Jean-Jacques Dournon – En guise d’éternité

Jean-Jacques Dournon courtesy musée du Hiéron, photo Bertrand Rieger

«  L’atelier ne peut être qu’une base, c’est dehors qu’il faut aller chercher.  » Cette réflexion livrée par Jean-Jacques Dournon sur son site Internet entérine le sentiment diffus et tenace qui accompagne la lecture de ses toiles, celui d’entrer dans un univers étrange et familier, celui d’une étonnante symbiose vécue par l’artiste avec la nature, le vivant. Deux longs séjours en Asie au cours des dix dernières années ont sans doute encore enrichi cette qualité d’attention propre à l’Orient, empreinte de respect et de vigilance face aux éléments naturels  : il  écoute l’arbre respirer, le chemin déambuler, le ruisseau murmurer, la mer méditer, en devient l’interprète et le messager. Son geste, fluide et précis, va à l’essentiel  ; il célèbre avec virtuosité et sincérité l’énergie vitale dont il est le témoin privilégié, se fait le chantre du mystère, du souffle éternel qui balaie l’univers. Fidèles seconds, acryliques et fusains guident le trait et les aplats dans un jeu subtil et puissant d’évocation sensorielle. « Il m’arrive en peignant d’avoir l’impression de rejoindre d’autres cultures, d’autres continents. Des impressions parfois très fortes que je ne comprends pas. Peindre, c’est découvrir. Envie de continuer les découvertes.  » Autant d’explorations et de poétique du voyage que nous poursuivons à ses côtés.

Jean-Jacques Dournon courtesy musée du Hiéron, photo Bertrand Rieger
Les rochers bleus, acrylique et fusain (40 x 40,3 cm), Jean-Jacques Dournon, 1995

GALERIE

Contact
Crédits photos