Thierry Bruet – Le défilé des vanités

Les créatures de Thierry Bruet ne ressemblent à personne et pourtant elles semblent étrangement familières. Cette mine blasée, cette lippe dédaigneuse, cet œil égrillard ou ce sourire fat… Où les avons-nous croisés ? L’artiste capte l’instant propice, celui où l’être s’affiche, où il est le plus exposé, le plus fragile. « J’aime la lourdeur de l’intimité  » commente-t-il simplement. L’humanité est sa principale source d’inspiration, cette merveilleuse humanité tout emplie d’un orgueil qui peine à masquer ses souffrances. Que l’on ne s’y trompe pas : la virtuosité et la facture classique des toiles de l’artiste cachent un pur autodidacte. Thierry Bruet n’a jamais suivi de cours, persuadé que la technique est en nous et qu’il suffit de travailler pour la faire éclore. Une théorie que le peintre a également appliquée, avec succès, à la sculpture. L’artiste avoue n’avoir aucun complexe et s’il détourne le style des grands maîtres, c’est pour mieux leur rendre hommage. Le propos de Thierry Bruet n’est ni cynique ni moralisateur. Dans ces portraits au vitriol sourdent compassion et tendresse. Et c’est ainsi que l’artiste peut toucher le spectateur. Les personnages de sa « petite boutique des horreurs  » témoignent avec humour d’une vanité universelle inhérente à la condition humaine. Il fallait bien pour cela réunir la patte de Velasquez et la griffe de Daumier…
Thierry Bruet
Caniche royal, Thierry Bruet

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