Bertrand Hirth – Le grammairien de la matière

Bertrand Hirth courtesy Amac

Il nous livre la matière dans tous ses états : ses œuvres nous disent le velours satiné mais glacé de l’acier, les rugosités abruptes mais chaleureuses de la brique, et aussi les fugaces incandescences alchimiques d’un métal en fusion. Oiseau de nuit, Bertrand Hirth aime hanter les paysages industriels assoupis de son Alsace natale, en déchiffrer le langage singulier, en décrypter la subtile grammaire, en réveiller peut-être les mystères enfouis ; et ensuite les transcrire sur la toile. Les premiers conjurés à entrer en lice : le compas, la règle et l’équerre. Ils se déploient avec minutie et application, esquissent formes et volumes. Ensuite seulement, et comme subrepticement, entrent en scène les couleurs, sombres et chaudes, apposées au pinceau ou au couteau. Ocres, rouges, bruns et gris sont l’apanage de cet univers abstrait et mystérieux, qui prend source au cœur d’un imaginaire nourri par la passion que l’artiste voue au cinéma expressionniste allemand et à celui de David Lynch. Au fil des ans et de sa quête esthétique, Bertrand Hirth élabore un monde à la rationalité implacable, un monde puissant et profond dont il n’a pas fini de nous livrer les clés et les secrets.

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