Tissage, Tressage… quand la sculpture défile à Paris !

La deuxième partie du XXe siècle a été le théâtre de l’émancipation de l’art textile qui entraina la remise en cause de ses codes traditionnels. En devenant sculpture, le tissage et le tressage tendent à exprimer une autre vérité à la fois singulière et universelle, tout en s’entremêlant à de grands courants de pensée comme le structuralisme ou le féminisme. Les artistes contemporains bousculent nos repères par le détournement du motif, de l’échelle ou du matériau. Ils s’affranchissent des deux vocations premières, utile et décorative, attribués au textile et retrouvent l’essence symbolique du fil, du noeud, du lien. Cette exposition réunit une vingtaine d’artistes, talents émergents ou reconnus, tels que Caroline Achaintre, Pierre Daquin, Sonia Delaunay, Sheila Hicks, Chiharu Shiota, Meschac Gaba, Annette Messager, Amélie Giacomini & Laura Sellies, ou encore Laure Prouvost qui représente la France lors de la prochaine Biennale de Venise. Parmi les artistes présentés, c’est à Marinette Cueco qu’a été confié une partie de l’espace d’exposition. Telle une araignée, elle entrelace, capture et met en pelote. Mêlant rigueur scientifique et patience de cueilleuse, elle travaille la vulgaire « herbaille » qui se métamorphose sous ses mains expertes en une oeuvre gracieuse et puissante dégageant une poésie communicative. Visuel :  Détail d’une pièce signée Marinette Cueco.