Sarah Venturi | Les ombres volantes

« L'image de Léda et du cygne cachant Jupiter reste terrestre. L'Olympe de Sarah Venturi serait plutôt céleste. Elle enfante de ses unions avec des oiseaux, des créatures hybrides, des corps ailés qui doivent autant à la lumière qu'à l'opacité de la nuit. La forme l'a définitivement emporté sur la couleur pour définir des silhouettes aériennes qui d'indéfinies deviennent vraisemblables. L'artiste offre ainsi un prolongement à l'existence d'espèces d'oiseaux en voie de disparition en les croisant avec son imagination et ses fantasmes. Une multitude de combinaisons prend l'espace et l'anime tandis qu'en lévitation leurs congénères s'approchent des murs et y posent déjà leur ombre. » Bernard Plasse, galeriste. Visuel : Les ombres volantes (série), Sarah Venturi, 2017.