Constellations | Exposition collective

Quatre artistes sont réunis autour du thème des Constellations : les Français Bernard Abtey et Isabelle Bonzom, les Italiens Giovanni Cerri et Antonio Mignozzi. Par leur fluidité et leur élégance, les sculptures élancées du sculpteur Bernard Abtey, aussi épurées que les figures de Giacometti, paraissent aspirées vers le ciel. Mais elles vibrent d’une sensualité solaire. D’autres silhouettes, plus énigmatiques, pièces récentes en bois précieux, évoquent des personnages perdus en méditation, en pèlerinage. Et dans une veine futuriste, ses évocations ludiques du cosmos, esquisses architecturales d’une existence au sein d’un infini déjà conquis, composent des habitats imaginaires et des postes d’observation de l’immensité céleste. En contrepoint, les peintures d’Isabelle Bonzom, ancrées sur le sol, inspirées par la splendeur des arbres, foisonnent de feuillageséclaboussés de lumière, travaillés par une superposition de taches de peintures et d’éclats colorés, donnant naissance à des compositions quasi-abstraites. Sous les branchages, on discerne de frêles personnages qui semblent minuscules au regard de la vitalité de la nature. Et c’est l’immensité qui prévaut quand elle représente un village blotti au faîte d’une colline, enfoui dans la verdure crépusculaire, comme possédé par la nuit étoilée. Antonio Mignozzi, originaire du lac de Come, poursuit son parcours singulier qui inscrit son œuvre dans la continuité des anciens maîtres italiens: peinture à l’huile appliquée principalement sur bois, travaillée avec des grains de sable du Sahara. Pour cette exposition, il a scruté l’obscurité de la voûte céleste comme s’il était armé d’un télescope et exploré les constellations, se livrant à un jeu de représentation des signes astrologiques, invitant chacun à se reconnaître ou à s’interroger sur la nature de leurs symboles, abstraits ou figuratifs, et à penser aux rêves et aux espérances qu’ils évoquent. L’immensité étoilée est la palette choisie par le peintre milanais Giovanni Cerri, en hommage à Giotto, auteur de la célèbre fresque de la chapelle des Scrovegni à Padoue, où resplendit une voute céleste au bleu profond étoilé d’or. En une fantaisie libre, abstraite et sans perspective, il propose une représentation contemporaine d’un ciel intense, bleu ou vert tendre, animé d’étoiles, où se mêlent la terre et le ciel, les rayons du soleil et les feuilles dorées de l’automne, qui irradient de lumières aussi puissantes que les constellations. Visuel : Sculpture signée Bernard Abtey.