Agnès Baillon – Miroirs intimes

Agnès Baillon courtesy galerie Grand'Rue

Rassemblés en un chœur tranquille mais improbable, et concentrés sur leur chant silencieux ; ou livrés seuls, et réfugiés à l’abri d’une pause pudique ou de leurs paupières closes, les personnages d’Agnès Baillon amusent, inquiètent, dérangent, mais jamais ne laissent indifférent. Rêveur, timide, perdu dans le vide ou accrocheur, leur étrange regard bleu délavé interpelle, invite au dialogue et déploie délicatement de multiples passerelles entre deux univers peut-être moins éloignés qu’il n’y paraît. De leur corps, d’un blanc laiteux d’albâtre quasi-cristallin, ou tirant sur un gris rosé et vaporeux, émanent une simplicité et une fragilité qui nous renvoient avec subtilité à notre éphémère condition. Parfois, ils se retirent, ferment les yeux, sourire aux lèvres, nous laissant seuls à deviner la cause de cette tranquille plénitude intérieure et nous abandonner au fil de nos propres souvenirs. Agnès Baillon façonne son petit monde de résine et de bronze avec douceur, tendresse, poésie et humour, dévoilant une humanité comme suspendue dans le temps, tout à la fois adulte et enfantine, émouvante et profondément attachante, en attente, qui sait, d’un monde à venir.

Agnès Baillon courtesy galerie Grand'Rue
Grand fragment, Agnès Baillon

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