Hans Bouman – Figures tutélaires du « monde sage »

Hans Bouman, courtesy Galerie Area

Depuis ses débuts dans les années 80, Hans Bouman explore un thème qui n’a presque pas changé : la figure humaine et plus précisément le visage. Les toiles les plus récentes de l’artiste «  prennent corps  ». Le champ est habité par des colosses méditatifs, tour à tour bienveillants ou inquiétants. Sur les corps massifs et torturés, les visages semblent autant de fleurs rares. Proches des rivages de l’abstraction, ces portraits sont comme le fruit d’un rêve éveillé, fugitives apparitions singulièrement incomplètes. Le travail de la matière, dans l’épaisseur – l’artiste mêle aux pigments du papier froissé –, et celui de la couleur accentuent encore la présence sculpturale de ces silhouettes. Pour présenter la trentaine de toiles de Hans Bouman, la galerie Area propose un accrochage «  déambulatoire  »  : certains tableaux ornent les cimaises tandis que d’autres, suspendus au plafond, créent un labyrinthe de découverte. Le spectateur, où qu’il se tourne, ne peut échapper au face à face, moment dense où la verticalité s’impose, où le silence se fait. C’est dans la rencontre que la vie prend alors toute son ampleur. Hans Bouman a beaucoup voyagé en Afrique, il s’y est même installé quelque temps pour y travailler. Ses dernières toiles font écho aux figures tutélaires «  du monde sage  » comme l’artiste le nomme  ; ses silhouettes emblématiques sont le symbole de la mythologie de l’humanité qui s’incarne ici dans toute sa plénitude et sa force.
Hans Bouman, courtesy Galerie Area
Le bourreau expressionniste, (162 x 97 cm),, Hans Bouman, 2009

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