Christophe Hohler – L’herbe du temps

Il ne réfléchit pas à ce qu’il veut représenter et si Christophe Hohler peint des nus, c’est selon lui « un héritage logique » lié au cours de nu académique qu’il prit jadis. Mais sa recherche se situe ailleurs. Le peintre travaille vite pour explorer le rapport du geste et du temps. Un mystère qu’il a cherché à résoudre sur scène, en peignant pendant que jouait Archie Shepp. L’artiste a mis beaucoup de temps à apprivoiser la couleur. Il a d’abord utilisé du bleu, au prétexte du contraste, avant d’arrêter son choix sur le rouge, qui « induit une vibration, au-delà de l’objet. » Récemment, son désir de s’éloigner de la figure humaine et d’utiliser d’autres matières l’a conduit à construire des frises, des triptyques. En juxtaposant des empreintes de mauvaises herbes et des portraits, le peintre provoque un chassé-croisé entre le geste qui vient de l’observation et la nature qui s’imprime. Le fouillis de la plante évoque le système nerveux ; le spectateur est simultanément dans et à l’extérieur du corps. Baptisé la Nature des hommes, ce travail de composition illustre la mission de l’artiste : suggérer une expression pour amener à une autre réalité.

GALERIE

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Galerie Damien Claudel 83, avenue de Wagram 75017 Paris. Tél. : 01 48 88 95 95 et www.christophe-hohler.com
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