French May à Hong Kong – Ça va faire du bruit !

Pascal Broccolichi

Parmi les multiples manifestations au programme du French May 2015, à Hong Kong, une exposition met à l’honneur le son dans le champ des arts plastiques. Pour l’occasion, plusieurs artistes français ont été conviés par Anne-Laure Chamboissier, la commissaire de Beyond the Sound.

La 23e édition du French May se déroule à Hong Kong et à Macao, en Chine, jusqu’au 30 juin. La manifestation, qui met à l’honneur l’art et la culture française, propose cette année encore un programme aussi riche que divers. Plus de 400 artistes sont à l’affiche des musées, galeries, salles de concerts, cinémas, espaces publics… Au programme  : danse, théâtre, art culinaire, musique classique comme jazz, films, etc. Côté art contemporain, à signaler Beyond the Sound, imaginée par Anne-Laure Chamboissier, qui met à l’honneur l’art sonore. Pascal Broccolichi, Joe Chan, Jasper Fung, Pierre-Jean Giloux, Eddie Ladoire, Cécile Le Talec, Cédric Maridet, Edwin Lo et Samson Young travaillent sur la notion de paysage sonore. A travers l’expérience qu’ils se font d’un territoire par la captation de celui-ci, ils en offrent une réalité augmentée et poétique. Pierre Bastien, Pierre-Laurent Cassière, Bertrand Lamarche et Phoebe Hui explorent, quant à eux, la notion de l’objet du son versus le son de l’objet. Ils examinent, à travers leurs installations et leurs sculptures, les propriétés et la matérialité sonores de différents éléments. Les œuvres de Rainier Lericolais, malgré leur silence, parlent de la trace laissée par le son via l’enregistrement. «  Avec ce parcours, le spectateur est confronté à ses habitudes perceptives  », explique la commissaire, avant d’espérer toucher «  de nouveaux espaces cognitifs et sensorielles  ». Spécialiste desliens que tissent les arts visuels avec le son et la musique, elle étudie les allers-retours entre les deux domaines et les œuvres qui naissent à leur intersection. «  Les arts sonores, dans leur diversité et leurs ouvertures aux autres médiums, se nourrissent de ces croisements, frottements, tensions, rencontres et dialogues interdisciplinaires, tandis qu’à l’inverse, les autres pratiques visuelles y trouvent une source d’inspiration porteuse de nouvelles énergies  », écrit-elle.

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