L’art numérique – Nouveaux équipements, nouvelles pratiques

Sixième épisode d’une série d’articles destinés à l’art numérique que vous pouvez retrouver chaque mardi. Notre objectif est de présenter cet art «  nouveau », de le situer dans une continuité historique, d’en analyser le contexte technologique et juridique, d’en découvrir les multiples facettes et d’imaginer ses développements futurs.

L’art numérique a besoin de terminaux pour exister. Longtemps confiné au seul écran des ordinateurs, il dispose aujourd’hui d’une gamme étendue de relais à même de le promouvoir. La capacité de la plupart d’entre eux à recevoir Internet démultiplie encore les occasions d’exhiber des œuvres : dans son salon, dans les transports, dans les magasins, et même dans son sac !

Des équipements toujours plus nombreux et plus perfectionnés

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Le cadre numérique : un nouveau terminal. Arrivé avec le développement de la photographie numérique, le cadre du même nom s’est, dans un premier temps, contenté d’afficher simplement les photos prises par les utilisateurs. Grâce à lui, le cadre n’est plus un objet statique destiné à orner les cheminées. En mode «  diaporama  », les photos chargées défilent révolutionnant ainsi la notion d’album de famille. Rapidement, il s’échappe du cadre domestique et envahit les bureaux et les magasins. Après quelques années sans grandes évolutions, il propose désormais des fonctions techniques avancées telles que la possibilité de diffuser de la vidéo ou de la musique (lecteur vidéo et MP3 avec enceintes intégrées ou tuner TNT avec sorties audio/vidéo), et son aspect a évolué au point de devenir un véritable objet design. Actuellement, l’offre est étendue dans une gamme de prix allant de 30 à plus de 300 euros. Taille de l’écran, capacité de stockage, compatibilité avec les divers formats de carte mémoire, présence d’un port USB (pour relier le cadre à un ordinateur et effectuer des transferts de fichiers) et connexion Bluetooth et Wi-Fi (pour éviter les fils) font la différence. Chaque détail, chaque réglage, a son importance : contraste, luminosité, paramètres du diaporama (temps écoulé entre chaque photo), effets de transition entre les images, rotation, visualisation en portrait et en paysage, écran tactile, zoom numérique, présence d’une télécommande, d’une batterie ou obligation d’être raccordé au secteur. Détourné de sa fonction première, le cadre numérique est prêt à remplacer avantageusement les reproductions papier d’œuvres d’art et mieux encore à afficher des créations numériques.

Le téléviseur : le terminal le plus familier. Dans l’espace domestique, le téléviseur, jusqu’à très récemment, a été exclusivement destiné à la diffusion des programmes télé. Sous l’impulsion des constructeurs, il se diversifie et tend à s’animer en dehors des heures «  télévisuelles  ». Sur bon nombre de téléviseurs récents (Sharp Aquos ou Pioneer PDP Lx 5090H), il suffit de brancher une clé USB contenant des images pour transformer l’écran en un cadre photo numérique grand format. Une tendance renforcée par l’arrivée de modèles qui s’accrochent au mur. Certaines sociétés ont même poussé la logique au point de proposer à leurs clients des encadrements, qui imitent ceux des tableaux, à installer sur l’écran de leur téléviseur (exemples : le Concept Cadre de So-Concept ou la série VisionArt de Fastframe). Sony va encore plus loin en livrant avec les téléviseurs de la gamme Bravia une série d’images enregistrées en mémoire qui peuvent défiler sous forme de diaporama, évitant ainsi l’écran noir. De son côté, le fabricant Loewe n’a pas hésité à faire appel à un artiste numérique de Leipzig, Winfried Wolk, qui a créé des Screen Art Compositions pour la gamme des téléviseurs Art SL. Ses œuvres présentent la particularité d’être en perpétuelle évolution et de se modifier très lentement, ce qui a pour effet de transformer le téléviseur en une «  œuvre d’art dynamique  ». 

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L’offre est encore complétée par les connected TV, téléviseur connectés à Internet et au réseau domestique via une prise Ethernet ou une connexion sans fil. Ces TV sont capables de lire des contenus locaux ou de surfer sur des sites ad hoc. Les derniers modèles de Samsung et de Sony permettent donc d’accéder à des contenus en ligne, comme le site de partage de photos Flickr, et, pourquoi pas, à ceux de galeries d’art. Une étape de plus vers le musée sur mesure.

Par ailleurs, il faut signaler des initiatives peut-être plus conceptuelles mais qui profitent néanmoins des évolutions technologiques du secteur. Elles s’inscrivent désormais dans le paysage télévisuel et ambitionnent de transformer le téléviseur en terminal d’art. Art Channel diffusée par satellite (W2 et Eurobird 3) par opérateur câble ou ADSL et par Internet est, selon ses créateurs, une «  œuvre d’art globale  ». Elle diffuse en continu des vidéos numériques d’artistes du monde entier. Cet ensemble ambitionne de donner une «  nouvelle image de notre temps  » et être une «  TV sculpture  » composée d’un «  flux global d’idées  ». De son côté, Souvenirs From Earth, actuellement diffusée sur les bouquets ADSL de Free, Alice et SRF/neufbox, souhaite transformer le téléviseur en «  vaste musée d’art contemporain  ». Elle ne programme que des vidéos d’art qui font de l’écran une «  peinture futuriste  » et «  transmet la conscience de la diversité immense de la création  ». Scènes de rues, paysages, architecture…, les images sont accompagnées de musique électronique mais sont dépourvues de commentaires.

Le cadre de So-Concept ou un de ceux@ de la série VisionArt de Fastframe@ permettent de traiter la télévision@ comme un tableau., 3So_concept_photo_s_t_e_p_h_a_n_e_-_f_e_l_i_c_i_t_e_._n_e_t.png
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Le 12 avril 2009, Souvenirs From Earth a organisé une première mondiale en diffusant une œuvre de 24 heures : Geopol de Valéry Grancher aux images lentes, avant-gardistes et sans histoire. Le téléviseur devient alors un outil de performance. A noter également qu’après s’être convertis en masse au téléviseur HD (plus de 7 millions de pièces vendus en 2009), les Français vont bientôt pouvoir s’équiper en  technologie 3D. Lors du dernier salon d’électronique grand public, Ifa, à Berlin, Sony a présenté des prototypes de ses téléviseurs en relief, affirmant vouloir «  faire entrer la 3D dans les maisons  » et vient d’annoncer la sortie en juin de ses premières TV 3D. Panasonic et Samsung sont, eux aussi, dans la course. Les professionnels estiment que la télévision en 3D pourrait représenter 10 % du marché français d’ici à la fin 2010. Surfant sur l’immense succès du film de James Cameron, Avatar, Hollywood fonde de nombreux espoir sur cette technologie à l’instar de l’industrie du jeu vidéo. Si Canal+ planche déjà sur l’ouverture d’un canal 3D pour la fin de l’année et Sony envisage de filmer certains matchs de la Coupe du monde de football en 3D, il n’en reste pas moins vrai que pour le moment le grand handicap est le manque de contenu. Une opportunité supplémentaire de débouché pour les créations numériques.

V. Grancher
Geopol, œuvre diffusée en avril 2009@ sur Souvenirs From Earth., Valéry Grancher

L’Outdoor TV : un terminal à vocation marketing et publicitaire. Si l’utilisation de l’écran dans les espaces publics n’est pas une nouveauté, l’usage de ce dernier a beaucoup évolué avec l’arrivée du numérique. De l’affichage d’informations statiques (gares) à la projection de vidéos (musées), en passant par des jeux interactifs (magasins), ce que l’on nomme aujourd’hui l’Outdoor TV est devenue une compagne habituelle des files d’attente à La Poste ou à la banque, dans les bus qui mènent aux aéroports et même chez les concessionnaires automobiles. Exemple : au cours du troisième trimestre 2009, dans le cadre de sa campagne de communication pour ses 90 ans, Citroën a choisi TF1 Outdoor pour animer son réseau d’affichage dynamique Citroën TV. Durant trois mois, chaque point SAV (service après-vente) Citröen équipé d’écrans a diffusé un jeu s’inspirant de l’émission «  Qui veut gagner des millions ?  ». Chaque jour, une question sur l’histoire de Citroën était posée aux clients qui pouvaient y répondre par SMS pour tenter de gagner une voiture. Une fois installés, les réseaux d’Outdoor TV peuvent diffuser toutes sortes de contenus. 

Les ordinateurs : le terminal par excellence. Milieu «  naturel  » de l’art numérique, l’ordinateur fut longtemps le seul terminal à permettre sa divulgation et sa diffusion. Des capacités démultipliées depuis l’arrivée d’Internet. Il est source ou terminal. Ses capacités de stockage peuvent le transformer en serveur à destination d’une télévision, via, par exemple, un décodeur ou une console de jeux, tandis que ses capacités de décodage et d’affichage lui permettent de visualiser tous les types de contenus, protégés ou non. Il permet de visionner du live ou de la VOD à partir de sources internes ou externes (Internet). Il peut être connecté en permanence avec ou sans fil. Les tailles d’écrans actuelles le rapprochent d’un écran TV. On peut dire qu’aujourd’hui, il complète l’offre télévisuelle et permet des pratiques interactives. Quand il est portable, il passe du domicile au bureau, de la terrasse d’un café à une rame de TGV. Les Portable Media Players se raccordent généralement en Wi-Fi. Ils peuvent télécharger des fichiers dans leur mémoire interne, streamer des contenus du Web, enregistrer des contenus tels que la TV et doivent être capables de gérer les DRM (Digital Rights Management terme anglais pour gestion des droits numériques).

Les tablettes numériques et les consoles de jeux : des terminaux outsiders. D’autres terminaux permettent d’accéder à Internet et donc à des contenus divers. Citons les tablettes numériques multimédia à écran tactile comme la Tabbee d’Orange et le fameux Ipad d’Apple, qui est annoncé en France pour la fin du mois. Les deux permettent de se connecter à Internet en wifi et d’accéder à distance à tous les contenus de son ordinateur, quel que soit le fournisseur d’accès. Ils possèdent un lecteur multimédia pour découvrir photos et vidéos, et permettent écouter de la musique. Quant aux consoles de jeux, elles peuvent, elles aussi, se connecter au réseau local ou à des sites Internet spécialisés. Elles permettent alors de jouer en ligne, chercher des informations, télécharger des vidéos et pourquoi pas participer à des performances. Chaque console de ce type est munie d’un stockage local et peut se muer en un Personal Vidéo Recorder (exemple : le Sony PlayTV qui transforme la console PS3 en magnétoscope numérique et permet de recevoir la TNT en HD) ou encore déporter le signal live vers un Portable Media Player.

Orange
Tabbee d’Orange, tablettes tactiles permettant @d’accéder à distance à tous les contenus@ de son ordinateur.

Le téléphone mobile : le terminal le plus pratique.

Le téléphone mobile est le terminal le plus accessible : 91 % des Français en possèdent un et 80 % des appareils en circulation sont compatibles Internet mobile (chiffres donnés par l’Association Française du Multimédia Mobile). L’étude fait par Ipsos Média en 2009 sur l’Internet mobile et commandée par l’AFMM souligne que les Français sont de plus en plus nombreux à se connecter à l’Internet mobile : 31 % des possesseurs de téléphone mobile âgés de 15 à 50 ans sont des mobinautes. Et 46 % d’entre eux, dotés d’un forfait illimité, se connectent quotidiennement. Les mobiles permettent une activité individuelle et en tous lieux. Leur modèle économique est favorable à la consommation de contenus payants et la protection de ces derniers est facilitée par le réseau et la carte SIM. Certains artistes ont déjà compris l’opportunité que représente ce terminal. Deux Allemands, Ivo Wessel, développeur de logiciels et collectionneur d’art, et Gerd Harry Lybke, galeriste, viennent de lancer leur projet commun : « L’art pour le portable ». Il s’agit d’applications disponibles chez Apple proposant des œuvres d’art conçues spécialement pour être visualisées sur un mobile. Il existe toute une série d’e-art-apps (app pour application) téléchargeables dans 80 pays sur les iPhones et iPod Touch. Chaque création (d’un artiste différent) est spécifiquement programmée par Ivo Wessel, en étroite collaboration avec son auteur, avant de rejoindre la plate-forme mondiale. La première œuvre (e-art-apps) proposée au téléchargement, Rota de Carsten Nicolai, l’a été pour la somme d’1,59 euro. En France, Miguel Chevalier a créé Pixel Snow, une œuvre interactive en 3D pour iPhone et iPod, produite par Digitalarti. Une fois téléchargée sur l’App Store, l’œuvre peut être manipulée avec les doigts en temps réel. Elle tourne, rebondit, glisse, s’agrandit… Elle peut évoluer sur neuf fonds d’écran différents tous extraits de créations originales de l’artiste, être sauvegardée dans la galerie photos et pourquoi pas envoyée à un ami.  

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De nouveaux supports pour l’art numérique

A côté des terminaux désormais classiques qui peuvent diffuser de l’art numérique, de nouveaux supports se développent et offrent non seulement des possibilités nouvelles d’exposition mais peuvent également être des moteurs d’inspiration et de création pour les artistes.

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L’écran tactile géant. L’écran tactile géant est l’illustration XXL de la convergence PC/TV. Présenté en démonstration au Panasonic Center près de Tokyo en 2008, et relié à Internet, le Digital Wall de plus de 5,5 mètres de diagonale peut être utilisé simultanément comme téléviseur ou comme écran d’ordinateur (commercialisation évoquée pour cette année). Si cette initiative a des visées commerciales et vient encore renforcer le positionnement stratégique de la marque à savoir « créer une société en réseau total » tout en assurant « une coexistence avec l’environnement », elle n’en reste pas moins une réalisation extraordinaire qui permettra à de nombreux rêves d’auteurs de science-fiction de se concrétiser. Il est possible d’imaginer que ce mur digital permettra l’immersion dans un monde numérique que ce soit celui du jeu ou celui de l’art, ce qui n’est guère envisageable, pour l’heure, avec le Touch Wall de Microsoft présenté par Bill Gates au Microsoft CEO Summit de 2008 (réunion annuelle d’utilisateurs professionnels). Ce système qui consiste en un PC (logiciels Vista et Plex), un écran d’un mètre sur deux, un projecteur, une camera infrarouge et trois lasers infrarouges, devrait permettre assez facilement de rendre tactiles des surfaces de la taille d’un mur mais sa vocation première est plutôt de supprimer clavier et souris pour faciliter les activités professionnelles. Rien n’empêche évidemment d’en détourner les fonctions.

Panasonic
Relié à Internet, le Digital Wall de Panasonic@ (+ de 5.5 m diag.)@ peut être utilisé comme téléviseur @ou écran d’ordinateur.

Mur et papier peint numériques. Changer la couleur et les motifs de son papier peint en un « clic » n’est pas encore une réalité mais certaines innovations s’en rapprochent comme le SmartBricks développé conjointement par la société israélobritannique, Magink, et la japonaise Denpeki. Il s’agit d’éléments de construction, sorte de briques, permettant de créer un mur numérique (à l’intérieur comme à l’extérieur) en mesure de varier ses couleurs, textures et apparences grâce à l’utilisation d’une encre digitale disposée en couches superposées entre de fines plaques de verre, et accompagnée de cristaux liquides. Des murs construits avec un tel matériau pourraient permettre aux habitants de personnaliser «  facilement  » leur habitat et de changer de décor à volonté. Faisant ainsi du SmartBricks un sérieux concurrent pour les taggeurs et autres graffeurs ! Une autre initiative, cette fois de papier peint interactif, a été menée par le designer Dario Buzzini. Le prototype Not so white walls, développé pour le compte d’une des boutiques de la marque de luxe Prada, à Los Angeles, est le résultat d’un procédé utilisant une encre sensible à la chaleur associée à des cristaux liquides et permettant d’afficher des images numériques sur grand format. Ces dernières changent très lentement et sont générées par réflexion de la lumière. Lorsque le système est éteint, le mur reprend sa configuration originelle (sans technologie apparente). L’idée est de développer un système d’affichage sans écran.

Les vêtements à écran souple. Après les textiles qui hydratent, massent ou réchauffent, l’heure des vêtements intelligents (wearable computing) a sonné. En 2006, la société française NJTEC, en collaboration avec le laboratoire de recherche Gemtex, a donné naissance à Uranium, la première collection de vêtements intelligents et communicants. Une trentaine de modèles (jeans, blousons, vestes, tee-shirts et accessoires) allie des écrans couleur souples, des fibres optiques et des textiles. Ces vêtements interactifs permettent d’afficher à même le tissu des textes lumineux, colorés et des images personnalisées téléchargeables depuis un site Internet. Chaque utilisateur peut aussi créer ses propres messages ou utiliser des logos personnalisés. Jusqu’ici, les câbles ou les puces en métal intégrés aux vêtements craignaient le lave-linge. Mais de récentes innovations ont permis d’innerver les fibres des vêtements de conducteurs électroniques en plastique, qui ne se corrodent pas. Des avancées qui vont permettre en tout lieu de visualiser mails, photos et vidéos directement sur nos vêtements. Sources : Le New Scientist (hebdomadaire scientifique), la société NJTEC, l’Ensait (Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles) et Altavis (société de conseil auprès des collectivités territoriales et des entreprises de haute technologie).

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SixthSense, plus fort que tout. Présenté à l’occasion de TEDIndia, conférence sur les nouvelles technologies qui s’est tenue en novembre dernier en Inde, SixthSense a subjugué l’assistance. Pranav Mistry, étudiant chercheur au MIT, s’intéresse « à la façon dont les objets du quotidien et les mouvements d’un individu peuvent interagir avec le monde numérique ». Equipé d’un petit boîtier suspendu autour du cou et contenant un mini-projecteur, d’une camera et de capteurs de mouvements au bout de quatre de ses doigts, Pranav Mistry fait apparaître des informations sur son journal, prend des photos en utilisant ses doigts pour les cadrer, compose un numéro de téléphone grâce à un clavier projeté dans sa paume de main, regarde un film sur une surface lambda… Mieux que toutes les explications, une vidéo existe sur le site de TED. La commercialisation de cette technologie est d’ores et déjà envisagée. Voir le site de TED

exemple de réalisation avec @Lilypad arduino technologie., 23lilypad_sample.jpg

La multiplication des terminaux et des supports s’offre comme autant d’opportunités pour les œuvres d’être diffusées et de trouver des débouchés économiques. Les obstacles techniques ayant été vaincus, ou presque, il est aujourd’hui possible de toucher le public partout où il se trouve, mais encore faut-il pour cela disposer de contenus suffisants et de qualité pour satisfaire le plus grand nombre. La tentation présente est d’utiliser des œuvres numérisées et tombées dans le domaine public. Elles sont faciles à trouver et ne coûtent rien. Par essence, l’art numérique a vocation à supplanter la Joconde dans ce domaine. Pour cela, il faudra résoudre les questions de droit liées aux créations d’artistes vivants et communiquer auprès des utilisateurs pour qu’ils sachent où et comment chercher les œuvres. 

Mardi prochain  : Le droit et les œuvres numériques

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