Art(s) contemporain(s) & Jeunesse – Les idées cool de juin

Chaque mois, ArtsHebdoMédias sélectionne, un peu partout en France ainsi que chez nos voisins européens et sur Internet, quelques idées de visites « art contemporain » à destination des enfants et des ados ou à partager tout simplement en famille. Notre moisson de juin vous entraîne jusqu’à Béthune, Brest, Lons-le-Saunier, l’Isle-sur-la-Sorgue, Aix-en-Provence ou encore Vichy, sans oublier un détour par l’incontournable capitale hexagonale et sa banlieue. Arts numériques, photographie, installation, sculpture et peinture sont au programme. Bonnes découvertes.

DU NORD AU SUD…

Objets perdus (série), Rossella Piccinno, 2016.

Prière de toucher ! Pas moins d’une quinzaine d’installations signées Scenocosme sont à découvrir jusqu’au 23 juillet au Centre d’arts visuels Labanque, à Béthune dans le Pas-de-Calais. Toutes mettent en jeu le corps dans son intimité et son rapport à l’autre : « Elles interrogent nos relations à l’environnement naturel, social, technologique à travers le contact, le toucher, les distances proxémiques », précise le couple d’artistes composé de Grégory Lasserre et d’Anaïs met den Ancxt. Hybridation et interactivité sont deux notions clés de leur travail. La première fait écho à leur manière générique de « détourner et fusionner la technologie avec des éléments naturels » ; la seconde témoigne de l’importance du rôle attribué au spectateur : « L’individu en interaction se retrouve impliqué physiquement dans une relation intimiste. Les relations ainsi proposées génèrent de multiples comportements et émotions, qui varient en fonction d’un contexte culturel comme des individus. (…) L’expérience de nos œuvres passe ainsi par des instants de partages émotionnels, d’échanges verbaux et sociaux. Les visiteurs dépassent largement le statut d’éléments déclencheurs en s’appropriant véritablement les espaces d’interaction. » Une visite en famille de l’exposition est programmée dimanche 9 juillet à 16 h 30 ; divers ateliers créatifs sont également proposés aux enfants un mercredi sur deux (prochaines dates : le 21 juin et le 5 juillet) et pendant les vacances scolaires (renseignements via elsa.lebas@bethunebruay.fr). Par ailleurs, ne manquez pas l’occasion de découvrir trois autres expositions respectivement dédiées aux univers très différents des peintres Aurore Pallet et Jean-Michel Meurice – qui convie, entres autres, Pierre Alechinsky, Jean Le Gac, Bernard Moninot, Georges Rousse et Claude Viallat à exposer à ses côtés – et de la photographe et vidéaste Rossella Piccinno ; celle-ci livre le fruit d’un projet mené l’année dernière auprès des réfugiés, à Calais. A noter, enfin, la gratuité de l’entrée tous les premiers dimanches du mois !

All about Happiness, Yayoi Kusama, 2013.

La nature sur un piédestal. Créée en 2011 dans le but de promouvoir la sculpture contemporaine, la Fondation Villa Datris organise chaque année une vaste exposition dans ses espaces de L’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse. « De nature en sculpture » est le thème retenu pour l’édition 2017 de la manifestation qui se tient jusqu’au 1er novembre. « La nature n’a peut-être jamais autant intrigué, interpelé l’homme qu’aujourd’hui, relève Danièle Kapel-Marcovici, commissaire de l’exposition et présidente de la Fondation Villa Datris. Et encore plus les artistes, observateurs et expérimentateurs de l’immensité de cet univers vivant et insondable, chargé d’une force puissante, et cependant si vulnérable. Face à ses mystères et ses métamorphoses, les artistes proposent de réinventer la nature de demain, une re-création qui est aussi une récréation. » Les œuvres d’une soixantaine de plasticiens – parmi eux Hicham Berrada, Michel Blazy, Johan Creten, Daniel Dezeuze, Eva Jospin, Yayoi Kusama, Théo Mercier, David Nash, Giuseppe Penone ou encore Nils Udo – offrent une réjouissante variété de regards portés sur la nature. A la fois source d’inspiration et moyen d’expression, celle-ci apparaît tour à tour fragile, énergique, féérique et troublante. Des ateliers et une médiation spécifiquement conçus pour les enfants sont organisés à intervalles réguliers le temps de l’exposition. Plus d’informations au 04 90 95 23 70 ou via www.villadatris.com.

…ET D’OUEST EN EST

Détail de l’exposition Les vedettes, on ne s’en sépare pas de Clémence Estève au Cac Passerelle de Brest.

D’ambitieuses passerelles à Brest. Le Centre d’art contemporain Passerelle de Brest propose, tout au long de l’année, un large éventail d’activités éducatives et ludiques destinées aux plus jeunes. Une visite-atelier est, par exemple, organisée tous les premiers samedis du mois (sauf le 5 août prochain) pour les enfants de 3 à 5 ans et leurs parents, tandis que des ateliers de création dédiés aux 6-12 ans se déroulent quatre après-midis par semaine pendant les vacances scolaires (prochain rendez-vous du lundi 10 au jeudi 13 juillet). D’ici aux grandes vacances, deux ateliers « surprise » attendent les 3-6 ans les mercredis après-midis 21 et 28 juin. Informations et réservations sont disponibles au 02 98 43 34 95 ou via publics@cac-passerelle.com. Toutes les activités s’articulent en lien étroit avec les expositions temporaires déployées dans le lieu. L’occasion d’appréhender, jusqu’au 2 septembre, l’univers plastique mélancolique et teinté de romantisme du Norvégien Steinar Haga Kristensen, comme le travail pluridisciplinaire et poétique conduit autour de la notion de trace par la Lettone Ola Vasiljeva. Deux artistes français sont également à l’honneur tout l’été : Clémence Estève mène une réflexion sensible sur le musée et ses fonctions, qui se traduit par une déambulation insolite et toute en subtilité, tandis qu’Aurélien Froment nous invite à la rencontre de Franco Melis, musicien sarde et sonneur de launeddas – une étrange clarinette constituée de trois tuyaux de roseau –, à travers un film qui devient à la fois le lieu d’une exposition et de l’exécution d’une musique.

Installation signée Sophie Dalla Rosa.

Se perdre dans les mailles du filet à La Maison de la vache qui rit. Sophie Dalla Rosa a fait du tricot et du crochet ses modes d’expression privilégiés. Elle explore ainsi les diverses possibilités et techniques de la maille pour créer des installations et objets sculpturaux empruntant tant à la richesse formelle de la nature qu’à notre quotidien. Jusqu’au 3 septembre, l’artiste déploie ses œuvres oniriques, colorées et non dénuées d’humour – il est permis de les toucher, voire pour certaines de les enfiler ! – à travers les espaces de la Maison de la vache qui rit, à Lons-le-Saunier dans le Jura. L’institution a mis en place pour l’occasion un nouvel atelier de création, propice à l’expérimentation en famille et placé sous le signe de l’imaginaire et du ludique. Au fil de l’été, six soirées sont au programme (les jeudis 13, 20 et 27 juillet et 3, 10 et 17 août), durant lesquelles petits et grands se verront proposer diverses animations le temps d’un pique-nique convivial. Renseignements au 03 84 43 54 10 ou via contact@lamaisondelavachequirit.com.

L’INCONTOURNABLE PARIS…

Mamedy Doucara
Les Chercheurs d’Or (série), Mamedy Doucara.

Vive l’esprit d’équipe ! Le Maif Social Club accueille Sportmania, une exposition insolite et interactive où s’entrecroisent sport, art, innovation… et philosophie ! Performance, culture du corps, soif de gagner sont autant de notions ainsi explorées par la dizaine d’artistes et collectifs invités. Visual System présente par exemple Half-Times, véritable terrain de jeu pluridisciplinaire où l’action des visiteurs a une influence directe sur l’environnement lumineux de l’installation. Avec Dribble, Pascal Bauer met en scène un footballeur, aux allures de personnage de jeu vidéo, qui effectue d’inlassables dribbles d’avant en arrière, coincé sur un écran vertical cheminant lui-même le long d’une poutre métallique. Une façon pour l’artiste de « relier le sport-spectacle au jeu vidéo, dans un contexte d’observation du sport qui, lui, n’a plus grand-chose de positif ». Dans une toute autre approche, l’ancien sportif de haut niveau Mamedy Doucara déploie un ensemble de portraits photographiques – extrait d’une série de plus de 130 images –, à travers lesquels il met en exergue l’esprit de sacrifice, comme la soif de victoire et l’abnégation prêtés aux athlètes qu’il métamorphose ici en chercheurs d’or. Edouard Sufrin se propose, quant à lui, de donner un écho sportif aux pensées philosophiques diffusées aléatoirement par ses petits boîtiers baptisés Phi. Dépassement, corps, âme, effort et limite sont quelques-uns des sujets ainsi offerts à la réflexion de tout un chacun par les penseurs choisis par l’artiste. Sportmania est à découvrir en libre accès jusqu’au 13 juillet.

Œuvre signée Ready2Rumbl.

Miam, miam ! A moins que… Tous les ans, la galerie Lacroix invite à Paris un artiste étranger n’ayant encore jamais exposé en France. Elle présente, jusqu’au 26 juin, l’univers pop et faussement naïf du Néerlandais Ready2Rumbl. Qu’il s’exprime sur les murs de la ville, sur toile ou par l’intermédiaire de la sculpture, ce dernier puise son inspiration dans le monde animal – celui, notamment, qu’exploraient les dessins animés de son enfance – et dans la nourriture. « Je suis sensible aux nouveaux modes de pensées – culture healthy, bio shop et restaurants bio qui poussent comme des champignons –, au commerce équitable et aux nouveaux modes de production, explique-t-il. Malheureusement tout ceci s’adresse encore surtout aux élites. » Les couleurs vives et séduisantes d’un avocat géant, d’un Winnie l’Ourson savourant un bonbon ourson ou encore d’un hamburger installé au volant d’une décapotable se font l’écho des produits, logos et autres emballages alléchants qui défilent sur les écrans publicitaires et parsèment les rayonnages de nos supermarchés. Offrant différents niveaux de lecture, l’exposition The Food Show devient quant à elle propice à une réflexion collective sur ces sujets bien ancrés dans le monde actuel que sont la santé, la consommation et la (sur)production.

…ET SES ENVIRONS

Le Musée passager est ouvert sept jours sur sept de 10h à 20h.

Hip, hip, hip pour le Musée passager ! Initié en 2014 par la région Ile-de-France, le Musée passager est un projet itinérant composé d’une exposition pluridisciplinaire d’art contemporain, de concerts, de performances, de projections, de tables-rondes, de temps de rencontre avec les artistes et d’ateliers participatifs. Après avoir fait étape à Argenteuil (Val-d’Oise) au mois de mai, il s’est installé ce week-end, et jusqu’au 9 juillet, à Clichy-sous-Bois (Saine-Saint-Denis), face au collège Romain-Rolland, et est attendu à Draveil (Essonne), sur l’île de Loisirs du Port aux Cerises du 15 juillet au 6 août. Parmi la quinzaine d’artistes de différentes générations conviés à présenter leur travail dans le cadre de l’exposition 2017, placée sous le commissariat de Florence Guionneau-Joie et s’articulant autour du thème « L’Homme-Nature », citons Clément Bagot, Bae Bien-U, Piero Gilardi, Fabien Mérelle, Samuel Rousseau, Barthélémy Toguo ou encore Lois Weinberger. Comprendre, expérimenter, réfléchir, contempler, partager, ressentir, se souvenir sont autant de mots clés définissant la manifestation à visée résolument pédagogique, imaginée dans le but de sensibiliser de nouveaux publics à la création contemporaine. Tous les mercredis et chaque week-end, des ateliers d’arts plastiques destinés aux plus jeunes sont animés, de 14 h à 18 h, par une équipe de médiateurs. A noter la rencontre avec le dessinateur Fabien Mérelle, proposée le dimanche 25 juin entre 15 h et 17 h, à Clichy-sous-Bois. Celle-ci est gratuite, comme l’ensemble des activités, mais nécessite une inscription auprès de reservation.lmp@iledefrance.fr. Le samedi 8 juillet, de 14 h à 16 h, le public est invité à rejoindre la plasticienne Corinne Valverde afin de participer à l’élaboration d’une installation collective d’art textile végétal à partir de supports de récupération. Tout le détail de la programmation de l’étape clichoise d’un clic. Les activités et temps de rencontre organisés à Draveil devraient être disponibles d’ici peu au lien suivant : www.iledefrance.fr.

A L’AIR LIBRE

Sculpture signée Denis Augé.

L’invitation aixoise à la flânerie. Seize artistes, deux écrivains, mais aussi des comédiens, des chanteurs et des musiciens seront disséminés, les samedi 25 et dimanche 26 juin, dans cinq jardins du quartier Mazarin d’Aix-en-Provence. Initiées par l’association Aix en œuvres, créée en 2002 par Andréa Ferréol, les Flânerie d’Art Contemporain tiennent cette année leur onzième édition. « La peinture est, pour moi, affaire de passion, de curiosité, écrit la comédienne. C’est pourquoi, j’ai créé les Flâneries d’Art Contemporain dans les jardins aixois pour que les promeneurs, en poussant simplement la porte d’un jardin inconnu, rencontrent des œuvres belles, singulières, étonnantes à voir et à entendre. Dix ans de plaisir, à vous faire partager ma passion et offrir aux regards curieux des flâneurs mes coups de cœur créatifs qui, je l’espère, vous toucheront comme ils m’ont touchée. » Peinture donc (avec Philippe Morice), mais aussi photographie (Juliette Chenais de Busscher, Patrick Braoudé, Trevor Narg, Eric de Ville), dessin (Denise Fernandez Grundman), céramique (Atelier du Réal), sculpture (Denis Augé, Gilles de Kerversau, Joe Neill), art lenticulaire (Olivier Glon), bande dessinée (Pierre Fouillet), installation vidéo (Christophe Bricard) ; tels sont quelques-uns des modes de création représentés dans cette manifestation éclectique, ancrée dans la découverte et l’échange. L’adresse des différents jardins, accessibles gratuitement de 11 h à 19 h, et le programme des interventions plastiques, musicales, littéraires ou encore dansées sont à consulter ici.

Sunflower, série Hiding in the City, Liu Bolin, 2010.

L’art du portrait célébré à Vichy. Les portraits ont la part belle pour la cinquième année consécutive à Vichy. La ville consacre une série d’expositions à cette discipline photographique, abordée sous ses formes les plus diverses à travers les réalisations d’une dizaine d’artistes. Si le Centre culturel Valery-Larbaud accueille les travaux de l’Américain Stephen Shames, du Suédois Christer Strömholm (1918-2002), de la Franco-Britannique Catherine Balet, des Français Pierre Gonnord et Claudia Imbert, ainsi que des portraitistes de l’agence parisienne Modds, c’est à ciel ouvert que se dévoile le reste des propositions. Pas moins d’une soixantaine de photographies signées Liu Bolin, artiste chinois passé maître dans l’art de se fondre dans le décor, se déploient sur l’Esplanade du Lac d’Allier. Des images spectaculaires – peint de la tête aux pieds, Liu Bolin ne fait plus qu’un avec un linéaire de supermarché, une porte de coffre-fort, un tas de charbon, etc. – qui témoignent aussi d’un esprit de résistance : en incarnant cet « homme invisible » et en s’insinuant là où on ne l’attend pas, l’artiste entend affirmer sa présence indisciplinée dans un monde qui tend à effacer la singularité de chacun. Sur le parvis de l’église Saint-Louis, de grands cubes blancs arborent une trentaine de photographies de la jeune Portugaise Sandra Rocha, fruits d’une résidence effectuée récemment au contact des habitants de la ville d’eau. Un guide spécialement édité à destination du jeune public est disponible au centre culturel. Conçu pour aiguiser le sens de l’observation des enfants, il offre un éveil ludique aux techniques de la photographie par le biais, notamment, de jeux de coloriage et de mise en situation. Le Festival Portrait(s) est à découvrir jusqu’au 10 septembre.

CHEZ NOS VOISINS

Installation signée Carsten Höller.

Carsten Höller, premier invité du Centre Botín. La Fondation Botín est une institution philanthropique espagnole créée en 1964. Elle s’apprête à ouvrir les portes, ce vendredi 23 juin à Santander, ville côtière du nord de l’Espagne, d’un tout nouveau centre d’arts visuels dessiné par Renzo Piano. Outre une exposition de dessins de Goya et la présentation d’une partie de la collection d’art contemporain de la fondation – elle comprend des œuvres de Lara Almarcegui, Miroslav Balka, Carlos Bunga, Tacita Dean, Mona Hatoum et Juan Uslé, pour ne citer qu’eux –, sa programmation inaugurale met à l’honneur l’Allemand Carsten Höller en lui consacrant, de manière inédite en Espagne, une vaste rétrospective jusqu’au 10 septembre. Né en 1961 et entomologiste de formation, ce dernier développe, depuis le début des années 1990, une démarche artistique qui entremêle intuitions scientifiques et expériences physiques et sensorielles – de la part du spectateur – pour ouvrir la voie vers de nouvelles perceptions et « d’autres mondes existants ». La peintre américaine Julie Mehretu lui succèdera au mois d’octobre.

Prothèses d’oreilles, Baudouin Oosterlynck.

Tours et détours à La Louvière. Un été sur deux depuis 1997, la biennale ARTour investit une dizaine de musées, châteaux, parcs, bâtiments publics et industriels de La Louvière, près de Mons en Belgique, et des communes environnantes. Pour sa onzième édition, la manifestation, qui ouvre ses portes ce dimanche 25 juin, s’articule autour de l’idée de collection et des rapports qu’entretiennent avec elle les artistes contemporains. Ces derniers sont-ils des collectionneurs comme les autres ? La collection est-elle l’antichambre de l’art, comme le laisse entendre Annette Messager ? Voire un laboratoire et l’une des sources d’inspiration de l’œuvre ? Comment thèmes et motifs de la collection sont-ils traités dans leur travail ? Telles sont quelques-unes des questions abordées à travers les différentes expositions à découvrir jusqu’au 10 septembre. Parmi elles, citons De verre et d’os, une proposition présentée au Musée de la mine et du développement durable de Bois-du-Luc et signée du duo français Art Orienté objet (Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin). Mûs par un souci écologique, les deux plasticiens appuient leurs recherches sur une action de collecte et de recyclage – de l’os à la plume en passant par la collection de clichés d’oiseaux morts – pour favoriser une réflexion collective et durable sur notre relation à l’animal, nos modes de production et de consommation ou encore notre futur technologique. Dans le même lieu, une exposition collective réunit un ensemble d’installations interactives, de dispositifs génératifs et connectés et d’objets plastiques hybrides qui interrogent, par le biais d’un regard critique et/ou ludique, divers processus de (re)collection et de réappropriation des données. Au Centre de la gravure et de l’image imprimée, Les palimpsestes de Pierre Alechinsky témoignent du détournement entrepris par l’artiste d’innombrables documents imprimés – vieux courriers manuscrits, lettres commerciales à en-tête, factures, anciennes cartes de géographie et plans de villes – récoltés par ses soins depuis plus de 60 ans. C’est au Musée Ianchelevici, que le Belge Baudouin Oosterlynck dévoile quant à lui une insolite collection de lunettes, ainsi qu’un ensemble d’œuvres contemporaines acquises au fil des ans. L’une et l’autre offre un éclairage inédit sur la démarche du plasticien, en mettant notamment en lumière les rapports étroits entre les mécanismes optiques et les instruments d’écoute qu’il crée depuis un quart de siècle.

SUR LA TOILE

Dans le trait des artistes. En 2016, les éditions Sémiose, associées à la galerie éponyme fondée par Benoît Porcher il y a tout juste dix ans, ont lancé une collection d’albums de coloriage conçus par des artistes. Une dizaine d’ouvrages sont actuellement disponibles sur leur site Internet. Ils sont signés, entre autres, Joël Hubaut, Hippolyte Hentgen, Rainier Lericolais, Françoise Pétrovitch ou encore Alain Séchas.

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