Tadashi Kawamata – L’art se niche à Pompidou

Ni les enfants ni les pigeons ne seront surpris. Les petites cabanes en bois haut perchées accrochées aux façades du Centre Pompidou, les «  nids  » pour certains et les «  Huts  » pour leur auteur – l’artiste japonais Tadashi Kawamata – se sont accrochées en catimini à cette façade jusque-là inviolée. Si elles captent notre regard, elles nous demandent, peut-être, de ne pas les regarder uniquement comme des objets de distraction  ; ces abris, ces cabanes éphémères faits de bois de charpente au dehors, de carton au-dedans sont pour Kawamata des «  passerelles  » qui nous conduisent à relire les lieux, à les redécouvrir avec des yeux neufs. La froide architecture urbaine se frotte ici à une matière vivante, une simplicité proche du dépouillement… ou du dénuement, quand bien même ces constructions suspendues sont vouées à disparaître dans quelques semaines. Cette confrontation de l’architecture ou de l’urbanisme avec d’autres espaces, modes de vie, est au cœur de la démarche de l’artiste, sa manière de tisser des liens entre l’environnement visible et l’autre, aux confins le plus souvent de nos préoccupations. Professeur aux Beaux-Arts de Paris, le plasticien a réalisé plusieurs centaines d’œuvres monumentales à travers le monde, le plus souvent éphémères. La part ludique se prolonge à l’intérieur du Centre  : un espace couvert de cartons et conçu par l’artiste et ses élèves y attend enfants et parents. Un fil conducteur  : la ville et la nature. Pas de quoi effaroucher les enfants, ni les pigeons.

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