Galerie du Rat Mort à Ostende – 25 ans de villégiature

Marc Petit_Rat Mort

A Ostende, sur la côte belge, la galerie du Rat Mort célèbre ses 25 ans en invitant une quinzaine d’artistes à s’exprimer autour de la figure du petit rongeur !

A Ostende, il est une galerie honorablement connue dont l’appellation intrigue toujours les voyageurs. La galerie du Rat Mort tient son nom d’un bal masqué éponyme organisé par James Ensor (1860-1949), et quelques uns de ses amis, en faveur des orphelins de la mer. Un nom en guise d’hommage pour un espace d’art installé non loin de l’atelier du peintre. Mais le rat ainsi sollicité voulait plus. N’avait-il pas désormais un port d’attache en mer du Nord ? Une villégiature toute désignée ? C’est ainsi que depuis 1990, la galerie du Rat Mort lui consacre une fois l’an une exposition. Pour les 25 ans de ce rendez-vous, plusieurs artistes français en ont laissé voyager quelques-uns. On reconnaît les facétieux rongeurs sortis tout droit de l’atelier de Marc Petit, le poète et l’amoureux échappés de celui de Marie Morel ainsi que les équilibristes envoyés par Stéphane Merel. Museaux au vent et griffes dehors, croqués ou façonnés, tous ces rongeurs forment une bande à la fois inquiétante et joyeuse. Alors que le vernissage s’est déroulé la veille, c’est Mahé Boissel qui surveille la compagnie. L’artiste, qui pour quelques jours encore (jusqu’au 3 avril) présente 40 de ses dessins à La Neomudéjar, à Madrid, précise en quelques mots sa technique de dessin mêlant mine de plomb et craie grasse. Au mur, trois de ses rongeurs demeurent sur leur faim devant un fromage… écrit en toutes lettres ! Le vent souffle sur la digue et, une nouvelle fois, les rats se félicitent de l’accueil qui leur est fait. L’exposition est à découvrir jusqu’au 24 avril.

Tous les artistes invités : Pierre Amourette, Mahé Boissel, Gérard Cambon, Guillaume Couffignal, Roland Devolder, Bert Gerresheim, Stéphane Merel, Marie Morel, Marc Petit, Jean-Paul Souvraz et SylC.

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