A Besançon – Ousmane Sow dans la ville

Ousmane Sow/Photo Béatrice Soulé, Roger Viollet, ADAGP, Paris 2013

L’histoire entre Ousmane Sow et la ville de Besançon a bientôt 20 ans. En témoigne tout l’été une double exposition incontournable.

L’histoire débute en 1994 grâce à la galerie de l’Espace, qui accueille cette année-là le sculpteur sénégalais pour l’une de ses premières expositions en France. Son nom n’est alors pas encore très connu même si quelques mois auparavant, il participait à la prestigieuse Documenta de Cassel, en Allemagne. Aujourd’hui pas un bisontin n’ignore qui il est : « son » Victor Hugo trône sur l’esplanade face à la mairie et L’Homme et l’Enfant a rejoint le lieu de mémoire (monument aux morts) nouvellement installé dans le parc des Glacis. Jusqu’au 15 septembre, la ville, à l’initiative de son maire Jean-Louis Fousseret, présente une rétrospective de son œuvre au Hangar aux Manœuvres de la Citadelle et au Musée des beaux-arts et d’archéologie. Le premier accueille des sculptures de grand format issues des séries Les Masaï, Les Zoulou et Les Peulh – autant d’ethnies dont la vie quotidienne a inspiré l’artiste –, le second fait découvrir la série consacrée aux Nouba, groupes ethniques du Soudan vivant dans des montagnes isolées du monde. Scènes de lutte, de maquillage, de scarification, de mariage sont représentées et accompagnées de clichés réalisés au Soudan en 1949 par George Rodger (1908-1995), photographe britannique cofondateur de l’agence Magnum Photos. « Je suis ravi de la présence de ces photographies. La réalité d’un instant est ainsi prolongée par les personnages que j’ai imaginés. C’est une excellente chose que d’avoir réunis nos travaux », confiait, il y a quelques mois, Ousmane Sow à ArtsHebdo|Médias.

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