeu » et de créer ensemble une installation ludique et insolite, une visite accompagnée de l’exposition se transformera en véritable jeu de piste pour les 7-14 ans. Deux concerts inédits au casque sont par ailleurs proposés à tous (à partir de trois ans) en partenariat avec Electroni[k], association dédiée à la création contemporaine dans les domaines du son et de l’image. L’exposition Collection. Remonter le temps est à voir jusqu’au 27 août.

Partez à la découverte du loup à Saulieu. Figure aussi crainte que persécutée, le loup n’a jamais cessé de fasciner l’homme, se taillant une place de choix dans l’univers des contes et des légendes. A l’heure où l’animal serait de retour dans les massifs français – après en avoir été éradiqué dans les années 1930 –, le Musée François-Pompon de Saulieu, petite ville de Bourgogne et capitale du Morvan, accueille, jusqu’au 28 mai, les travaux de deux artistes que le sujet a passionné. Julie Salmon dévoile un ensemble de toiles, gravures et esquisses notamment réalisées dans le cadre d’un séjour au parc animalier de Sainte-Croix, en Moselle. L’illustratrice Anne-Catherine Ott s’attache pour sa part à témoigner de la diversité des représentations du loup – considéré par exemple comme protecteur et/ou garant de l’équilibre de l’environnement naturel – à travers les mythes et folklores du monde entier. La Nuit des musées sera l’occasion d’échanger avec les artistes, attendues vers 19 h, tandis qu’une conférence sur l’histoire et les mœurs du loup, ainsi que sur sa présence dans l’art, sera donnée à 21 h par Nicolas Coussi, membre de l’équipe du parc de Sainte-Croix. La soirée sera par ailleurs rythmée par quatre représentations (à 19 h, 19 h 30, 20 h et 20 h 30) d’un spectacle insolite signé Philippe Le Hir et les Baladins de la Vallée d’Argent et comptant trois loups parmi ses « acteurs » !

L’INCONTOURNABLE PARIS…

Nakh Removed (arrêt sur image vidéo), Angelica Mesiti.

En musique, toute ! Tout au long de l’année, les mercredis, samedis et durant les vacances scolaires, l’Institut des Cultures d’Islam, situé dans le 18e arrondissement, organise des visites de ses expositions temporaires et des ateliers spécialement conçus pour le jeune public. Jusqu’au 30 juillet, ceux-ci s’articulent autour de Rock the Kasbah, une exposition collective qui vient rappeler la puissance de contestation de la musique, tout en évoquant sa dimension spirituelle et sa capacité à mouvoir les corps. Parmi la dizaine d’artistes invités, citons l’Australienne Angelica Mesiti, dont la vidéo Nakh Removed met en scène quatre femmes absorbées dans une « danse des cheveux » aussi énergique que silencieuse ; Hiwa K nous entraîne pour sa part dans les rues de Souleimaniye, au Kurdistan irakien, où on le voit résister à la répression d’un soulèvement populaire un harmonica aux lèvres (This Lemon Tastes of Apple). Tandis que l’Indonésien Jompet Kuswidananto déploie une impressionnante installation peuplée de musiciens fantômes en plein concert (The Contingent #5), le Sud-Africain James Webb fait résonner dans l’espace des psalmodies soufies enregistrées par ses soins dans un centre de désintoxication (Al Madat). Rock the Kasbah nous emmène également sur les traces du raï, depuis les rues d’Oran jusqu’à celles de Barbès, à travers les images de Katia Kameli, les photographies de Philippe Chancel ou encore l’installation de Sara Ouhaddou. Alors que les prochaines visites en famille sont programmées les samedis 27 mai et 24 juin à 15 h, l’ICI vous invite demain soir, entre 20 h et 21 h à découvrir l’expo en compagnie de Bérénice Saliou, sa directrice artistique, scientifique et culturelle. Les trois événements sont en entrée libre, mais sur réservation via accueil@institut-cultures-islam.org.

Vue de l’exposition Hello My Game Is, Invader, 2017.

Invader, de l’espace public au musée. Tout ce qu’on sait de lui, ou presque, c’est qu’il est diplômé des Beaux-Arts de Paris et qu’il « travaille et vit sur terre » sous le pseudonyme d’Invader ! Son alien pixelisé, inspiré du célèbre jeu vidéo des années 1980 Space Invader, a par ailleurs déjà « colonisé » – depuis ses débuts en 1998 – les murs de quelque 67 villes du monde entier. Convié par le Musée en Herbe à imaginer un parcours destiné plus particulièrement aux enfants, le street artiste présente Hello my game is, une exposition ludique qui réunit une centaine d’œuvres inédites. « Cette exposition est une invitation à venir explorer mon œuvre et jouer avec elle, explique-t-il. On apprend beaucoup de choses en jouant. Le catalogue de l’expo est d’ailleurs un livre-jeu ! Avec l’équipe du Musée en Herbe, nous avons tenté de concevoir une exposition réellement adaptée aux enfants, tant par la scénographie que par le sujet de certaines pièces, comme un très grand tableau rubikcubiste de Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas grandir. » Et Invader de remarquer que les plus jeunes sont « très forts » pour repérer son travail dans l’espace urbain. « Je suis souvent victime de ce que j’appelle le syndrome Keith Haring : les gens me disent “Oh Invader, mes enfants adorent votre travail…”. Je prends cela comme un compliment car, finalement, tous les artistes ne sont pas forcément capables d’émerveiller les enfants. » Hello my game is est à découvrir jusqu’au 7 janvier 2018. Ce samedi 20 mai, le musée restera exceptionnellement ouvert jusqu’à 22 h.

…ET SES ENVIRONS

Mesurer les actes, Marianne Mispelaëre, 2011-en cours.

Montrouge, capitale de la jeune création. Plus que quelques jours pour profiter de la 62e édition du Salon de Montrouge, qui rassemble les travaux de 53 artistes originaires de France, de Belgique, d’Espagne, du Royaume-Uni, du Brésil, du Togo, de Colombie, du Maroc, de, Russie, de Corée du Sud et de Chine. Comme tous les ans, c’est dans le Beffroi de la ville située au sud de la capitale que se tient l’événement, placé depuis 2016 sous la direction artistique d’Ami Barak et de Marie Gautier et qui se définit comme « la manifestation emblématique en Europe pour la découverte des artistes émergents, toutes disciplines confondues ». Photographies, sculptures, dessins, vidéos et installations sont les médiums représentés dans cette édition qui s’articule selon quatre chapitres aux titres titillant l’imagination : « Elevage de poussière », « Récits muets », « Fiction des possibles » et « Laboratoire des formes ». Plusieurs prix sont remis chaque année, dont le Prix Kristal, décerné par un jury d’enfants issu du Conseil municipal des enfants de Montrouge. Son lauréat est Florian Mermin, tandis que le Grand Prix du Salon-Palais de Tokyo a été attribué à Marianne Mispelaëre. A défaut de participer à la Nuit des musées, le salon propose une nocturne jusqu’à 22 h ce vendredi 19 mai et invite les 6-11 ans à participer à son dernier atelier dominical, animé par la plasticienne Louise Siffert, le 21 mai entre 16 h et 17 30. A noter qu’une visite gratuite est organisée un peu plus tôt, à 15 h. Infos et inscriptions par email à salondemontrouge@ville-montrouge.fr

J’ai gravé dans ses cheveux (détail), Gwendal Sartre.

Fertiles territoires Arts & Sciences. Quelque 29 artistes, 31 scientifiques et 13 étudiants présentent le fruit de leurs collaborations, à partir de ce jeudi 18 mai et jusqu’au dimanche 21 mai, sur le Campus de recherche du CNRS situé à Gif-sur-Yvette dans l’Essonne, à l’occasion de la quatrième édition du Festival Curiositas. Résolument ouverte à tous les publics – des médiateurs sont à disposition et un jeu a été concocté à destination des plus jeunes –, la manifestation fait s’entrecroiser les disciplines les plus variées, tant artistiques – théâtre, installations multimédia et interactives, danse, photographie, performance, etc. – que scientifiques – neurosciences, chimie des fluides, acoustique, physique, géologie, programmation –, mais aussi des thèmes tels que l’interaction homme-machine, l’environnement ou le comportement alimentaire. De la gravure sur un cheveu à l’observation du cheminement poétique d’une goutte d’eau, en passant par l’écoute de la musique jouée par le flux de la sève au cœur d’un arbre, seize œuvres composent l’exposition à découvrir entre 17 h 30 et 22 h 30 ce vendredi 19 mai et de 14 h à 19 h ce week-end. Plusieurs projections, spectacles et débats sont par ailleurs organisés au fil de ces trois jours. Pour en consulter le détail, cliquez ici ou ici !

A L’AIR LIBRE

Stilthouse, Arne Quinze, 2017.

Jeux d’équilibre avec Arne Quinze. Chaque année depuis 1992, le domaine viticole d’Arsac – situé en Gironde, il a été racheté en 1986 par Philippe Raoux – acquiert au moins une œuvre d’un artiste contemporain. Bernar Venet, Jan Fabre, Jean-Pierre Raynaud, Erro, Bernard Pagès, Christian Lapie, Claude Viallat et Jim Dine comptent parmi les créateurs sollicités. La trentième pièce de cette collection singulière, en majeure partie disséminée dans le parc du château, a été inaugurée fin avril. Il s’agit d’une des Stilthouses d’Arne Quinze, constructions fragiles qui viennent faire écho, pour l’artiste belge, à l’équilibre précaire qui caractérise les rapports de l’homme à son environnement. « J’ai été choqué d’apprendre que depuis que je suis né en 1971, nous, en tant qu’hommes, avons réussi à détruire un tiers de la flore et de la faune existant à ce moment-là, confie l’intéressé. En tant qu’artiste, je considère qu’il est de mon devoir d’utiliser mon art pour appeler à un meilleur équilibre entre la culture et la nature. J’essaie d’encourager un dialogue qui changera notre façon de penser et de poser des questions. Ce faisant, je veux sensibiliser les spectateurs, pour qu’une approche plus attentive et plus réfléchie de notre aménagement urbain émerge. » Renseignements et informations sur les conditions de visite sur le site www.chateau-arsac.com.

Avec le vent (détail), Frédéric Le Junter.

La Camargue, terre d’utopies écologiques. Centre National des Arts de la Rue installé à Port-Saint-Louis-du-Rhône, en Camargue, le Citron Jaune a lancé, à l’aube des années 2000, Les Envies Rhônements, festival lors duquel des artistes sont conviés à créer dans des contextes naturels afin de participer à la sensibilisation du grand public aux questions environnementales et à l’invention de nouveaux usages et pratiques des territoires. Pour sa 15e édition, la manifestation change de format pour devenir « saison » et se dérouler en différents « temps forts » d’avril à octobre. Les prochains rendez-vous sont programmés du jeudi 1er au mardi 6 juin. L’occasion, entre autres, de se laisser bercer par l’installation sonore de Frédéric Le Junter qui sera activée par le vent dans le Parc de la Révolution de Port-Saint-Louis-du-Rhône. La station biologique de la Tour du Valat, située dans le petit village du Sambuc, près d’Arles, accueillera pour sa part trois projets et performances respectivement menés par le collectif L’Ecumerie et les compagnie 1 Watt et Happés. Balade, cirque et conte s’entremêleront tout au long de la journée du 4 juin au cœur des Marais du Vigueirat. Télécharger le programme détaillé de la séquence.

CHEZ NOS VOISINS

Week-end festif à Genève. Pas moins de 31 musées et institutions participent à la cinquième Nuit des musées organisée dans la ville suisse. Le lendemain, dimanche 21 mai, la fête se poursuit à l’occasion de la Journée internationale des musées. En 2017, la thématique commune s’articule autour de la notion d’anniversaire, dans son acception la plus large – commémoration, célébration, souvenirs, temps forts –, nombre de participants proposant des activités en lien avec leur histoire, leurs archives ou leurs collections. A noter qu’un système de navettes spéciales Nuit des musées est mis en place ce samedi 20 mai de 17 h à minuit. Parmi les très nombreux rendez-vous proposés, un détour s’impose par le Musée d’art moderne et contemporain (Mamco) : alors que la soirée de samedi sera animée par une série de performances empruntées à Fluxus et au groupe Ecart – fondé par John Armleder en 1969 à Genève –, la journée de dimanche est placée sous le signe de l’enfance avec trois ateliers « Jouets caméléons » (dont un, de 10 h à 11 h 30, réservé aux enfants en situation de handicap et à leur entourage) proposés aux 7-11 ans par Vanessa Riera, chef costumière du film d’animation Ma vie de Courgette de Claude Barras. Chaque participant est invité à apporter avec lui quelques vêtements usés ou trop petits ainsi qu’une figurine ou une peluche qu’il sera amené à métamorphoser en fonction de ses déplacements à travers les salles d’exposition du musée. Inscription par email, par téléphone (visites@mamco.ch et 022 320 61 22) ou sur place (dans la limite des places disponibles, soit 20 enfants maximum par atelier). Les deux ateliers de l’après-midi auront lieu de 14 h à 15 h 30 et de 16 h à 17 h 30.

Josh, Tony Matelli, 2010.

Arken se penche sur des questions existentielles. Situé à 20 kilomètres au sud de Copenhague, au Danemark, le Musée Arken présente une exposition dédiée à la thématique du corps. Gosh ! Is it alive ? (Bon sang ! Est-ce que c’est vivant ?) réunit, jusqu’au 6 août, les œuvres d’une trentaine d’artistes internationaux – parmi les Berlinde de Bruyckere, Maurizio Cattelan, Daniel Firman, Robert Graham, Paul McCarthy, Ron Mueck, Xavier Veilhan ou encore Erwin Wurm –, marquées par un hyperréalisme tour à tour fascinant, amusant ou inquiétant. « A l’heure où la robotique, le clonage et l’intelligence artificielle ont fait entrer la science-fiction dans la réalité, l’exposition pousse à s’interroger en profondeur sur ce que signifie le fait d’être humain », résument les organisateurs. Une seconde manifestation, à découvrir jusqu’au 30 juillet, s’appuie sur la collection du musée pour proposer une exploration du thème de la lumière. Intitulée Light in Darkness (La lumière dans les ténèbres), elle s’intéresse à la lumière en tant que spectre de couleurs et condition préalable pour l’homme à l’acte de voir, d’appréhender et de structurer son environnement. Olafur Eliasson, Jeppe Hein, Tim Noble & Sue Webster, Thorbjørn Lausten, Søren Jensen et Martin Erik Andersen en sont les invités. A noter l’animation, tous les dimanches entre 11 h et 16 h, d’un atelier créatif et libre d’accès destiné au public familial.

SUR LA TOILE

Des centaines d’œuvres à l’étude. Pour la cinquième année consécutive, les ministères de l’Education nationale et de la Culture ont coordonné « La classe, l’œuvre ! », un dispositif destiné à rapprocher les musées des enfants scolarisés, de la maternelle jusqu’au lycée. Toute l’année, les élèves des établissements participants ont étudié une œuvre d’un musée de proximité, le lieu accueillant le fruit de leurs travaux à l’occasion de la Nuit européenne des musées. Tous les projets, soit plusieurs centaines, peuvent être consultés en ligne via la plateforme du Réseau Canopé.

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