A Art Concept à Paris – Le grand tout de Michel Blazy

Michel Blazy, photo Dorine Potel, courtesy Art : Concept, Paris

Alors que nous sommes habitués à parcourir ses œuvres comme des paysages, voilà que Michel Blazy nous invite à découvrir des pièces à emporter  ! Art Concept, à Paris, accueille jusqu’au 7 mars Pull Over Time, qui relate avec concision et à propos plus de 20 ans d’une aventure artistique hors normes. Pour l’occasion, l’artiste a réactivé d’anciennes créations et donne à voir des plus récentes. Toutes témoignent de l’engagement, de la sensibilité et du sourire de celui qui ne fait aucune différence entre nature et culture. Au cœur de son travail  : une idée singulière du vivant. Si vous décidez d’aller juger par vous-même, profitez de l’occasion pour prendre connaissance de la remarquable monographie qui vient tout juste de sortir aux éditions Manuella.

Regarder des lentilles pousser, observer de la moisissure envahir murs et gâteau d’anniversaire, humer de la carotte en décomposition et de la mousse à raser, voir le végétal prendre possession d’un appareil technologique… Mesurer à l’aulne de chaque œuvre l’alchimie complexe du monde, voici la proposition de Michel Blazy. Il ne s’agit pas là d’inspirations successives, mais bien du déploiement d’un univers dont tous les éléments interagissent entre eux. L’artiste répond à sa façon à l’éternelle question de l’âme des objets inanimés en prouvant sans cesse non pas l’existence de la première, mais le caractère inepte du qualificatif des seconds. Il ne se passe jamais rien. Tout est une question de perception. Arrivé au 13 de la rue des Arquebusiers, dans le troisième arrondissement de Paris, le visiteur est plongé immédiatement dans le bain. Est réunie par Art Concept une quinzaine de pièces qui rendent compte de quelque 20 ans de création. Certaines ont été réactivées, d’autres s’affichent métamorphosées par le travail imperceptible de la matière, quelques-unes témoignent de développements plus récents. Au mur, encadrées de blanc, des formes évanescentes aux couleurs pâles. Par endroit, cette nébuleuse à dominante jaune semble sur le point de disparaître. L’artiste l’a peinte avec des produits ménagers sur du papier en 1995. «  Nous avons des photos d’elles à cette époque. Elles ont beaucoup évolué. L’eau de Javel a l’air de vouloir prendre le dessus. Elle détruit progressivement la fibre du support et fait varier les teintes. Au contraire, le Paic Citron, qui lui contient beaucoup d’huile, conserve les parties où il a été apposé.  » L’objectif avoué est de faire de chaque contemplation un moment unique. La matière, à l’insu de l’œil, travaille l’œuvre et la change irrémédiablement de seconde en seconde, offrant ainsi à chacun la possibilité de ne jamais observer la même chose. «  Même si on arrive au cours de l’action, il est possible d’imaginer qu’il y a eu un début, un après et le présent. C’est cet instant T qui m’intéresse. J’ai toujours eu cette préoccupation pour le temps. Quand j’étais étudiant, je ne formulais pas les choses, j’y allais complètement à l’instinct. C’est petit à petit, en faisant, que j’ai découvert ce qui m’intéressait. Et puis, il y a aussi l’histoire personnelle. Dans mon cas, le fait d’être né à Monaco n’est probablement pas anodin. Ce pays où rien ne vieillit, même pas les gens, est propice à une réflexion sur le temps  !  »

L’objet se révèle être un leurre

Pouvoir mesurer les effets de Chronos, voilà qui nous ramène à la condition du vivant. Toujours en mouvement. En expansion ou en déclin, chacune des pièces exposées porte des traces. Ici, elle pèle. Là, elle se déforme. Plus loin, elle s’étale… Des transformations qui renvoient aussi à notre propre finitude. Et Michel Blazy d’expliquer combien nous sommes entourés d’objets conçus pour nous survivre, un environnement en dur qui offre un sentiment de pérennité propre à nous faire oublier que nous sommes vieillissants et mortels. A l’inverse, face au périssable, à l’éphémère, nous nous retrouvons face à nous-mêmes, face à la mort. Chaque œuvre est un univers fragile qui parle à la fois de ce temps qui file et des changements qu’il opère. «  Il existe bien une mise en forme, puis en “déforme”.  » L’objet se révèle être un leurre. «  Que nous achetions une machine à laver, une voiture ou un ordinateur, nous savons très bien qu’ils sont désormais programmés. Fini le temps où ils avaient vocation à durer. Ce qui est vendu aujourd’hui n’est qu’un temps d’utilisation à l’aspect solide. Le leurre est total, comme avec cette pièce dorée. Elle brille, mais le matériau avec lequel elle est réalisée est “cheap”  !  »

Un ordinateur portable blanc accueille de la mousse à la place de son habituel clavier. D’une de ses prises USB sort une tige verte parée de petites feuilles. L’objet vivant se prête à nombre d’interprétations. «  J’aime que les choses soient équivoques, ménager plusieurs entrées. Pour iBookgarden, il est possible de parler de vanité, de la rapidité avec laquelle les appareils deviennent obsolètes, d’une dualité possible entre nature et culture. En ce qui me concerne, je ne fais pas la part des choses. Il n’y a pas d’un côté la nature et de l’autre la culture, mais un seul et même ensemble. Je montre cette symbiose.  » Alors, le temps  : ami ou ennemi  ? «  Ni l’un, ni l’autre. C’est la condition. En réalité, je ne sais même pas ce que c’est. A l’occasion d’une exposition au Palais de Tokyo, j’avais réalisé deux pièces identiques. La première était très exposée au passage des gens et la seconde complètement protégée. Bien qu’ayant vécu la même durée, elles ont vieilli différemment. Simplement parce que l’une était à l’écart des événements et l’autre non. Alors, pour qu’une pièce dure le plus longtemps possible, le mieux serait donc de ne la montrer à personne  ? Mais si elle ne l’est pas, c’est comme si elle n’existait pas. Finalement, est-ce le temps ou l’événement le plus captivant  ? S’il ne se passait rien, cela ne m’intéresserait pas. J’aime travailler avec ce qui advient et non ce qui existe.  »

Art Concept, de Nice à Paris

Olivier Antoine, le fondateur d’Art Concept, accroche des œuvres de Michel Blazy à ses cimaises depuis le début des années 1990. «  J’étais un jeune galeriste et lui un artiste qui terminait ses études  ! Le soir de sa remise de diplôme, je l’ai invité à venir exposer dans ma galerie.  » A l’époque, le lieu ouvert sur les hauteurs de Nice n’était que peu fréquenté, mais tout le monde débute et l’enthousiasme était grand. Après le quartier de Cimiez et les abords du Musée d’art moderne et d’art contemporain de la ville, c’est à Paris qu’Art Concept est venue dispenser la bonne parole. Installée dans le troisième arrondissement, la galerie poursuit aujourd’hui sa mission auprès d’artistes aux œuvres exigeantes et aux positionnements marqués. Parmi eux, Ulla von Brandenburg, Francis Baudevin et Geert Goiris. 

Michel Blazy, photo Dorine Potel, courtesy Art : Concept, Paris
IBookgarden, Michel Balzy, 2014

Sur le mur blanc est fixé un verre empli d’un liquide foncé aux reflets ambrés. A l’instar d’une auréole, apparaissent sur la paroi des halos de différentes couleurs. Ils se répandent par capillarité et ambitionnent de la conquérir, peut-être, jusqu’au confins du plafond  ! «  Je ne maîtrise pas ce qui va arriver. C’est un phénomène indépendant. Je mets juste les choses en route.  » A quelques mètres, un autre mur commence à se desquamer. Là encore, le résultat sera la conséquence d’une conjonction d’événements. Y aura-t-il beaucoup de monde au vernissage  ? La porte restera-t-elle ouverte longtemps  ? Les changements de température impactent directement le comportement de l’œuvre. «  Avant chaque exposition, nous faisons une quinzaine d’essais en variant les mélanges, car les conditions seront forcément différentes de celles de l’atelier. La solution serait d’essayer de maîtriser le biotope, mais je ne veux pas. Je préfère m’adapter et trouver la bonne recette pour l’endroit à investir plutôt que de le conditionner. La recherche sur la matière est ce qui m’importe. J’aime l’idée que les choses ne sont jamais pareilles, même si elles se répètent. Là est la richesse.  »

Michel Blazy, photo Dorine Potel, courtesy Art : Concept, Paris
Michel Blazy@à la galerie Art : Concept

Quelques surprises dissimulées

En 1990, Michel Blazy était étudiant à la Villa Arson, à Nice. Ses professeurs s’appelaient Sylvie Blocher, Noël Dolla, Joseph Mouton, Paul Devautour… Il y avait de l’ambiance. Une atmosphère stimulante. «  Super formation et super souvenirs  », s’amuse l’artiste. C’est aussi à cette époque, qu’il fait la connaissance d’Olivier Antoine, le fondateur d’Art Concept (voir encadré). Et c’est également par cette même année que débute la monographie parue il y a peu et produite par le Frac Ile-de-France à la suite d’une exposition au Plateau, consacrée à l’artiste en 2012. Deux années de travail furent nécessaires à la réalisation de ce superbe ouvrage, dont la couverture d’un blanc mat et d’une sobriété exemplaire est recouverte par une affiche pliée en quatre reprenant Mur de pellicules rouges, présenté en 2011 au Kunsthaus de Bâle. Quatre textes viennent encadrer plus de 300 pages dédiées aux œuvres clairement répertoriées par année. L’impression est soignée, le papier agréable au toucher. Une réussite suffisamment rare pour être soulignée. Evidemment, le plaisir ne serait pas complet si des surprises n’avaient pas été dissimulées ici et là. Comme dans les livres d’autrefois, les pages sont doubles et cachent dans cette espace intermédiaire de la documentation relative à l’œuvre montrée en surface. «  Très vite s’est posée la question du “comment transmettre”. Il me fallait expliquer la manière dont je réalisais les choses. A cette fin, j’ai fait des croquis, pris des photos ou réalisé des vidéos. Par exemple, pour le cube en papier d’aluminium que vous avez vu à l’entrée de la galerie, j’ai expliqué le geste du plissé à l’aide d’un petit film. Si dans la monographie, j’ai tenu à ce que cette documentation soit en partie cachée, c’est qu’elle n’a pas vocation à être exposée. Ma hantise serait qu’elle soit prise pour l’œuvre.  » Une crainte aujourd’hui fondée  : de plus en plus souvent, des documents de travail, dessins ou écrits, sont exhibés à l’instar de pièces majeures.

La monographie désormais installée sur la table de réunion de la galerie, Michel Blazy tourne les pages et s’arrête un moment pour commenter certaines œuvres. N’ayez crainte, il n’est pas question d’énumérer ici le corpus d’œuvres in extenso, mais de vous en faire partager quelques morceaux choisis.La lenteur, une donnée intéressante

Commençons donc par Etagère de mauvaises herbes. Cette installation de 1991, faite de chutes de bois et, comme son nom l’indique, d’herbes folles est toujours «  active  » dans un appartement de Montpellier. «  C’est une des rares pièces permanentes de mon travail  !  » Mais ne nous dites pas, Monsieur Blazy, que les plantes d’origine sont toujours en vie… «  Non, non, elles ont été renouvelées  ! D’ailleurs, il n’y a pas vraiment de définition de la mauvaise herbe, si ce n’est qu’elle n’est pas désirée. Cela rend souple le choix de la composition végétale.  » Un premier exemple qui soulève d’emblée le problème de l’achat et de la conservation des pièces de l’artiste. Comment un collectionneur peut-il être assez fou pour se lancer dans l’acquisition d’une pièce qui va lui demander une attention constante  ? «  Je dois dire que les institutions sont souvent plus enthousiastes que les collectionneurs privés en ce qui concerne ce type d’œuvres. Elles ont l’habitude des installations qu’il faut sans cesse démonter puis réinstaller. Les particuliers qui m’achètent des choses ne sont pas des collectionneurs classiques. Ils entretiennent un véritable échange avec les objets. Ils s’en occupent.  » Il ne s’agit donc pas seulement de contempler, mais bien d’agir. L’option du mouvement contre celle de l’immobilité. «  A ce point, il nous faut parler d’une notion que l’on retrouve dans toutes mes pièces  : la lenteur. Bien qu’elle soit une donnée relative, elle m’intéresse beaucoup. Si l’on regarde une tache ou un lichen, il est impossible d’en percevoir le mouvement. Le phénomène est identique pour les êtres. Quand on laisse son enfant dix jours, au retour on le trouve grandi alors même que si nous avions passé ce temps ensemble, nous n’aurions rien vu. Cette relation lente du temps au mouvement m’intéresse. Tous les objets, même ceux qui paraissent inertes, vieillissent à chaque instant. Tout cela pour vous parler d’une œuvre de 1992, Escargorium, et de la lenteur de l’escargot  ! Dans ce cas, il n’y en avait aucun. Il s’agissait d’une sorte de jardin idéal pour gastéropodes. Symbole, s’il en est, de la lenteur et d’une certaine obstination.  »

Michel Blazy, Manuella éditions
Catalogue monographique@de Michel Blazy, Manuella éditions

Michel Blazy, photo Dorine Potel, courtesy Art : Concept, Paris
Sans titre, Michel Balzy, 2014, détail

Page 42, l’artiste s’arrête sur Rosace et explique que l’idée d’un catalogue raisonné lui faisait peur. Comment aurait-il pu documenter sur papier son travail dans une telle perspective avec une matière à l’œuvre en permanence. Une photo ne peut témoigner à elle seule de tout un processus. Pour cette installation, par exemple, il en aurait fallu au moins deux pour montrer combien elle était intéressante  : que les feuilles d’essuie-tout tiennent sur leur tranche ou bien qu’elles se soient affaissées. Idem pour les sacs à congélation remplis d’eau de Nées de la dernière pluie, dont le destin étaient de finir éventrés sous la pression du liquide. Page suivante apparaît une fontaine, thème récurrent dans l’œuvre. «  La fontaine est le centre du jardin, espace modèle et tampon entre l’intérieur de la maison où tout est ultra domestiqué et le sauvage où rien n’est contrôlé. Elle symbolise un mouvement éternel. C’est l’organe qui fait fonctionner le reste.  » Certaines pièces sont désormais impossible à reproduire. C’est le cas des Fleurs de Sicilia, qui utilisaient une matière plastique aujourd’hui interdite. Trois mouvements de main plus tard et nous voilà devant une photo de Projet d’intérieur agréable aux insectes, les Fontaines de la bonne volonté. Détail amusant  : alors que l’artiste ne s’en était pas préoccupé, un tas de petites bêtes s’invitèrent à la fête. «  Je travaille avec ce qui arrive  », se contente-t-il de répéter. Insectes ou moisissure  : même combat  ! 1998  : un mur de brocolis et de pommes de terre se dresse. «  On enduit le mur avec ces légumes réduits en purée, on le recouvre, à quelques centimètres, d’une bâche, puis on monte les radiateurs pendant une semaine pour que cela fermente. Alors arrivent les moisissures. Déplacer des odeurs est un phénomène intéressant. Si vous allez au fast-food et que ça sent les frites, tout est normal. Mais si vous implantez cette même odeur dans une galerie, les gens ne vont pas forcément l’identifier. Et si oui, elle peut devenir désagréable. Je suis toujours intéressé par les différentes manières de percevoir une même chose.  »

Caniches en mousse à raser, poules en chocolat et fil de fer

Plusieurs années défilent dans un même élan. Juste le temps d’apercevoir des sculptures en biscuits pour chien et croquettes pour chat, des compositions de légumes frais, quelques images de vidéos – médium utilisé depuis toujours par Michel Blazy –, des bonbons de trente centimètres de diamètre, des caniches en mousse à raser, des poules en chocolat et fil de fer, des balles de coton imprégnées de concentré de tomate… La liste est longue et les odeurs tenaces. Jamais aucune plainte  ? «  Oh que oui  ! Quand certaines pièces, comme les murs, arrivent à maturité, il peut y avoir un pic d’odeurs. L’atmosphère est alors difficilement supportable et il nous faut ouvrir les fenêtres le temps que l’intensité retombe. Ceci dit, nous percevons le monde avec tous nos sens. J’essaye toujours de convoquer l’ensemble du corps.  » Une association d’idées, nous amène à discuter d’une œuvre de 2012, Suprême cheese, pour laquelle l’artiste a fait distiller des pizzas pour en extraire un «  parfum  » capable de simuler l’odeur du célèbre mets italien. Dans la galerie, s’exposent alors des carrés géants qui ont l’apparence et l’odeur d’une Margherita. «  J’avais dans l’idée de créer une œuvre d’art comme on fabrique une denrée alimentaire, c’est-à-dire d’inventer avant tout une image plus qu’un goût. Pour de nombreux produits, il en va ainsi. L’essentiel est dans le packaging.  »

De la cuisine à l’atelier

Il ne reste plus qu’une année à explorer  : celle qui vient de s’écouler. 2014 fait la part belle à l’exposition Flore intestinale proposée par Le Parvis, à Tarbes. Nous y voyons, entre autres, une personne basculer par un trou creusé dans une monumentale pièce en polystyrène recouverte de crème dessert au chocolat. L’ultime événement livré possède le titre le plus long imaginé par l’artiste  : Bonjour Jean-Paul, je serai en Grèce à partir du 15 juillet. Pourrais-tu s’il te plaît prendre soin de ma collection d’avocatiers  ? Je te remercie d’avance, Michel. Dans la galerie Störk, à Rouen, une quarantaine de petits arbres ont séjourné du 10 juillet au 27 septembre. Chacun d’eux, avant d’arriver dans l’atelier, était passé par la cuisine  ! «  C’est quand même assez magique de voir pousser les noyaux de fruits calibrés qui ont fait du frigo. Une grande partie du travail a consisté à les libérer du temps lié à la consommation et à les regarder comme des matières qui produisent. Ces avocatiers n’ont jamais donné de fruits. Ce sont des espèces de clones. Des plantes vertes, en quelque sorte. Je les garde dans des pots de taille raisonnable pour qu’ils ne se développent pas trop. Le plus âgé, qui a 20 ans, pourrait mesurer 30 mètres. Je ne mets pas un avocat au menu pour planter son noyau, mais à chaque fois que j’en mange un, je le garde  !  » S’il ne reste plus que quelques pages à lire avant de refermer l’ouvrage, le plaisir de la découverte, lui, se poursuit dans la pièce d’à côté. Faire l’expérience d’une œuvre est irremplaçable.

Michel Blazy, photo Dorine Potel, courtesy Art : Concept, Paris
Vue d’exposition, Michel Balzy, Pull Over Time

Quand Michel Blazy devient scénographe

Depuis 2011, Michel Blazy collabore en tant que scénographe avec la compagnie de danse autrichienne Liquid loft. «  Nous avons réalisé trois spectacles ensemble. Au départ, ils sont venus me trouver pour travailler autour du Jardin des délices de Jérôme Bosch. Puis, nous avons enchaîné deux autres pièces.  » Sur la table, une nature morte bien vivante pleine d’insectes et de larves, autour quatre danseurs, dont un équipé d’une caméra. Les images retransmises en direct sur un écran géant montrent à la fois les mouvements des artistes et celui de la vermine. Les différences entre la réalité et sa vision projetée s’estompent, laissant le spectateur se faire emporter par cette mise en abîme. La création la plus récente date de 2014. Une pièce inspirée d’une vidéo en trois volets de Michel Blazy  : Voyage au centre, Green peper gate (La porte de poivre vert) et Le multivers.

www.liquidloft.at

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