Au Guggenheim de New York – 200 artistes se jettent dans le vide

Depuis l’inauguration du musée Guggenheim de New York en octobre 1959, l’originalité et l’excentricité du bâtiment a inspiré de nombreuses installations et expositions créées au fil des ans, spécifiquement pour le lieu. A l’occasion de son cinquantenaire, l’institution a convié près de 200 artistes, architectes et designers du monde entier à laisser leur talent et leur imagination prendre possession de l’espace de la célèbre rotonde conçue par Frank Lloyd Wright et autour de laquelle est organisé l’édifice. Parmi eux quatre plasticiens français, Christian Boltanski, Claire Fontaine, Mathieu Mercier et Annette Messager, ont relevé le défi et participent à l’événement. Un seul mot d’ordre fut donné aux intervenants par la direction du musée  : laisser résolument de côté les contraintes inhérentes à tout esprit pratique et à la faisabilité de leur projet.

L’exposition Contemplating the Void (littéralement  : considérer, examiner le vide) présente ainsi une multitude d’idées utopiques, généralement mises en scène grâce au graphisme et à l’animation numérique, débordant d’humour et de poésie. Quelques dominantes thématiques émergent clairement de l’ensemble des œuvres proposées  : le retour à la nature dans son état originel et primitif, l’envie d’escalader le bâtiment, la mise en avant de l’interaction de la lumière et de l’espace, le travail sur des effets diaphanes venant contrebalancer la rigidité et la sévérité apparentes de la structure en béton et, enfin, l’impact du son sur l’environnement. Les participants s’en sont visiblement donnés à cœur joie et l’événement apporte un bel éclairage sur la vitalité créatrice et imaginative de l’art contemporain international.

Anish Kapoor, Grande-Bretagne
Sans titre(détail), trois épreuves numériques (31,8 x 41,6 cm et 39,4 x 31 cm), Anish Kapoor, 2009

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