François Schuiten à La Louvière – Plongée en imaginaire

François Schuiten, photo Patricia Mathieu

Dessinateur et scénographe, François Schuiten déploie un univers constitué de mondes imaginaires à la fois familiers et lointains. Présentée au Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de La Louvière, en Belgique, Lumières sur les Cités est la seule exposition Mons 2015 consacrée à la BD. C’est suite à l’importante donation de l’artiste et de son scénariste Benoît Peeters à la Fondation roi Baudouin, à la Maison Autrique et au Centre de la gravure que cet accrochage – dont nous avions déjà pu voir une très belle mise en scène à la Bibliotheca Wittockiana début 2014 – a vu le jour.

«  Il n’y a pas de meilleur lieu pour regarder un dessin que l’album pour lequel il a été conçu  », dit François Schuiten lors de l’ouverture de l’exposition. Pourtant, avec son goût pour l’architecture, on sait que l’artiste aime à mettre en scène ses dessins, dans une préhension très maîtrisée de l’espace. «  C’est différent de mettre une image debout que de la regarder sur les pages d’un livre  », poursuit le dessinateur.

Une première salle présente des planches dessinées rétroéclairées, qui semblent luire doucement dans la pénombre. La série de planches s’intitule Fragments de Bruxelles et on y retrouve des lieux emblématiques de la capitale comme le Palais de Justice, le quartier européen ou les Marolles. «  A travers toutes les villes imaginaires que j’ai dessinées, on retrouve des morceaux de Bruxelles. J’ai du mal à m’intéresser à un imaginaire détaché du réel  », explique l’artiste. Un deuxième espace est fermé par des rayonnages d’immenses livres dont les dos reprennent des titres farfelus et pleins d’humour. Ces évocations de bibliothèques géantes ont déjà servi la scénographie à la Wittockiana. Passant un petit seuil, on entre dans un espace recouvert de sable. Marchant sur cette matière crissante et souple, le visiteur s’immerge totalement dans l’ambiance d’une histoire contée. Le sable faisant écho à celui qu’on voit dessiné sur les planches exposées, extraites de l’album Théorie du grain de sable, qui peut se lire comme une fable écologique.

Dans un coin, le sable est sculpté et reprend le motif de la Tour de l’ancien charbonnage Saint-Albert. François Schuiten participe en effet activement, avec un collectif de citoyens, au comité de défense de ce patrimoine d’architecture industrielle. (…)

Dans le cadre d’un partenariat engagé avec notre consœur belge Muriel de Crayencour, créatrice d’un site d’actualité artistique en Belgique, nous vous proposons d’un clic de poursuivre la lecture de cet article sur Mu-inthecity.com.

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