Marché de l’art – Des experts en veine de coups de cœur

Laurent Grasso, courtesy galerie Chez Valentin. Photo André Morin

ArtsThree a demandé à quatre experts leurs coups de cœur en ce début d’année.

Frédérique Valentin de la Galerie Valentin a choisi Laurent Grasso. Cofondatrice de la galerie parisienne Chez Valentin, Frédérique Valentin ne cache pas son admiration pour le travail de l’un des artistes qu’elle représente. «  Laurent Grasso est en train de se construire un joli parcours. Lauréat du prix Marcel Duchamp en 2008, il se fait peu à peu connaître sur la scène internationale  », relève-t-elle. En effet, le jeune Français né en 1972 à Mulhouse est désormais aussi un résident de la prestigieuse galerie Sean Kellly à New York. Ce vidéaste aime laisser flotter une ambiguïté entre le virtuel et le réel. Inquiétantes ou intriguantes, ses images empruntent au cinéma aussi bien qu’aux expériences scientifiques.

Philippe Perrot courtesy Art : Concept, Paris
L’homme invisible, peinture à l’huile et antiseptique@ sur toile (80 x 100 cm)., Philippe Perrot, 2007

Gilles Fuchs, président de l’Adiaf (Association pour la diffusion à l’international de l’art contemporain français) propose Philippe Perrot. «  Philippe Perrot est un peintre très intéressant qui compte déjà des amateurs hors des frontières de l’Hexagone. Son travail ne rencontre toutefois pas encore de grand retentissement car c’est un artiste très discret, peu prolixe et qui produit à un rythme assez lent  », explique Gilles Fuchs. «  Son travail est d’autant plus intéressant qu’il fait partie des rares artistes français à avoir choisi la peinture  », poursuit-il. Né en 1967 à Paris, Philippe Perrot vit et travaille toujours dans la capitale française. Superposition des formes, des couleurs, des perspectives, ses tableaux sont autant de récits surréalistes.

Président de l’Adiaf, Gilles Fuchs

Colette Barbier, directrice de la Fondation Ricard s’arrête sur Tatiana Trouvé, Isabelle Cornaro et Oscar Tuazon. «  Comment ne pas évoquer le parcours de Tatiana Trouvé alors que ses œuvres seront bientôt l’objet d’une exposition personnelle à la galerie Gagosian  ?  », interroge Colette Barbier, tout en rappelant que l’artiste avait remporté le Prix de la Fondation Ricard en 2001. La plasticienne de 41 ans, née à Cosenza en Italie mais qui vit et travaille en France, s’apprête en effet à exposer ses «  constructions  » de l’espace qui mêlent cordes, cuivre, bronze ou encore étain, de mars à juin, au sein de ce qui est probablement la plus célèbre galerie new-yorkaise. « Il sera intéressant aussi de suivre le travail très conceptuel d’Isabelle Cornaro et les sculptures d’Oscar Tuazon  », ajoute Colette Barbier.

Tatiana Trouvé, collection Centre Pompidou, Paris, diffusion RMN
Polder, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, don de la Société Ricard, 2003, Tatiana Trouvé, 2001

Angélique Aubert, responsable du mécénat artistique à la Société Générale, retient Valérie Jouve, Anne Garde et Marie Maillard. «  C’est difficile de citer un nom plutôt qu’un autre. Puisqu’il faut choisir, retenons trois photographes, trois femmes, trois univers  : Valérie Jouve, dont le travail est déjà reconnu sur la scène internationale, Anne Garde et Marie Maillard  », confie Angélique Aubert. Toutes trois travaillent à Paris. Née en 1964, Valérie Jouve est devenue photographe après des études de sociologie. La photographie lui permet d’ailleurs de continuer à étudier ses semblables qu’elle met en scène dans la ville. Anne Garde mène plusieurs vies. Artiste, elle se concentre sur les sites industriels et les lieux de mémoire  ; en parallèle, elle travaille pour la presse, les maisons de luxe et l’édition. Quant à Marie Maillard, née en 1973, elle s’est fait connaître avec ses vidéos-wallpaper, dont les motifs en mouvement se renouvellent indéfiniment.

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