Michaël Borremans à Bruxelles – Trompeuse douceur

Histoire de l’art, mais aussi littérature, photographie et cinéma sont autant de champs explorés par Michaël Borremans pour mettre en exergue, souvent avec ironie, le caractère illusoire de nos modes de représentation comme l’absurdité de l’existence. Le Palais des beaux-arts de Bruxelles réunit jusqu’au 3 août quelque 50 toiles, 40 dessins et cinq films offrant un large aperçu de la démarche poursuivie par l’artiste belge ces quatorze dernières années. Michaël Borremans : As sweet as it gets est le titre de cette exposition rétrospective inédite qui sera par ailleurs présentée à partir du mois de septembre au Tel Aviv Museum of Art, puis au Dallas Museum of Art – coproducteur de la manifestation – au printemps prochain.

Né en 1963, Michaël Borremans fut d’abord graveur et photographe avant de se lancer dans la pratique de la peinture à 33 ans et d’exposer ses toiles à partir de 37 ans, en 2000. En quatorze années, ce scrutateur des maîtres historiques tels que Velásquez, Goya ou Manet a déployé une œuvre dans laquelle il interroge principalement la figure humaine. Ses compositions travaillées, préparées, pensées, invitent des personnages dans un théâtre étrange, insolite et bouleversant. Il a été exposé en solo dans de nombreux musées internationaux, dont le S.M.A.K. à Gand, en 2005. 

As sweet as it gets (Aussi doux que possible), le titre de l’exposition, suggère que le présent dans lequel nous baignons tous est peut-être un peu plus acide que prévu. C’est la fascination qui prévaut dans l’esprit et le coeur du spectateur dès l’entrée dans l’exposition. Une première toile haute de six mètres l’accueille. The Avoider, sous sa facture classique, une technique maîtrisée, les beiges et roses d’une peau qui dessinent un corps bien construit, donne à voir une étrange figure : vêtements contemporains, visage actuel, bâton de pèlerin, l’homme semble s’être arrêté dans un no man’s land entre ici et ailleurs, entre aujourd’hui et le passé. (…)Dans le cadre d’un partenariat engagé avec notre consœur belge Muriel de Crayencour, nous vous proposons d’un clic de poursuivre la lecture de cet article sur Mu-inthecity.com.

Michaël Borremans, photo Ron Amstutz courtesy Xeno X gallery et David Zwirner
The Avoider, huile sur toile, Michaël Borremans, 2006

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