Martine Salavize – Corps intimes, corps imprévisibles

Les bras croisés, les mains affleurant le cou telle une caresse, geste tendre et protecteur, les personnages au crâne de bonze émergent de trois pièces d’eau. Plus loin, des voiles que le vent enfle, toutes de béton et de métal, dernières créations de Martine Salavize, prennent le large. «  Je me laisse prendre par la forme  », confie l’artiste aux visiteurs de son site Web. Sculpteur et peintre, elle invite, dans les jardins du Grand Courtoiseau, à une Plongée sculpturale, et une sorte de partita s’improvise entre l’eau, le monde végétal et le minéral. « Très présent, très sensuel, le corps féminin a toujours été l’outil essentiel qui a permis à mon travail d’avancer. Du corps intime, il a évolué vers le corps suggéré. La forme s’est imposée de façon plus abstraite au fil du temps, des espaces extérieurs et des différents matériaux  », explique-t-elle. L’utilisation du béton Sika lui a permis de lier ces derniers entre eux et ainsi de poursuivre l’aventure vers d’autres équilibres. En plein air, les sculptures de Martine Salavize jouent avec la lumière, s’immiscent dans la nature, s’y fondent selon un rite qui se joue des apparences. En osmose avec cette végétation raffinée aux formes sophistiquées, les pièces se laissent apprivoiser et, au détour d’un bosquet, provoquent la divine surprise.
Martine Salavize
Présences au jardin exotique, Martine Salavize

Martine Salavize
Laminaire, Martine Salavize

GALERIE

Contact
Crédits photos