Marlene Dumas à Bâle – L’émotion à fleur de toile

Marlene Dumas, photo Peter Cox, ProLitteris, courtesy Gallery Koyanagi

«  Des images de seconde main peuvent procurer des émotions de premier ordre  », explique Marlene Dumas. L’artiste sud-africaine ne s’inspire pas de la vie, mais de photos et de coupures de presse. Cette technique lui permet de prendre la distance nécessaire avec ses sujets. Née en 1953 au Cap, Marlene Dumas émigre aux Pays-Bas en 1976 où elle vit encore aujourd’hui. Comme elle le dit elle-même, elle n’a jamais peint un arbre de sa vie. Les visages et les corps ont sa préférence. Ses toiles traitent de la souffrance, de la maladie, de la violence et de la mort, «  qui est quelquefois un soulagement  », confie-t-elle. Cette plongée dans l’intimité des modèles s’apparente quelquefois à un cauchemar, quand la peintre choisit de représenter les visages de personnes décédées ou le visage d’une mère, défiguré par le chagrin. L’œuvre interroge sans cesse le poids de l’image, omniprésente dans notre société  : «  L’image comme un fardeau  ». Après le musée Stedelijk à Amsterdam et la Tate Modern à Londres, la fondation Beyeler, en Suisse, consacre cet été une rétrospective à cette artiste particulière et remarquable. Préparée en collaboration étroite avec elle, l’exposition retrace trente ans de création.
Marlene Dumas, photo Peter Cox, ProLitteris
The Painter, Marlene Dumas, 1994
Marlene Dumas, photo Robert Bayer
Nuclear Family, Marlene Dumas, 2013
Marlene Dumas, photo Peter Cox, ProLitteris
Genetiese Heimwee / Genetic Longing, Marlene Dumas, 1984
Marlene Dumas, photo Peter Cox, ProLitteris
The Widow (détail), Marlene Dumas, 2013
Marlene Dumas, photo Peter Cox, ProLitteris
Helena’s Dream, Marlene Dumas, 2008
Marlene Dumas, photo Peter Cox, ProLitteris, courtesy Gallery Koyanagi
The Swan, Marlene Dumas, 2005

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