Musée du Louvre – Sous le signe de Pistoletto

«  Le passé, le présent et le futur sont des idées très présentes dans mon exposition au Louvre  », confie Michelangelo Pistoletto à Marie-Laure Bernadac, commissaire de l’exposition Année 1, le Paradis sur Terre, actuellement à l’affiche de l’institution parisienne.  Cette nouvelle carte blanche est «  sans doute celle qui interroge de plus près les différentes temporalités : le passé incarné par le patrimoine muséal, le présent des visiteurs captés dans les miroirs, et le futur symbolisé par le signe du Terzo Paradiso qui s’inscrit sur la façade de la pyramide  », explique-t-on au Louvre. Apposé à même le verre et le métal, le symbole de l’infini revisité et augmenté accueille le public et entend réconcilier «  l’art et la culture avec la science et la technique, et proposer au monde entier de collaborer pour rendre durable la vie humaine sur la Terre  », selon l’artiste italien, cofondateur de l’Arte Povera. A l’intérieur, plusieurs départements (Peintures, Sculptures, Louvre médiéval, Antiquités grecques, étrusques et romaines) sont investis. De ses premiers tableaux-miroirs, qui invitent à une réflexion sur la fonction du tableau et la perspective, jusqu’aux pièces les plus récentes comme Obelisco e Terzo Paradiso ou Il Tempo del Giudizio, l’artiste intègre le visiteur dans l’œuvre et l’interroge sur sa responsabilité dans l’évolution du monde. Les fans seront heureux de retrouver, en français, Vénus aux chiffons (1967) et Mappemonde (1966-1968).

Michelangelo Pistoletto/Photo Antoine Mongodin
Année 1, le Paradis sur Terre, Venere degli Stracci, Michelangelo Pistoletto, 1967
Michelangelo Pistoletto/Photo Antoine Mongodin
Année 1, le Paradis sur Terre, Metrocubo d’infinito, Michelangelo Pistoletto, 1966-2013

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