Saison « Discorde, fille de la nuit »

Les conflits font les siècles : la plus grande boucherie ouvrait le XXe, les tours du World Trade Center abattues le XXIe. Les conflits s’incarnent dans notre chair et dans l’art depuis toujours. Ils s’appelaient Bosch, Goya, Picasso. Ce sont maintenant Jean-Jacques Lebel, Kader Attia, Neïl Beloufa, Marianne Mispelaëre ou encore Massinissa Selmani… Ils évoquent la guerre, les conflits, les révoltes, au sein de la nouvelle saison d’expositions du Palais de Tokyo, Discorde, fille de la nuit. Le projet L’Ennemi de mon ennemi, conçu par Neïl Beloufa, est un dispositif scénographique représentant de façon chaotique et parcellaire la manière dont s’écrit l’Histoire et se légitiment les pouvoirs aujourd’hui. Kader Attia et Jean-Jacques Lebel présentent conjointement L’Un et l’Autre, qu’ils définissent comme est « un laboratoire de recherche plutôt qu’une exposition ». « Il est né de l’échange de nos regards, d’une alliance doublée d’une profonde amitié entre nous, précisent-ils. Nous y présentons certains de nos travaux liés aux enjeux majeurs de notre civilisation. » Egalement invité des lieux, l’artiste britannique George Henry Longly pose un regard contemporain sur un ensemble d’armures japonaises anciennes qui dialoguent avec une installation mêlant sculpture, vidéo et son. Massinissa Selmani, Prix SAM pour l'art contemporain 2016, présente Ce qui coule n’a pas de fin, travail à travers lequel il poursuit son expérimentation autour du dessin mêlant approche documentaire et constructions fictionnelles, tandis que Marianne Mispalaëre, lauréate du Grand Prix du 62e Salon de Montrouge s’intéresse aux monuments fantômes qui peuplent, par leur absence, le paysage. Visuel : © Palais de Tokyo.