Biennale 109 – Peinture et sculpture sur les bords de Seine

Manifestation inaugurée en 1983, la Biennale 109 ouvre demain les portes de sa quinzième édition à la Cité internationale des arts, à Paris. Rendez-vous prisé des amateurs de peinture et de sculpture contemporaines, elle propose cette année de découvrir les travaux de 73 artistes.

En 1982, neuf peintres – Jean Bertholle, Roland Bierge, Jack Chambrin, Paul Charlot, Jean Cornu, Albert Laurezo, Jean Marzelle, Roger Montané et Marcel Mouly – quittent le Salon d’Automne et décident de créer l’association 109, en réaction à « l’abondance des exposants non professionnels qui encombraient les cimaises du Grand Palais  », rappelle Arlette Le More, actuelle membre du conseil d’administration et l’une des nombreux artistes à avoir rejoint le groupe qui, un an plus tard, prend le nom de Biennale 109 et lance la manifestation éponyme. 109 peintres et sculpteurs planchent alors sur le thème « Art et Sport  ». Au fil des ans, ce rendez-vous au caractère bien trempé devient un événement attendu de l’actualité artistique.

Dès le départ, son objectif est de mettre en lumière de jeunes talents mais également d’initier dialogue et confrontation avec leurs pairs et leurs aînés afin d’enrichir l’esprit critique et l’imagination de tous. «  Les premières éditions de la biennale ont réuni des artistes de courants variés  : peintres synthétistes, figuratifs et/ou abstraits, sculpteurs classiques ou conceptuels, précise Arlette Le More. Peu à peu, la manifestation s’est orientée vers une figuration picturale toujours plus affirmée, basée sur une exigence du sens et du savoir-faire. Les sculpteurs, quant à eux, font appel à des matériaux très divers et proposent des œuvres le plus souvent abstraites.  »

Cette année, ils sont 46 peintres – chacun d’entre eux présentant au public une œuvre de grand format et deux plus petites – et 27 sculpteurs – eux aussi invités à exposer trois pièces – à venir soumettre leur appréhension particulière et éclectique du monde. «  Héritage du XXe siècle, la multitude des recherches individuelles dans les arts plastiques est une réalité actuelle, remarque le peintre Jörg Hermle, président de l’association. Les organisateurs l’ont respectée et mise en valeur, comme ils l’ont toujours fait auparavant. Une scénographie soignée et une sélection rigoureuse servent de ciment pour unir cette diversité. » Pour les responsables de l’événement, il s’agit d’offrir aux regards des travaux représentatifs de la création d’aujourd’hui, mais aussi de rappeler combien l’art peut, au sein d’une société, être porteur des notions de partage, de découverte et d’échange. Plus du tiers des artistes sélectionnés participent pour la première fois à la manifestation. 

«  Cette fois encore, notre Biennale 109 fait la démonstration de la persistance et de la vitalité renouvelée des langages millénaires que sont la peinture et la sculpture. Malgré les dénis de l’art officiel, elles sont toujours à la pointe de l’expression artistique. Maîtrise technique et capacité à émouvoir, force et originalité, inventivité et sensualité leur ont fait traverser l’histoire et vont leur permettre de s’affirmer dans le futur. (…) Dans l’art comme dans l’économie, la science, l’artisanat, l’ingénierie ou l’agriculture, le monde doit se repenser et reconstruire, s’il veut subsister  », affirme encore Jörg Hermle.

Sept salles réparties sur trois étages de la Cité internationale des arts seront dédiées à cette manifestation ouverte à tous. Sur place, l’association Les Amis des 109, créée en 2002, proposera à la vente une sélection d’œuvres sur papier, collages, et assemblages de petits formats des artistes exposants, ainsi que des monographies et livres d’artiste. Toujours dans le cadre de la biennale, des musiciens résidents à la Cité donneront un concert ce dimanche 25 septembre à 17 heures.

Catherine Bouroche courtesy Biennale 109
Passage nuageux, résine et plexi (80 x 50 x 26 cm), Catherine Bouroche

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