Anita Molinero

Qui n’a jamais pensé (ou entendu dire), devant son journal, sa télévision ou son fil d’actualités, que décidément, la violence est en constante recrudescence ? Conflits armés, actes de terrorisme, faits divers… Le flot continu d’informations en tout genre illustrant la propension de l’être humain à malmener ses congénères semble démontrer chaque jour que les choses vont de mal en pis. Mais ce sentiment n’est-il pas biaisé par le filtre grossissant des médias ?  L’époque moderne est-elle la plus meurtrière ? La violence réelle et la violence ressentie sont-elles superposables ? Comme le rire, certaines formes de violence sont-elles le propre de l’Homme ? S’agit-il d’un instinct enfoui au tréfonds de son cerveau ? Autant de questions abordées dans le cadre d’une enquête aux multiples entrées - de l’histoire aux sciences humaines – sur les mécanismes de la violence présentée par l’espace Science actualités de la Cité des sciences et de l’industrie. Pour l’occasion, l’artiste Anita Molinero a été invitée à imaginer une installation sur ce thème. Elle a choisi de confronter l'univers des accessoires de jeux d'enfants (toboggans et balançoires) à celui de l'automobile, représenté par des pots d'échappement aux orifices noircis par la fumée. Leur point commun ? Le pétrole et sa polyvalence, son omniprésence dans le quotidien, une sorte de démon moderne, capable d'engendrer des guerres économiques et des conflits planétaires, source d'un progrès qui a lentement contaminé tous les compartiments du monde. Visuel : © Espace Science Actualités.