Vincent Ganivet | Atlas & Axis

En anatomie, l’atlas et l’axis sont les deux premières vertèbres cervicales de l’homme. Le premier supporte la tête et le second lui permet de pivoter. Le nom d’atlas provient de l’analogie avec Atlas, le titan condamné, dans la mythologie grecque, à porter éternellement le monde sur son épaule. C’est précisément pour ne pas avoir à porter éternellement des parpaings ou des matériaux lourds que Vincent Ganivet s’est imaginé un jour employer du polystyrène pour ses sculptures. Vincent Ganivet ne cède pour autant à aucun compromis, ni avec sa pensée de constructeur, ni avec sa logique d’emploi de matériau de construction produit industriellement. Par suite, le polystyrène souligne la dimension ludique des principes que l’artiste échafaude dans ses œuvres : il emploie souvent les termes de jeu – de construction, d’apesanteur etc. – et aime faire remarquer que ses arches en parpaings révèlent en profil leur subtile dentelle de creux et de pleins. Avec le polystyrène, Vincent Ganivet atteint une sorte d’harmonie de fond et de forme, où la légèreté du dessin croise l’éther du matériau. Visuel : Catène de Containers (ici au Havre), Vincent Ganivet, 2017.