Art(s) contemporain(s) & Jeunesse – Les idées cool de mai

Extra fantômes

Une fois par mois, ArtsHebdoMédias vous propose une sélection d’idées de visites « art contemporain » à destination des enfants et des ados ou à partager tout simplement en famille. Disséminées un peu partout en France, elles vous feront faire un détour par l’un de nos voisins européens comme sur Internet. En ce joli mois de mai, notre périple débute par la ville natale de Matisse, Le Cateau-Cambrésis. Paris, bien sûr, mais aussi Brest, Arles, Villefranche-sur-Saône, Florence et Helsinki complètent le parcours. Bonne balade !

DU NORD AU SUD…

Vue de l’exposition de Vincent Barré au Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis.
Vue de l’exposition de Vincent Barré au Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis.

L’exemple à suivre du Musée Matisse. Premier signataire de la charte des « bonnes pratiques au musée », initiée en 2014 par l’association Mom’Art afin de promouvoir l’accueil du jeune public et des familles, le Musée Matisse est devenu l’année suivante le premier récipiendaire du Trophée Mom’Art créé dans le même esprit. Installée au Cateau-Cambrésis, où naquit le maître, l’institution organise entre autres, tout au long de l’année les mercredis et samedis, des ateliers à destination des 4-12 ans. Au rythme de deux ou trois séances par thématique, ils offrent aux plus jeunes de s’initier aux pratiques artistiques les plus variées, toujours en lien avec les collections et/ou expositions présentées au musée. Le thème de ce mois de mai est « L’art est un jeu ! » et propose d’aborder les techniques du collage, à plat ou en volume, ainsi que de s’intéresser au potentiel des objets de récupération pour travailler sous forme d’assemblages, de mosaïques et d’inclusions. L’expo du moment met, quant à elle, à l’honneur Vincent Barré. Habitué des lieux – l’une de ses sculptures est présentée depuis 2012 dans la cour d’entrée du musée en regard des Dos d’Henri Matisse et de La grande femme de Giacometti –, l’artiste y déploie quelque 70 pièces en volume et dessins qui interrogent la figure du corps, dans une dialectique nature/culture, intérieur/extérieur, dedans/dehors, plein/vide ou encore ombre/lumière. A découvrir jusqu’au 18 septembre.

Modogliani Lucy Marshall, 2016
Modogliani, Lucy Marshall, 2016.

Une Australienne « dogophile » à Arles ! Créée par Isabelle Wisniak, la Flair galerie a fait de l’univers animal le cœur de sa programmation. Jusqu’au 25 juin, elle accueille ainsi les œuvres dessinées de Lucy Marshall, alias The Dogophile, qui explorent avec force humour et clins d’œil – aux plus jeunes comme aux grands – le quotidien de chiens anthropomorphes. Revêtant tour à tour les habits d’illustres (ou pas !) peintres et sculpteurs, prenant la pose d’Audrey Hepburn sur l’affiche du film Breakfast at Tiffany’s ou détournant des expressions et autres jeux de mots, ces sympathiques personnages reflètent tout autant des comportements humains que la vision du monde transmise à l’artiste par Baci… son cocker britannique ! Lucy Marshall vit à Sydney en Australie. Dogland est sa première exposition personnelle.

…ET D’OUEST EN EST

Tomm Moore
Brendan et le secret de Kells (détail), Tomm Moore, 2009.

La Bretagne à l’heure irlandaise. Nous sommes au IXe siècle. Brendan, 12 ans, vit dans l’abbaye fortifiée de Kells, au nord-ouest de Dublin. Entouré de maîtres enlumineurs venus de toute l’Europe, il y apprend l’art d’écrire et d’illustrer les livres, jusqu’à ce qu’une invasion imminente de Vikings ne l’oblige à fuir et à devenir le gardien exilé du trésor de son abbaye : un livre enluminé… Contée et dessinée par Tomm Moore – cofondateur du studio de film d’animation irlandais Cartoon Saloon – dans le film d’animation Brendan et le secret de Kells (2009), cette aventure sert de décor à deux expositions consacrées conjointement à l’illustrateur, respectivement par l’Ancienne abbaye de Landévennec (29) jusqu’au 2 novembre et par le Château de la Hunaudaye (22) jusqu’au 18 septembre. Deux lieux chargés d’histoire et dans lesquels l’écho des temps anciens et de la culture celtiques résonne particulièrement, l’atelier d’écriture des moines de Landévennec ayant lui-même été mis à sac par les Vikings en 913. Au château, un espace atelier propose à tous les publics de plonger plus avant dans les coulisses du film d’animation et d’expérimenter des procédés pionniers de création d’images animées tels le folioscope ou le thaumatrope.

Eléonore de Bonneval
Vue de l’exposition Anosmie, vivre sans odorat (ici à Espace des Sciences Pierre Gilles de Gennes à Paris en 2015), Eléonore de Bonneval.

A Villefranche-sur-Saône, l’odorat en éveil. Diplômée à la fois de l’Institut supérieur international du parfum, de la cosmétique et de l’aromatique alimentaire (Isipca) de Versailles et du London College of Communication, Eléonore de Bonneval poursuit depuis plusieurs années un travail transdisciplinaire, mue par sa passion pour le documentaire comme pour l’univers des odeurs. C’est dans ce cadre, et pour aider à faire prendre conscience de l’importance des odeurs dans notre vie sociale, qu’elle a conçu l’exposition interactive itinérante Anosmie, vivre sans odorat, actuellement présentée à l’Hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône. « J’ai toujours été passionnée par les parfums et par les odeurs, raconte-t-elle, plus jeune, j’avais l’habitude de faire le tour des parfumeries pour récupérer les miniatures des derniers lancements ! » Evoluant au fil d’une scénographie réalisée avec l’aide de Charles Boulnois, sculpteur et meilleur ouvrier de France, et mis en contact avec une douzaine d’odeurs, le visiteur vit un véritable « voyage » olfactif et mémoriel. « Des représentations visuelles de contextes émotionnels, où les odeurs sont omniprésentes, sont par ailleurs proposées au regard, mais indépendamment des diffuseurs à odeurs, précise Eléonore de Bonneval. Il y a, par exemple, une série de photos prises dans le métro parisien, une image d’une tranche de pain grillé ou bien encore celle d’une mère qui donne le sein à son nouveau-né. Une autre manière de suggérer des souvenirs olfactifs, en faisant appel à la mémoire “autobiographique” et non sémantique. » Une expérience aussi riche et unique qu’intime et émouvante. L’exposition est accessible en entrée libre, tous les jours de 10 h à 18 h, via l’entrée principale de l’hôpital (niveau 0).

L’INCONTOURNABLE PARIS…

Faux fantômes et vrais-semblants à la Gaité Lyrique. Craignez-vous les spectres ? Jusqu’au 31 juillet, la Gaîté Lyrique leur ouvre grand la porte d’une exposition-aventure placée sous le signe de l’étrange. Ateliers d’art digital inédits, jeux complices avec des capteurs de mouvements et illusions d’optique sont au programme, dans l’obscurité la plus complète… Au fil d’un parcours labyrinthique d’installations numériques interactives, vous verrez vos mains devenir les attributs d’une créature fantastique (Augmented Hand Series, par Golan Levin, Chris Sugrue et Kyle McDonald) et votre visage devenir le terrain de jeu d’un fantôme facétieux épris d’abstraction géométrique (Spectres de Malte Martin). Le duo Scenocosme n’hésite pas à vous doter de pouvoirs surnaturels par la grâce desquels vous donnerez vie à une matière visuelle et sonore captivante (Metamorphy). S’inspirant également de légendes et pratiques anciennes liées à la notion de l’au-delà, Extra Fantômes propose un espace dédié à la communication avec les esprits : un plateau géant de Oui Ja*, signé Mathieu Schmitt, y est installé à cet effet ; au mur, un miroir dévoilera quel chat, loup ou chèvre se cache en vous (All the universe is full of the lives of perfect creatures, Karolina Sobecka, photo d’ouverture). Sans oublier ce puits imaginé par Charlotte Charbonnel (Kyklos), dans lequel de l’eau tourbillonne façon œil du cyclone : hypnotisant. Mais seulement si l’on regarde de trop près ! En fin de parcours, le « Bunker » invite à une réflexion sur l’espionnage engendré par les nouvelles technologies et le big data : la salle a été customisée pour l’occasion avec des couvertures en aluminium, pour mieux tromper radars et caméras infra-rouges ou, en d’autres mots, offrir de devenir fantômes pour échapper aux machines. Ne tentez pas pour autant de traverser les murs !
* Dispositif avec lettres et chiffres utilisé lors de séances de spiritisme.

Panorama, Eva Jospin
Panorama (détail), Eva Jospin, 2016.

Dans la forêt interdite d’Eva Jospin. Une drôle de rotonde miroitante occupe depuis quelque temps la Cour carrée du Louvre. Intitulée Panorama, en référence aux installations picturales circulaires nées au XVIIe siècle en Europe, elle est habitée d’une singulière et sombre forêt en carton. L’ensemble est signé de la plasticienne Eva Jospin. Passée la passerelle, le visiteur pénètre dans un petit couloir circulaire, avant d’accéder à une clairière sculptée en une multitude de rameaux de matière recyclable d’une hauteur d’environ six mètres, formant un trompe-l’œil propice à l’imagination. Une immersion à 360° qui convoque les contes de notre enfance et réveille tout ce que l’inconscient collectif a pu nous inculquer de mystérieux, voire d’inquiétant, relatif au mythe de la forêt profonde. La proposition vient faire écho à l’exposition Hubert Robert (1733-1808), Un peintre visionnaire, rendant hommage à l’artiste paysagiste français et accueillie jusqu’au 30 mai dans le hall Napoléon. « C’est une petite folie architecturale en correspondance avec Hubert Robert, avec l’idée de la ruine, de la grotte, avec une forme de romantisme dans le paysage », expliquait Eva Jospin sur le site Culturebox le 23 avril dernier. Lundi 16 mai et mardi 17 mai, de 14 h à 18 h, l’artiste animera un atelier à destination des plus de 8 ans dont les participants apprendront à travailler son matériau de prédilection qu’est le carton (plus d’infos au 01 40 20 52 63). Accessible en entrée libre jusqu’au 28 août, l’œuvre sera ensuite démontée pour entamer une itinérance internationale.

…ET SES ENVIRONS

Julien Fargetton
Comment ne pas faire une omelette, Julien Fargetton, 2014.

Montrouge, terre de rencontres. Organisé chaque année depuis 60 ans dans le but de mettre en exergue la jeune création actuelle, le salon de Montrouge affiche aussi son ambition de mettre l’art contemporain à portée du plus grand nombre. Outre la mise en place tous les dimanches de visites guidées gratuites (à 15 h) et d’ateliers pour les 5-12 ans (à 16 h), un livret d’accompagnement spécialement conçu pour les enfants est mis à disposition à l’accueil : sur le thème du voyage, il est composé de jeux et devinettes offrant une approche ludique de l’exposition. Placée sous une nouvelle direction artistique, co-assurée par Ami Barak et Marie Gautier, celle-ci rassemble pas moins de 140 œuvres d’une soixantaine d’artistes venus de France, de Belgique, du Brésil, de Chine, d’Espagne, d’Italie, d’Inde, d’Iran et du Liban. Comme chaque année, plusieurs prix ont été attribués lors de l’inauguration du salon début mai. Parmi eux, le Prix Kristal, décerné par le Conseil Municipal des enfants de Montrouge, a été remis à Julien Fargetton pour son installation Comment ne pas faire une omelette.

Milène Guermont.
Dors-Dine, a pumpkin is snoring, Milène Guermont.

Si tu ne vas pas au musée… Le musée viendra à toi ! Rendre l’art accessible à l’échelle d’une région, cette fois, telle est la mission du Musée Passager, dispositif saisonnier mis sur pied en 2014 par la région Ile-de-France pour une durée initiale de quatre ans. Après une première étape à Bondy en avril, la structure itinérante s’est installée au 115, avenue Aristide-Briand à Cachan, jusqu’au 22 mai, et terminera son périple 2016 par Boulogne-Billancourt, du 28 mai au 21 juin. Au programme, une exposition gratuite – ouverte tous les jours de 10 h à 20 h 30 – qui réunit les installations, toiles, photos et vidéos de 12 artistes – parmi eux Julien Berthier, Milène Guermont, Fabrice Hyber, Mathieu Lehanneur, Françoise Pétrovitch ou encore Lionel Sabatté –, ainsi qu’un ensemble de performances, concerts, projections, tables-rondes et autres temps de rencontre avec les artistes. Le tout orchestré autour de la thématique suivante : « L’homme-éponge ou l’expérience du sensible ». Entendez par-là la manière dont corps et esprit s’imprègnent, dans tous les sens du terme, de leur environnement immédiat. Pour consulter le programme proposé à Cachan, cliquez !

A L’AIR LIBRE

Fresque de Nathalie Lemel, Guy Denning et Shoof, 2016.
Fresque de Nathalie Lemel, Guy Denning et Shoof, 2016.

Ode murale au féminisme. Un portrait monumental habille l’un des murs extérieurs de la Cafèt’ d’Ahmed, lieu municipal hébergeant l’association Solidarités Amitiés situé au 3, rue Sisley, à Brest. Réalisé à quatre mains par le peintre d’origine britannique Guy Denning et le street artiste tunisien Shoof, il rend hommage à une figure de l’histoire du féminisme : Nathalie Lemel (1827-1921). Un projet qui entre dans le cadre de la politique culturelle active menée par la ville de Brest pour accompagner le programme de mutation urbaine engagé depuis plusieurs décennies et qui voit la création artistique occuper une place centrale dans chacune de ses initiatives publiques, que ce soit dans la réhabilitation de ses équipements ou le développement de nouveaux services. En témoignent, par exemple, la dizaine d’œuvres – signées Didier Faustino, Pierre Di Sciullo, Hughes Germain ou encore Sylvie Ungauer – disposées le long du parcours du tramway, comme les 11 peintures murales monumentales conçues en dialogue étroit avec les habitants et disséminées sur les murs de la rive droite.

Anonyme_Dunkerque
Réfléchir, Anonyme.

Miroir, miroir… A la lisière des dunes de Leffrinckoucke, entre la frontière belge et Dunkerque, une étrange construction réverbère la lumière. Il s’agit en fait d’un ancien bunker dont s’est emparé un plasticien dunkerquois connu sous le pseudo Anonyme. « Ce détournement, initié en mars 2014, 70 ans après la construction des blockhaus par l’armée allemande dans les dunes de Flandre, s’inscrit dans la tradition du Land Art, mais avec une dimension esthétique et politique qui lui est propre, explique l’intéressé sur son site. (…) Le blockhaus se fait oublier, se camoufle. Mais en disparaissant, il révèle. (…) Ces bâtiments abandonnés, dénués de statut, sont à l’image de l’Histoire qui les a créés, écartés de la ville et de la mémoire. Il est urgent de rendre à ces vestiges la visibilité qu’ils ont perdue, à notre époque où l’extrémisme menace. (…) Une époque où l’homme ne s’est jamais autant regardé et perdu dans son propre reflet, au point de s’y enfermer, le miroir ici réfléchit ce qu’il a abandonné : la nature qu’il est en train de détruire. » Pas moins de 350 m2 de béton ont été recouverts de morceaux de miroirs pour donner vie à cette œuvre baptisée Réfléchir, qui « laisse entrer l’imagination dans le béton et démontre la possibilité de sa victoire par celle de la création sur la destruction ».

CHEZ NOS VOISINS

L’enquête migratoire de Liu Xiaodong à Florence. Jusqu’au 19 juin, le Palazzo Strozzi accueille une vaste exposition dédiée à l’artiste chinois Liu Xiaodong. Pas moins de 182 dessins et photos sont présentés aux côtés de dix toiles grand format et d’une vidéo. Cette dernière documente le temps de résidence effectué par l’artiste en Toscane entre l’automne dernier et le printemps et lors duquel il s’est notamment intéressé aux Chinois venus s’installer dans la ville de Prato et qui constituent la plus importante communauté de cette nationalité en Italie. Les thèmes du voyage et de l’immigration sont donc au cœur de la proposition de l’artiste, qui a également entrepris de partir à la rencontre des migrants rassemblés en différents points frontaliers de l’Est de l’Europe : il s’est ainsi rendu sur la péninsule Akyarlar, en Turquie, puis sur l’île de Kos, en Grèce, avant de prendre un train reliant la frontière hongroise à Vienne. Sur ses toiles, se succèdent des visages emplis d’espoir, des sourires, mais aussi des grimaces et de l’inquiétude… « Chaque projet artistique de Liu Xiaodong est le fruit du rapport qu’il noue avec les lieux et les personnes qui les occupent, s’appuyant sur un processus minutieux de documentation via des images peintes, mais aussi des prises de notes, des dessins, des photographies et des vidéos, précise Arturo Galansino, le directeur du Palazzo Strozzi, dans le catalogue de l’exposition. Sa peinture est l’aboutissement d’un ensemble de recherches mues par son observation du réel et la puissance de son vocabulaire pictural réside précisément dans cette interaction entre le vécu et la capacité de l’artiste à “ralentir” notre regard, nous amenant à nous concentrer autrement sur ce qui, à première vue, semble ordinaire. »

Vue de l’exposition BOA au Kiasma Museum Ernesto Neto, 2016
Vue de l’exposition BOA, au Kiasma Museum, Ernesto Neto, 2016.

Ernesto Neto, héraut indigène à Helsinki. Ils ne sont plus que 8 000 à vivre dans différents villages disséminés dans le nord-ouest de la forêt amazonienne. Les Kaxinawá n’en continuent pas moins de se battre pour préserver leurs terres et leur culture, dont les principaux rites ont à voir avec la quête du bonheur et de l’harmonie. A travers son exposition BOA, présentée actuellement au Musée Kiasma d’Helsinki, en Finlande, Ernesto Neto leur rend un véritable hommage. S’inspirant de la forme de la tête d’un boa constricteur, l’artiste brésilien déploie une gigantesque installation immersive conçue en collaboration avec ces indigènes afin de leur donner la parole de manière symbolique autant que concrète. Un ensemble d’autres pièces récentes (réalisées entre 2009 et 2016) complète la proposition, évoquant toutes des notions devenues récurrentes dans sa pratique, telles l’unité de l’homme et de la nature, la sensualité, l’expérience ou encore la production d’énergie positive. Une exposition à expérimenter jusqu’au 4 septembre.

SUR LA TOILE

Site Le Muz (capture d’écran).
Site Le Muz (capture d’écran).

Muses enfantines. Initié par l’auteur et dessinateur Claude Ponti et Aline Hébert-Matray, directrice du cabinet d’ingénierie culturelle « Jardin de culture », le Muz est à la fois un musée virtuel d’œuvres d’enfants et une plateforme de recherche comme de ressources relatives à la créativité des plus jeunes. Elle fédère également différents ateliers de création, en ligne ou in situ, menés avec des artistes dans des écoles, des lieux associatifs ou des institutions publiques. Le Muz a, par ailleurs, créé une artothèque destinée à alimenter d’éventuelles expositions.

Pour les graines d’artiste. Le site de la National Gallery of Art de Washington offre tout un ensemble d’outils numériques destinés à initier les enfants de tous âges à l’histoire de l’art comme à la création artistique. Ils peuvent ainsi s’essayer à la peinture digitale comme à la réalisation de sculptures virtuelles en 3D, aux techniques du collage ou au photomontage. Pas moins de quinze propositions différentes sont à tester.

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