Art(s) contemporain(s) & Jeunesse – Les idées cool de l’automne

Voici revenu le temps des vacances ! L’occasion pour ArtsHebdoMédias de vous proposer quelques idées de visites « art contemporain » à destination des enfants et des ados ou à partager tout simplement en famille un peu partout en France. Mais également au-delà de nos frontières, comme sur Internet. Du Havre au Luxembourg, de Villeurbanne à Bruxelles, en passant par Rennes, Pau, Carnoët ou encore Paris, nous vous souhaitons d’excellentes découvertes !

DU NORD AU SUD…

Torche, Delphine Coindet, 2007-2018.

Explorer formes et matériaux avec Delphine Coindet au Havre. « La relation forme, texte, image, imaginaire, a toujours été importante, il y a constamment un lien conscient entre la chose que l’on représente, la chose que l’on nomme, la chose que l’on entend, la chose que l’on voit », expliquait Delphine Coindet en 2012 en évoquant son travail avec l’historienne de l’art Lise Guéhenneux. Jusqu’au 22 décembre au Portique, au Havre, la plasticienne française dévoile le fruit de ses recherches récentes. S’articulant autour de deux mots clés, constance et renouvellement, elles s’intéressent aux rapports entre œuvres d’art et objets manufacturés, animé et inanimé, matière et images, convoquent savoir-faire artisanaux et techniques propres aux des arts décoratifs pour interroger la place des matériaux et des formes dans l’histoire de l’art. « Le titre de l’exposition est significatif, précise-t-elle. Ventile évoque une respiration liée à l’espace, mais aussi une dimension aérienne et un aspect comptable. » Dans le cadre de rendez-vous récurrents proposés au jeune public et baptisés Les Ateliers Marmelade, le centre d’art contemporain havrais invite les 6-12 ans à participer à « Modules Mobiles », les samedis 27 octobre, 17 novembre et/ou 8 décembre entre 14 h 30 et 16 h 30 (compter 10 euros par enfant, matériel et goûter inclus) : une visite commentée de l’exposition sera suivie d’un temps d’échange, d’expérimentation de la matière et de création d’après une œuvre de Delphine Coindet. Plus d’infos sur www.leportique.org.

Tapis tufté (détail) signée Elise Peroi, 2018.

Déclinaisons paysagères au Bel Ordinaire à Pau. Foresta est une exposition imaginée par la jeune artiste française – née en 1986 à Besançon, elle est installée à Bruxelles – Lola Meotti, qui réunit jusqu’au 17 novembre les œuvres de cinq créateurs ayant pour point commun le thème du végétal et, plus particulièrement, celui de la forêt. La peintre Zoé Dubus et le dessinateur Vincent Chenut proposent chacun une fresque monumentale, jouant tant sur l’échelle que sur la perspective pour offrir une réalité un brin distordue, chez la première par le biais d’un jeu sur la couleur et la forme, chez le second par opérations de grattage et de soustraction successives de la matière. Le sculpteur Tanguy Poujol et la designer textile Elise Peroi invitent quant à eux le visiteur à pénétrer dans leurs installations, respectivement une forêt constituée d’une multitude de bouts de matériaux de récupération et autres éléments fabriqués par l’artiste et une cabane née de la mise en espace d’un tapis tufté composé par la designer. Comme un fil invisible unifiant l’ensemble, une création sonore signée du compositeur Thomas Ferrando rythme le parcours. Samedi 3 novembre, une visite guidée (à 16 h) sera suivie d’un atelier créatif (à 17 h) ouvert à tous (adultes ou familles) et animé par la plasticienne Clémentine Fort. Infos et réservation (conseillée) au 06 84 77 46 53. A noter l’accueil, jusqu’au 8 décembre par le Bel Ordinaire, de l’une des expositions programmées dans le cadre du Festival Accès)s(, dévolu à la promotion de la création artistique électronique et numérique dans le champ des arts visuels, de la musique et du spectacle vivant. Paysage-fiction offre de découvrir des installations et des vidéos immersives, augmentées et interactives qui célèbrent la nature et ses éléments et interrogent les rapports de l’homme à son environnement naturel. Une visite contée d’une heure est proposée aux enfants (à partir de 3 ans) le samedi 1er décembre à 16 h. Gratuit sur réservation auprès de communication@acces-s.org.

…ET D’OUEST EN EST

Vue de l’exposition We have no art, we do everything as well as we can au Centre d’art contemporain Passerelle, à Brest, Corita Kent, 2018.

Les Ateliers de Rennes, sixième ! Initiée en 2008, la Biennale d’art contemporain Les Ateliers de Rennes entend à la fois créer des ponts entre le monde de l’art et celui de l’entreprise, notamment par le biais de la production d’œuvres, et s’adresser au public le plus large possible. A Cris Ouverts est le titre de sa sixième édition, à découvrir jusqu’au 2 décembre dans une dizaine de lieux culturels rennais, ainsi qu’au Centre d’art passerelle à Brest et à la galerie Raymond Hains à Saint-Brieuc. Les œuvres de quelque 26 artistes, de générations variées et originaires de 13 pays – la France, bien sûr, mais aussi l’Egypte, la Suisse, l’Australie, le Brésil, les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore le Zimbabwe –, témoignent d’une pluralité de pratiques artistiques qui, chacune à sa manière, façonnent d’autres façons d’habiter le monde et d’imaginer l’être collectif. « Les artistes présentés dans les expositions de la biennale interrogent et tendent à se positionner au-delà d’une vision du monde marquée par une domestication généralisée, précisent Céline Kopp et Etienne Bernard, respectivement directrice du Centre d’art Triangle France (Marseille) et directeur de Passerelle. Ils délaissent la vision dominante selon laquelle la subordination et le contrôle d’autres subjectivités humaines, non-humaines ou post-humaines, s’est imposée comme le seul modèle d’extraction et de maintenance de la valeur, et donc, d’habitation du monde social et naturel. A travers cette biennale, nous souhaitons rassembler des artistes qui improvisent l’alternative au cœur de l’enchevêtrement des choses, qui agissent dans les intersections et les fissures des systèmes, façonnent des valeurs nécessairement transitoires, radicalisent l’enchantement et pratiquent la non-conformité. » De nombreux temps de rencontre et d’activités ont été mis en place à destination des familles. Citons, pour la ville de Rennes, les animations « AAAaaahhh ! » proposées par le Musée des beaux-arts les mardi 30 et mercredi 31 octobre à 14 h (à partir de 5 ans, sans réservation), les ateliers « Changer de peau ! » et « Posture et équilibre » au Frac Bretagne les samedi 17 et dimanche 18 novembre entre 15 h et 17 h (dès 6 ans) ou encore les visites « A croquer » les dimanches 4 novembre et 2 décembre à 15 h à La Criée (pour les 6-12 ans, gratuit sur inscription auprès de la-criee@ville-rennes.fr). Le programme complet des activités est à consulter d’un clic !

Les résonances multiples de Katinka Bock. Comptant parmi les invitées d’honneur du quarantième anniversaire de l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, Katinka Bock y présente le troisième volet d’un projet inédit, Tomorrow’s Sculpture, pensé par l’artiste allemande pour trois institutions européennes : le Mudam Luxembourg, le Kunst Museum Winterthur, en Suisse, et l’IAC. Intitulée Radio, l’exposition dévoile le fruit d’explorations liées aux flux et aux matières – qui sont au cœur de sa pratique sculpturale – dans le cadre particulier qu’est le centre d’art, installé dans une ancienne école, tout en se faisant l’écho du contexte historique et architectural singulier de Villeurbanne. A la simplicité des matériaux – bois, argile, pierre, bronze, tissu, etc. –, Katinka Bock allie celle du geste – plier, enrouler, mouler, marquer, etc. – pour déployer dans l’espace tout un ensemble de propositions formelles empreintes de poésie, parfois non dénuées d’humour, dialoguant entre elles et évoluant au fil des jours en fonction des variations atmosphériques du lieu ou de leur interaction avec des éléments extérieurs, tels l’air ou l’eau. Un dimanche par expo, le centre d’art invite les familles pour un moment d’échange autour des travaux présentés suivi d’un goûter. Le prochain rendez-vous de ce type est programmé le 18 novembre prochain, à 15 h 30, et se déroulera en présence de Katinka Bock. Pensez à réserver en ligne !

L’INCONTOURNABLE PARIS…

Le jour se lève ; pendant que certains se réveillent, cette jeune femme a déjà débuté son travail matinal dans les rizières. Ambohimahasoa, Pierrot Men, 2017.

L’art malgache en majesté au Quai Branly. Le Musée du Quai Branly accueille, jusqu’au 1er janvier, une exposition d’envergure inédite dédiée à l’histoire de l’art malgache. Surnommée la Grande Ile – sa superficie dépasse celle de la France –, Madagascar a longtemps été un carrefour d’influences des régions africaines, arabes, indiennes et d’Asie du sud-est, ce bien avant l’arrivée des Européens vers 1500. L’exposition entend témoigner de la richesse de cet héritage métisse et multiculturel tout en le mettant en perspective avec la création contemporaine, à travers les œuvres du sculpteur et peintre Temandrota, du photographe Pierrot Men et de la tisserande Madame Zo. « En rassemblant des témoignages très anciens, avec des pièces archéologiques, et très actuels, avec des œuvres d’artistes vivants, l’exposition rend compte de l’histoire et de l’histoire de l’art de la Grande Ile sur près de dix siècles, écrit Aurélien Gaborit, commissaire de l’exposition. Par le dynamisme des expressions actuelles et la force des œuvres antérieures, les arts de Madagascar n’appartiennent pas au passé. A la croisée des mondes, ils ne peuvent être comparés à ce qui se fait ailleurs, se déploient sans contraintes de style ou de motifs et révèlent ici toute leur singularité. » Des visites guidées spécifiques sont organisées régulièrement à destination des familles (à partir de six ans). Les trois prochaines dates sont les jeudi 25 octobre et 1er novembre et le mardi 30 octobre à 16 h (compter 1 h 30 de visite). Plus d’informations sur le site du musée et réservations au 01 56 61 71 72.

Aki Kuroda lors de l’installation de l’exposition Aquacity.

En immersion avec Aki Kuroda à l’Aquarium de Paris. Pour la cinquième année consécutive, l’Aquarium de Paris a donné carte blanche à un artiste pour imaginer son propre parcours d’exposition. C’est le Japonais Aki Kuroda qui a relevé le défi 2018 ! Né en 1944 à Kyoto, installé à Paris depuis les années 1970, le plasticien a toujours puisé son inspiration dans l’entrecroisement des cultures orientale et occidentale. « Le mot clé de mon travail est inside out-outside in… J’aime me promener en ville. Celle-ci m’envahit. Et, au bout d’un moment, c’est mon esprit qui vient à elle. Une sorte d’intériorité qui sort. Là, je crée mon coin secret. C’est un endroit où la vie quotidienne devient plus forte, plus dynamique. Car je ne suis ni japonais, ni français. Je suis déraciné. Donc j’ai besoin d’avoir toujours le sentiment de vivre de manière plus dynamique avec cette ville qui devient de plus en plus mon sujet. » S’emparant des 3 500 m2 de l’Aquarium de Paris, il présente Aquacity, un ensemble d’installations, vidéos, peintures et sculptures dialoguant avec l’environnement marin au fil de quatre îlots baptisés « Le Passage » – où s’entrecroisent passé, présent et futur, réel et imaginaire –, « Le Labyrinthe » – empli de lettres et de graffitis –, « Orient-Occident » – où cultures nipponne et occidentale se mêlent et se confrontent – et « L’immersion Poétique » – visiteurs et animaux marins y sont les spectateurs d’une vidéo diffusée au cœur du grand bassin. Un hymne à la Nature, à l’altérité et au le voyage à découvrir jusqu’au 11 novembre.

…ET SES ENVIRONS

Le peuple Ranthambore (Inde), Danielle Beck.

L’animal pour muse à Rueil-Malmaison. Qu’ils soient peintres (François Blin, Danielle Beck, Hélène Legrand, Patrick François, Rémi Bourquin, Franz Bodo et Philippe Tallis), sculpteurs (Michel Bassompierre, Pierre Yermia et Bernard Frigière) ou photographe (Michel d’Oultremont), tous s’inscrivent dans l’héritage laissés par les grands artistes animaliers des XVIe ou XVIIIe siècles. Réunis le temps d’une exposition présentée par l’Atelier Grognard, à Rueil-Malmaison, onze artistes livrent le fruit de leur observation singulière de la nature en général et des animaux en particulier. Danielle Beck confie être « inspirée par la grâce et la beauté » des grands félins ; Rémi Bourquin évoque son désir de « restituer cette douceur, cette force, cette fragilité, cette grandeur du monde animal » ; Michel d’Oultremont tente pour sa part « de traduire le beau en montrant l’aspect esthétique de la nature et de la biodiversité ». Invitant le regardeur à s’interroger sur les rapports entretenus aujourd’hui par l’Homme avec les animaux, Sauvages est ouverte au public jusqu’au 9 décembre, tous les jours sauf le lundi de 13 h 30 à 18 h. Une visite guidée et des ateliers pédagogiques sont organisés respectivement chaque samedi et chaque dimanche à 15 h. Le lieu accueillera par ailleurs un concert, le samedi 24 novembre à 20 h 30, donné par Colori Tempi (association d’artistes et amateurs d’art) sur le thème des animaux dans la musique.

La longue traversée, Thierry Fontaine, 2005.

Polyphonie visuelle signée Thierry Fontaine au CPIF. Depuis le milieu des années 1990, l’artiste d’origine réunionnaise Thierry Fontaine a adopté la photographie comme médium de prédilection et témoin exclusif d’une pratique de la sculpture allant de l’objet à l’installation, en passant par la performance. A travers une trentaine d’images (notre photo d’ouverture), le Centre photographique d’Ile-de-France, à Pontault-Combault, revient jusqu’au 23 décembre sur un parcours parsemé de rencontres et nourri par un regard à la fois engagé et poétique sur le monde. « Insolites et souvent énigmatiques, ses images révèlent de curieuses réalités dont le sens est suspendu, écrit Dominique Abensour, co-commissaire de l’exposition avec Nathalie Giraudeau. On y voit des corps en action aux prises avec de l’argile, un matériau des plus anciens ; des masques africains aux larmes de cire ; des paysages fragmentés à dimension onirique, des végétaux et des animaux transfigurés ; des phénomènes troublants et d’étranges créations artisanales. En déplaçant ses activités de sculpteur dans l’espace photographique, Thierry Fontaine développe une œuvre hybride et nomade. A travers une gamme extensive de dispositifs, il cherche à transmettre une expérience de la diversité du monde et de l’échange entre des registres éclectiques parfois contradictoires. Ses photographies témoignent d’une pratique polyphonique, active dans le monde où nous vivons, à la fois pluriel et singulier. » Un week-end par mois, un temps d’activités pour petits (à partir de 5 ans) et grands est proposé par un médiateur afin de découvrir l’exposition du moment de manière ludique et interactive (gratuit et sur réservation) ; prochain rendez-vous familial le dimanche 18 novembre, de 15 h à 16 h. A noter également, l’organisation lors de chaque période de vacances scolaires d’ateliers de pratique artistique. Du 29 au 31 octobre, de 10 h à 17 h, la photographe Marie Quéau accompagne par exemple les jeunes de 7 à 14 ans en revisitant la notion de portrait à travers le thème « La tête à modeler, le corps à plier ! » (compter 40 euros pour les trois jours ; renseignements et inscriptions au 01 64 43 53 90 ou via francesco.biasi@cpif.net.

À L’AIR LIBRE

La Vallée des Saints.

Escapade XXL à Carnoët. Au beau milieu de la Bretagne, une centaine d’immenses silhouettes s’élancent vers le ciel. Initié il y a dix ans, le projet de La Vallée des Saints de Carnoët est, outre une immense galerie d’art à ciel ouvert, un lieu unique d’émulation et de formation à la sculpture de pierre monumentale : une dizaine de sculpteurs sont déjà venus « étudier » sur place et une école devrait voir le jour d’ici un an ou deux. Chaque année, entre mars et octobre, le public peut observer les artistes façonner des blocs de pierre de près de vingt tonnes afin d’agrandir la famille de géants – figures toutes inspirées de saints bretons et celtiques – veillant sur les lieux. Les dernières interventions sont signées Vivien Gamba, Cyril Pouliquen, Seenu Shanmugam, Christophe Le Baquer et Olivier Lévêque. L’objectif affiché est de porter un jour le nombre de ces statues de quatre à six mètres de haut à 1 000 ! Lors des vacances scolaires, tout un planning d’animations attend les jeunes visiteurs et leurs parents. Jusqu’au 4 novembre, des visites guidées sont ainsi programmées tous les jours à 11 h (sauf les 27 et 28 octobre) et à 15 h (sauf les 28 et 31 octobre). Mercredi 31 octobre à 17 h, une visite contée vous emmènera à la découverte de La Toussaint, ou Hollsent, qui a remplacé Samain, le nouvel an celte, et sur les traces de saints mystérieux, parfois redoutés, qui peuplent les légendes et superstitions d’autrefois (réservation auprès de laurine@terredegranit.com). Ces visites coûtent 5 euros par adulte et 2,50 euros par enfants de plus de 7 ans. Un jeu de piste est par ailleurs disponible à boutique de la Vallée des Saints, ouverte tous les jours de 10 h à 17 h 30.

A structure for sharing, Jay Nelson & Rachel Kaye, 2018.

L’amour tous azimuts à Anglet. La cité balnéaire d’Anglet, sur la côte basque, accueille jusqu’au 4 novembre la septième édition de La Littorale, biennale internationale d’art contemporain déployée dans l’espace public. Madeleine Berkhemer, Jérémy Demester, Tadashi Kawamata, Grout/Mazéas, Bernhard Martin, Laure Mary-Couégnias, Jay Nelson & Rachel Kaye, Stéphane Pencréac’h, Remed (Guillaume Alby), Lionel Scoccimaro et Anne Wenzel sont les onze artistes et duos à avoir été invités à créer des œuvres sur le thème de l’amour, en résonance avec le site emblématique de la Chambre d’Amour, connu pour sa grotte, sa légende, sa plage, ses spots de surf, et qui a donné son nom à l’édition 2018 de la manifestation . « L’originalité de La Littorale consiste à exposer des œuvres in situ, inédites, produites pour l’occasion et éphémères, rappelle Richard Leydier, commissaire de l’exposition. Or, comme l’amour est un thème qui concerne surtout le domaine des émotions, celui de la vie intérieure, il me semblait important de ne pas disperser les pièces dans des sites éloignés les uns des autres. Le parcours se partage entre la caverne, le jardin de la grotte, la falaise, la petite Chambre d’Amour, la promenade de la Chambre d’Amour, le long de la côte. Soit un trajet continu, en forme de spirale, que l’on peut faire à pied. » Des visites en famille gratuites et sans réservation sont proposées chaque mercredi et dimanche, respectivement à 15 h et 16 h 30. Un atelier artistique, baptisé La Petite Fabrique et animé chaque samedi à 16 h par l’artiste Louisa Raddatz, propose aux enfants et à leurs parents d’assembler fils, bouts de laine, cordes et grillages pour créer des formes symbolisant l’attachement, l’une des déclinaisons possibles du thème de l’amour. Visites et activités ont pour point de départ et de rendez-vous le Pavillon de la Biennale. Plus d’infos sur les œuvres et le plan du parcours d’un clic.

CHEZ NOS VOISINS

Wind Caravan, Susumu Shingu, 2000.

La partition aérienne de Susumu Shingu au Mudam. Cela fait 20 ans que Wind Caravan, un ensemble de 21 sculptures animées par le vent, parcourt la planète, traversant déserts et plaines, supportant le froid comme les chaleurs extrêmes. L’œuvre signée Susumu Shingu fait actuellement étape dans le Park Dräi Eechelen, qui entoure le Mudam Luxembourg, ce dans le cadre de l’exposition Spaceship consacrée par l’institution à l’artiste japonais. Quinze pièces, réunies de manière inédite en Europe, sont à découvrir jusqu’au 6 janvier. L’eau, la lumière et, surtout, le vent sont au cœur du travail sculptural de Susumu Shingu, ses œuvres s’animant au moindre souffle pour révéler la présence intangible et pourtant omniprésente de notre air salvateur. Très actif en termes de médiation et d’ouverture à la jeunesse – des balades contées, visites guidées et différents ateliers sont proposés dès l’âge de trois ans –, le Mudam Luxembourg a par ailleurs inauguré à la rentrée 2018 l’Art Freak Akademie, une série de rendez-vous autour des grands thèmes de l’histoire de l’art,destinés aux adolescents à partir de 13 ans. « La photographie » et « L’art s’inspire du cinéma » seront les prochaines thématiques abordées, respectivement les mercredis 21 novembre et 19 décembre de 17 h à 18 h (compter huit euros par séance ; inscription via artfreak@mudam.lu ou au +352 45 37 85 531). L’ensemble des activités proposées au jeune public est à retrouver sur www.mudam.lu.

H-Horse, Nendo, 2016.

Le design à hauteur d’enfants à Bruxelles. Play the Game (Jouer le jeu) est une exposition présentée jusqu’au 27 janvier par l’ADAM – Brussells Design Museum qui rassemble une sélection d’objets produits par Kartell spécialement pour l’univers des enfants ou témoignant d’une ironie spécifique ou d’un esprit de jeunesse permettant de mettre en exergue l’aspect ludique du design. Deux parcours de visite ont été conçus spécialement pour l’occasion : l’un à destination des adultes, l’autre pour les enfants, l’idée étant de s’appuyer sur les différentes capacités cognitives des utilisateurs. Les adultes découvrent ainsi une exposition descriptive et critique, qui propose des informations historiques et techniques sur les objets et les divers thèmes abordés, tandis que les plus jeunes sont invités à effectuer un voyage d’exploration et à découvrir physiquement les objets ainsi que les valeurs du design qu’ils représentent au fil d’un véritable parcours éducatif, comprenant notamment des installations interactives et un projet graphique. En complément, a été édité un petit livret-jeu distribué gratuitement à l’accueil du musée. Une seconde publication, destinée aux 6-14 ans, revient sur l’histoire et les grandes caractéristiques du design, plus particulièrement des objets en plastique, du XXe siècle à nos jours.

SUR LA TOILE

Réjouissances en ligne avec la Tate Kids. « L’art de David Hockney ne se limite pas aux peintures de piscine, peut-on lire sur le site dédié aux enfants par la Tate britannique. Alors, pourquoi est-il si important ? » Travaillez votre anglais en découvrant la réponse en famille sur Tate Kids, un site aussi ludique qu’instructif à explorer (finalement) à tout âge !

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