Sozyone Gonzalez | Cabarets bordels

« Quand j’avais 9 ans, je pensais à la mort de manière constante, j’attendais le moment de la catastrophe, de l’accident, la bombe nucléaire qui raserait toute la ville, j’imaginais une rivière de lave, je me voyais courir entre les débris de la rue Royale et les corps mutilés de mes potes de classe. J’avais vu un documentaire sur Hiroshima, et je me disais qu’ils avaient dû voir la fin du monde, la fin de l’humanité, la fin de l’univers… Mais eux ne l’ont pas vu venir, comme à Pompei, et comme aujourd’hui au Népal. Je peins ces quelques instants avant la fin, la dernière seconde, ce moment précis où l‘homme, l’humain, est en ordre avec le Cosmos. » Sozyone Gonzalez (2015). Visuel : FlyGod, Sozyone Gonzalez.