Summer of photography à Bruxelles – Les femmes en première ligne

Rendez-vous estival biennal et international de photographie initié par le Palais des beaux-arts de Bruxelles en partenariat avec 35 lieux et organismes, Summer of Photography articule sa cinquième édition autour de la question du genre et des relations actuelles entre les hommes et les femmes. Bozar présente pas moins de six accrochages parmi lesquels l’exposition-phare de la manifestation  : Woman : The Feminist Avant-Garde of the 1970s. Une programmation qui s’étend à la Fondation A Stiching, au Botanique, à De Markten, chez Contretype ou encore à la Central(e), et ce jusqu’au 31 août.

Clé de voûte de ce parcours 2014 axé sur les femmes et le féminisme, Woman, The Feminist Avant-garde of the 1970s a été conçue à partir de la collection de Verbund AG – principale compagnie d’électricité en Autriche –, dont la conservatrice et directrice, Gabriele Schor, s’est occupée du commissariat de l’exposition. Cela fait en effet dix ans que Verbund AG concentre ses acquisitions sur le thème très précis de l’avant-garde féministe. Les pratiques artistiques de ces artistes des années 1970 sont la photographie et la performance. Pourquoi  ? Parce que leur combat était de se libérer du joug des hommes. La peinture étant dominée par des artistes masculins et une pratique masculine, elles ne pouvaient s’en servir comme médium. De plus, la photo, alors considérée comme un art mineur, peu cher à mettre en œuvre, est une pratique directe, rapide, qui correspond à l’urgence de leurs combats. Elles installent un labo photo dans leur salle de bain, dans leur cuisine. Elles se prennent en photo dans l’espace public, sans préparation, sans assistant, vivement. La photo ici est le plus souvent une trace, une archive d’une performance. Les images n’étaient pas destinées à être exposées dans un lieu d’art, mais bien à être publiées dans la presse. On sait aujourd’hui que ce mouvement d’artistes femmes, qui tentent de trouver une autre place dans une société patriarcale, a eu lieu à différents endroits du monde occidental au même instant. On sait aussi que de nombreuses artistes sont restées presque invisibles et beaucoup de leurs travaux dès lors perdus. (…)Dans le cadre d’un partenariat engagé avec notre consœur belge Muriel de Crayencour, nous vous proposons d’un clic de poursuivre la lecture de cet article sur son site Mu-inthecity.com.

Alexis Hunter, courtesy Richard Saltoun gallery / Sammlung Verbund / SABAM
Approach to Fear : Voyeurism, Alexis Hunter, 1973

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