Yerres – La sculpture en liberté

Jean Suzanne

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en afflige, l’art de ces deux dernières décennies est frappé du sceau de l’image et du son. Installations, photos et vidéos, sans lésiner leurs lettres de noblesse, ont peu à peu conquis une place de choix dans les catalogues des galeries et dans le cœur – et l’œil – du public. Entre-temps, quid de la sculpture  ? Cet art immémorial qui accompagne l’humanité depuis l’aube des temps semble s’être évanoui dans les limbes du monde artistique. Et pourtant, la création contemporaine est abondante  ; et pourtant les sculpteurs, s’ils se font souvent invisibles, n’en sont pas moins vivants. Pour preuve, ils sont 73 à avoir répondu à l’appel de Lydia Harambourg, historienne d’art et commissaire de la deuxième édition de la Biennale de sculpture de la ville de Yerres. De Roseline Granet à Quentin Garel, en passant par Nicolas Alquin, trois générations de sculpteurs ont déposé une œuvre à la propriété Caillebotte  ; pour la plupart, ces pièces ont d’ailleurs été spécialement créées en fonction de l’événement. Le choix de Lydia Harambourg s’est fait au gré de ses rencontres avec les œuvres et les artistes. La mise en espace ne privilégie donc aucune signature, aucune inspiration. Le spectateur est invité à se laisser guider par la seule présence des œuvres, libre de ses émotions et de ses découvertes.
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