A Pietrasanta en Italie – Le monde de Botero

Fernando Botero/photo MLD

Les carrières de Carrare saignent à blanc le flanc de la montagne. Sur le chemin de Pietrasanta, nul ne peut ignorer qu’il entre dans le berceau italien de la sculpture. Mais sur la place du Dôme, le marbre a cédé le pas au bronze, la mythologie romaine s’est effacée devant celle toute personnelle d’un des artistes les plus connus au monde  : Fernando Botero. Les formes généreuses et lisses des six pièces monumentales exposées au cœur de la petite ville de Toscane marquent le début de l’hommage rendu au Colombien à l’occasion de ses 80 ans. Installé en terrasse, les voyageurs se délectent de cette invasion singulière, les habitants, eux, sont fiers  : Botero et Sophia Vari, son épouse, possèdent une résidence dans la commune depuis le milieu des années 1970. Quelque 80 œuvres (sculptures, dessins et aquarelles) ont été réparties dans l’église Saint-Augustin et dans deux salles donnant sur son cloître. Elles témoignent des thèmes de prédilection du peintre  : scènes de tauromachie, nus féminins, portraits de famille, musiciens… Le visiteur assiste au rapt d’Europe et aussi à la supercherie de Zeus se transformant en cygne pour séduire Léda, épouse du roi de Sparte. Le trait de Botero croque des scènes de vie quotidienne, distille ici et là des références à l’histoire de l’art. La violence n’est pas absente. Elle s’immisce parfois, toute ordinaire, comme dans cette pendaison simplement intitulée Suicide. L’œuvre de Botero est un monde parallèle qui ressemble au nôtre mais n’appartient qu’à lui.
Fernando Botero/photo MLD
The bathroom, Fernando Botero, 1993
Fernando Botero/photo MLD
Pietrasanta, Italie, Place du Dôme
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Fernando Botero/photo MLD
The singer, Fernando Botero, 2011
Fernando Botero/photo MLD
Leda e il cigno, Fernando Botero, 2006

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