Gabriel Orozco à Tokyo – Par-delà les nénuphars

Gabriel Orozco, collection 21st Century Museum of Contemporary Art (Kanazawa)

Le Musée d’art contemporain de Tokyo accueille, jusqu’au 10 mai, la première exposition au Japon dédiée au travail du Mexicain Gabriel Orozco. Des œuvres emblématiques sont présentées aux côtés de ses pièces les plus récentes, offrant un large aperçu d’une démarche toute entière tournée vers le dialogue, celui de l’artiste avec son environnement et les objets qui le peuplent, mais aussi celui plus «  intime  » initié avec chaque regardeur. Sculpture, dessin, peinture, photographie, vidéo, installation sont autant de médiums tour à tour convoqués au fil des pérégrinations d’un créateur qui a fait du voyage et du déplacement – Gabriel Orozco vit entre Mexico, New York et Saint-Fargeau, dans l’Yonne –, un mode de vie, se nourrissant de rencontres et de cultures les plus diverses. Lors d’un entretien filmé pour le musée, il explique plus particulièrement la façon dont la photographie l’accompagne chaque jour, prête à «  enregistrer toute situation  » propice à l’«  interaction  ». «  J’essaie de ne pas me répéter, de voir ce que je peux faire dans un contexte donné chaque fois différent et rencontré de manière non préméditée. Ça peut se passer près de chez moi, lors d’un voyage, ou encore alors que je travaille sur un projet artistique. Par exemple, l’idée des boîtes de nourriture pour chat posées sur des pastèques a surgi dans un supermarché à New York  !  » «  L’un des thèmes importants dans ma démarche est la prise en compte de l’échelle humaine en regard de celle de l’environnement naturel comme de la société, et de l’interaction qui en découle, poursuit-il. Quand je revisite une table de billard ou de ping-pong, j’essaie d’ouvrir de nouveaux espaces et de changer la perception du temps inhérente au jeu. On peut toujours s’en servir, mais dans un rapport au temps et à la gestuelle différent  : nous savons comment jouer au ping-pong, mais comme il y a un carré d’eau rempli de nénuphars en guise de filet, il faut jouer plus lentement et autrement, mais ça marche et ça reste un jeu  !  » Pour visionner l’entretien dans sa totalité, cliquez ici  !
Gabriel Orozco
Cats and Watermelons, Gabriel Orozco, 1992
Gabriel Orozco
La DS Cornaline, Gabriel Orozco, 2013
Gabriel Orozco
My Hands Are My Heart, Gabriel Orozco, 1991
Gabriel Orozco, collection Fundación Jumex Arte Contemporáneo
Untitled, gouache sur papier, Gabriel Orozco, 2001

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