Nathalie Fiks – Une galeriste en liberté

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Début juin, la galeriste parisienne a inauguré, à l’Espace Commines à Paris, un cycle d’expositions consacré aux artistes qu’elle représente. Une belle manière de montrer la diversité et la cohérence de ses choix.

Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir pignon sur rue pour représenter des artistes. Il y a encore dix ans, les «  galeries en appartement  » étaient des exceptions. Aujourd’hui, elles sont de plus en plus nombreuses et les amateurs d’art ont accepté ce mode de présentation et de promotion. Ils se rendent désormais aux invitations qui leur sont lancées à heures et à dates fixes, un peu comme s’ils honoraient un rendez-vous avec une bande de copains. Le gain matériel est évident  : plus de loyer ou de frais pour occuper des murs à l’année et plus d’obligation de présence. Conséquence  : une liberté retrouvée pour visiter les ateliers, un budget dégagé pour participer à des foires et, pourquoi pas, organiser des événements. Ainsi du 7 au 10 juin, Nathalie Fiks inaugurait à l’Espace Commines, dans le 3e arrondissement de Paris, un cycle d’expositions. L’événement intitulé Figure libre regroupait des pièces signées par les onze artistes de sa galerie nomade. Sous une splendide verrière, chacun d’eux disposait d’une superficie bien à lui sans omettre toutefois de nouer le dialogue avec l’œuvre des autres.

Des invités inattendus : la littérature et la musique

Au centre, les sculptures de Seyni Camara et, en suivant le parcours des aiguilles d’une montre, les pièces délicates et aériennes de Stéphanie Letessier, les peintures sur papier de Pierre Matthey, les toiles d’Antoine Bénard, d’Erwann Le Diberder, de Rada Tzankova et de Philippe Guesdon. Toujours au rez-de-chaussée, les scènes de Nioré et les étonnants personnages en tissu de Caroll Bertin imposent un univers de couleur et d’harmonie. En mezzanine, une série photographique de Sébastien Duijndam accompagne les sphères de Dominique Fajeau. Les visiteurs sont tout à la découverte inédite de l’ensemble des artistes représentés par Nathalie Fiks. Certains collectionneurs expriment leur contentement en admirant côte à côte des œuvres de créateurs dont ils possèdent déjà des pièces mais qu’ils n’ont jamais vu exposer ensemble, si ce n’est dans leur salon. Il est vrai que l’organisation d’une telle manifestation collective met en lumière les points de force et la cohérence des choix de la galeriste qui, pour l’occasion, a également voulu convoquer d’autres disciplines. C’est ainsi qu’une programmation littéraire et musicale s’est déroulée tout au long des quatre jours. Pour tous ceux qui n’ont pas eu le plaisir de découvrir Figure libre, Nathalie Fiks promet de renouveler l’expérience. En attendant, elle reçoit sur rendez-vous au 218 de la rue du Faubourg Saint-Martin, à Paris.

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