Nicolas Baghir | Variations 2.18

Cette nouvelle série toujours plus onirique s'inscrit dans la continuité de l'œuvre de Nicolas Baghir. Depuis des années, il explore les possibilités du film 35 mm, jouant avec des filtres conçus par ses soins, recherchant des conditions d’exposition et de lumière très particulières. Ses photographies s’inscrivent dans la tradition pictorialiste inaugurée à la fin du XIXe siècle. Explorant les genres traditionnels tels que le portrait ou le paysage, les pictorialistes s’attachèrent à mettre en avant la vision du sujet et à transformer le réel à l’aide de procédés variés tels que le flou ou des effets de clair-obscur, ou encore de techniques sophistiquées de tirages. Les fondateurs de ce mouvement, comme Robert Demachy (1859-1936) en France, Alvin Coburn (1882-1966) ou Edward Steichen (1879-1973) aux Etats-Unis avaient pour ambition de rompre avec une vision industrielle de la photographie pour privilégier la sensibilité artistique des photographes. Mais c’est Albert Steiglitz (1864-1946) qui s’imposa réellement comme le chef de file de ce mouvement, imposant la photographie à travers sa revue « Camera Works » et organisant les premières expositions muséales à New York. Dans ses photographies noir et blanc, Nicolas Baghir crée des atmosphères brumeuses, joue sur le grain de l’image, les nuances de gris, brouille la lecture et entraîne le regard à pénétrer dans des visions oniriques. Pour certaines de ses Variations 2.18, il abandonne le noir et blanc pour la couleur et se rapproche de l’impressionnisme