Cube Festival – L’art numérique en famille

MLD

C’est parti pour la 4e édition du Cube Festival  ! La manifestation organisée par le centre de création numérique, Le Cube, affiche la volonté d’attirer tous les publics, et notamment les familles. Tout a été pensé pour que grands et petits découvrent, s’émerveillent et apprennent ensemble. Jouent aussi. D’abord, il y a l’exposition de douze installations dont certaines sont présentées pour la première fois. Interactives, génératives, comportementales, sonores, visuelles et parfois un mixte de tout cela, elles ont été regroupées sur deux étages de l’établissement, chassant pour l’occasion leurs locataires habituels. Avant de commencer l’exploration (non exhaustive), quelques petites indications. D’abord, le festival est «  iPad Ready  »  ! Des tablettes tactiles sont proposées en aide à la visite. Elles proposent des contenus exclusifs sur les artistes, les œuvres et les activités programmées. Elles peuvent également permettre aux visiteurs de remplir un livre d’or numérique et, grâce à des applications, de créer des contenus originaux. D’autre part, la manifestation s’est dotée de médiateurs tant en chair et en os qu’en… plastique  ! Trente jeunes sont là pour expliquer les œuvres, les technologies qu’elles utilisent et permettre à chacun de comprendre. Pour les plus jeunes, ce sont des lapins numériques Karotz, anciennement identifiés sous le nom de Nabaztag, qui les attendent et leur délivrent les informations nécessaires à un parcours ludique et pédagogique.

Hugo Verlinde
Boréal, Hugo Verlinde, 2010

Au deuxième étage, vous êtes accueilli par les Equations lyriques de Jérémie Dres. Oracle et Journal de bord, deux «  machines linguistiques  », déroulent prédictions et emplois du temps surréalistes. Les mots se succèdent aléatoirement mais conditionnés par les règles grammaticales et des champs lexicaux. Surprises et bonne humeur assurées. Du même artiste, dans le couloir suivant, Paroles de… oblige à murmurer, crier, souffler ou se taire pour déclencher la poésie de chaque «  tableau  » illustrant un état particulier  : la sérénité, le doute, la tendresse… Plus loin, deux œuvres de la compagnie Adrien M. Anamorphose chronotrope vous filme et transforme votre corps et vos gestes. Vous voilà homme caoutchouc, vos membres s’allongent et ondulent comme des rubans dans un espace-temps étiré. A côté, Table cinétique fait naître sous vos doigts des explosions de particules. Sur une terrasse extérieure, Squidsoup, collectif britannique, invite à faire connaissance avec un mille-pattes hybride, le Glowing Pathfinder Bug. L’animal très sociable aime rencontrer d’autres insectes. La suite est à découvrir sur place  ! A l’étage au-dessous, quatre morceaux de choix  : le Sonic Bed London de Kaffe Matthews (allongé sur un lit, le visiteur peut ressentir physiquement les partitions instrumentales diffusées), Lotus 7.0 de Daan Roosegaarde (un mur composé de fines feuilles de métal interagit avec le spectateur), Symbiose d’Experientae Electricae (dans un environnement graphique de vie artificielle des codes QR, lisibles grâce à un téléphone portable possédant une application scanner, symbolisent la présence humaine et circulent librement) et Boréal de Hugo Verlinde (sensible à la nature et à la qualité de votre présence, l’installation vous rejette ou vous adopte produisant différents types de pluies d’étoiles dans l’espace). Les enfants adoreront Body Paint de Mehmet Akten qui transforme le corps en pinceau vivant.

Compagnie Adrien M
Table cinétique, Compagnie Adrien M, 2010

Le week-end prochain, le Cube Festival organise dans la ville d’Issy-les-Moulineaux un grand jeu urbain multimédia (prévu pour 500 participants). D’après une histoire originale écrite par Ouarda Zérarga, jeune auteur et metteur en scène, les joueurs devront retrouver un… lapin  ! Cette chasse au trésor utilisera de nouvelles technologies  : réalité augmentée, géolocalisation, objets communicants, puces RFID… Pas de panique, des comédiens médiateurs seront là pour vous aider  !

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