Dominique Figarella | Pardon My French

Dominique Figarella présente ici des tableaux réalisés lors de ces deux dernières années. Ces œuvres constituent pour lui une synthèse de son travail. La trace, la couleur et le texte sont des éléments fondateurs de ce nouvel ensemble. Dominique Figarella travaille sur de l’alucore, un métal suffisamment résistant pour pouvoir être posé sur le sol de son atelier, et devenir ensuite un espace sur lequel il va vivre. Lorsqu’il travaille, la musique est toujours présente. Lui même est musicien et joue dans un groupe qui a pour nom Splitt. Chaque tableau est peint avec tout son corps. Son travail va consister, ensuite, à effacer les empreintes laissées par celui-ci. Il viendra recouvrir chaque trace avec une grande précision. « J’ai un usage particulier de ces traces, explique l’artiste. Je ne les montre pas, je ne les préserve pas, je les utilise. Et en les utilisant, je les détruis. Si on passe dans les traces de quelqu’un qui a marché dans la neige, on détruit ces traces mais elles nous servent éventuellement à ne pas nous perdre. Même lorsqu’il n’y a pas de traces physiques, ce peut être des traces mnésiques, des images, des textes, d’autres œuvres. » Visuel : I’m kurious orange, Dominique Figarella, 2017.