Angelika Markul, lauréate du 10e Prix Maif pour la Sculpture

Créé dans le cadre de la politique de mécénat culturel de la société d’assurance du même nom, le Prix Maif pour la Sculpture permet chaque année à un plasticien encore méconnu du grand public de réaliser une première œuvre en bronze. Sa dixième édition a récompensé, lors d’une cérémonie accueillie au Maif Social Club le 21 septembre dernier, l’artiste d’origine polonaise Angelika Markul pour son projet Mylodon de Terre (photo ci-contre), inspiré des récits légendaires entourant le mylodon, animal préhistorique de la famille des paresseux dont les traces ont été découvertes en Amérique du Sud au XIXe siècle. Depuis plus de dix ans, la platicienne, qui vit en France, mène des recherches autour des notions de mémoire, de corps, de lieu ou encore de destruction et de la question du cycle de la vie. Mylodon de Terre devrait être réalisé en bronze en deux exemplaires, en collaboration avec la Fonderie Chapon, au cours du premier semestre 2018. Pour la première fois, le jury* a décidé d’octroyer un second prix à l’un des quatre autres finalistes qu’étaient Alfredo Aceto, Brice Chatenoud, Nicolas Boulard et Thomas Waroquier. C’est ce dernier, par ailleurs le plus jeune finaliste que le prix ait sélectionné (21 ans), qui a été choisi pour sa sculpture Souvenons-nous que la guerre défigure. Hommage aux Gueules cassées, remportant le Prix spécial du public, assorti d’une aide à la création de 3 000 euros.

* Le jury de la 10e édition du Prix Maif pour la sculpture était composé de Dominique Mahé (président de la Maif), Marc Vellay (artiste), Marie-Anne Ben Maïz (administratrice honoraire de la Maif), Gaël Charbau (critique et commissaire indépendant), Emmanuel Daca (chef d’atelier à la Fonderie Chapon), Marianne Lanavere (directrice du Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière), Anne Langlois (directrice de 40mcube à Rennes, et Chiara Parisi (commissaire pour les expositions d’art contemporain à la Villa Médicis).